Les cahiers de psychologie politique

Dossier : La commémoration du coup d'Etat du 11 septembre 1973

Présentation : autour de la commémoration du coup d’État du 11 septembre 1973

Texte intégral

Quarante ans après le coup d'État et la mort tragique du président Salvador Allende dans le palais présidentiel bombardé par l'armée, vingt-trois ans après le retour à la démocratie, le Chili vient de commémorer cette période funeste de son histoire. Le 11 septembre 1973, les militaires renversaient le gouvernement légitime, plongeant le pays dans une dictature sanglante et despotique.

Le Chili a encore du mal à cicatriser les blessures provoquées par la dictature. Ainsi, la demande des nombreuses familles de savoir ce qui est advenu des détenus et des disparus reste présente. Jusqu'à la fin de la dictature, en 1990, près de 3.200 personnes ont été tuées ou ont disparu et plus 38.000 ont été torturées, selon les chiffres officiels. Le nombre d’exilés fut énorme. Et si quarante ans sont passés, beaucoup de choses commencent à peine à affleurer.

Le constat est accablant et dramatique : Le général Pinochet est mort dans son lit, en décembre 2006, sans avoir été jugé. L’armée reste silencieuse et réservée. Bien que le sinistre Manuel Contreras, l'ancien chef de la police secrète (la Dina) purge un total de 200 années de prison.

Aujourd’hui, un nouveau cycle commence. Michèle Bachelet est réélue, pour un second mandat, présidente du Chili. L’attente est grande et la situation du pays réclame une action courageuse et ferme.

Le bref dossier que nous avons consacré au Chili essaye de rendre compte de quelques enjeux.

Le Comité de rédaction

Pour citer ce document

, «Présentation : autour de la commémoration du coup d’État du 11 septembre 1973», Les cahiers psychologie politique [En ligne], numéro 24, Janvier 2014. URL : http://lodel.irevues.inist.fr/cahierspsychologiepolitique/index.php?id=2663