Les cahiers de psychologie politique

numéro 32

Alexandre Dorna

Editorial

Texte intégral

L’année 2017 nous a réservé des surprises et interrogations.

Si nous avons zappé l’édito du n° 31, la raison en est nos troubles de santé. Par conséquent, Il fallait y remédier et envisager de passer la main. Ainsi nous nous sommes mis d’accord pour le faire en douceur et nous proposons au comité de rédaction de partager la charge du travail de direction et de créer un triumvirat avec nos amis Alain Deniau et Pierre-Antoine Pontoizeau. La ligne éditoriale reste inchangée. Notre accord avec L’INIST-CNRS aussi.

Sans aucune autosatisfaction, le nombre de visiteurs de notre revue a augmenté sensiblement : la moyenne par mois est de plus de 35.000. Ce chiffre impressionnant est toujours confirmé cette année.

Dans cette année électorale, l’essentiel de la classe politique manifestait sa volonté de se défaire du clivage droite-gauche, lors de la dernière élection présidentielle. Or ce clivage reste toujours d’actualité. La révolution de M. Macron, avec son virage du centre a la droite, le confirme. Le populisme s’accentue et se décante.

C’est dans la durée que les évènements de cette année vont nous affecter

Investiture du 45e président américain Donald Trump. Doutes sur son avenir.

Éclipse solaire totale aux États-Unis : le 21 août 2017

Macron fut élu comme prévu par la météo et la bourse.

Black Friday passionne les acheteurs : Une opération de ventes inspirée des USA.

Le dégagisme à droite et à gauche fut énorme : Une recomposition du paysage parlementaire se prépare. Les figures classiques ont été déboulonnées. Reviendront-elles ? Or personne ne meurt en politique, dit-on.

Annus horribilis pour le PS : la chute libre de l’après-Hollande se confirme.

Véritable Requiem : Johnny Hallyday le chanteur mort est jugé « héros national » par le nouveau président après avoir déposé délicatement un crayon sur le cercueil de Jean D’Ormesson qui disait ironiquement : “Les honneurs, je les méprise, mais je ne déteste pas forcément ce que je méprise. ” Il y a eu aussi un plein écran des TV et une masse compacte dans les rues de la capitale. Plus de 7 millions de téléspectateurs. Certains journalistes people comparent ses manifestations avec celle de l’enterrement de V. Hugo.

Année formidable pour les optimistes, la com et les affaires. Donc.

Enfin, parlons de la revue. Nous aimerions l’enrichir de toutes les contributions mettant en évidence l’actualité et l’intérêt des grands auteurs auxquels nous devons de pratiquer la psychologie politique. Sans exhaustivité, voilà une première liste : Protagoras, Platon, Aristote, Cicéron, St Augustin, Ibn Khaldun, Machiavel, La Boétie, Erasme, Taine, Tarde, Le Bon, Moscovici, Elias, Elster, Luhmann, Tchakhotine, Reich, Deutsch, Arendt, Lasswell, Lasch, Lippmann, Chomsky-Herman, Freud, Jung, Lacan et d’autres encore. Ce nouvel angle apporterait à la revue et à ses lecteurs. A vos plumes.

A l’année prochaine.

Pour citer ce document

Alexandre Dorna, «Editorial», Les cahiers psychologie politique [En ligne], numéro 32, Janvier 2018. URL : http://lodel.irevues.inist.fr/cahierspsychologiepolitique/index.php?id=3625