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Assessing Deviance, Crime and Prevention in Europe
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Crimprev info n°4 - Taux de criminalité en Europe, contexte macro-social et politiques sociales : un rapport préliminaire

Hugues Lagrange

Texte intégral

Un des aspects de la réflexion portant sur la prévention du crime et sur les politiques publiques réside dans l’évaluation du niveau de connaissances s’agissant des « dimensions sociales des politiques publiques et de leur impact sur le crime ». La prévention s’inscrit dans diverses traditions et dans des contextes socio-légaux et socio-économiques. Par conséquent, une évaluation préliminaire de la dynamique du crime et des situations socio-économiques en Europe s’avère nécessaire. Afin de dépeindre cette situation, tout en considérant les États comme des unités, nous nous pencherons d’abord sur la dynamique du crime au cours des dernières décennies. Ensuite, nous procéderons à une étude comparée des pays en termes de niveau de criminalité et de situations socio-économiques. Il aurait été préférable de comparer la dynamique du crime et les évolutions socio-économiques mais cela s’est avéré difficile en raison du manque de données comparatives. De même, le niveau étatique n’est pas nécessairement l’unité la plus adéquate. Nous tenterons d’y remédier dans une prochaine étude comparative réalisée avec des unités infranationales, du moins pour les pays les plus grands.

Sources

I –Taux de criminalité

Les données sur le crime collectées par le groupe du European Sourcebook Project, initialement mis en place par le Conseil de l’Europe, constituent un point de départ d’un intérêt notable. Trois éditions du Sourcebook ont été publiées : une édition préliminaire couvrant la période 1990-1995, une deuxième pour les années 1995-2000 et une troisième pour la période 2000-2003. Les proportions d’infractions, d’auteurs d’infractions et de la population carcérale sont disponibles pour des études comparatives1. En parallèle, nous avons utilisé the Home Office International Statistics (statistiques internationales du ministère de l’Intérieur de Grande-Bretagne) (Barclay et al., 2001). Nous pourrions ajouter à cela les enquêtes européennes sur la victimisation (ICVS, cf. Van Dijk et al., 1985-2000)

  • 1  Un objectif du WP6 pourrait être de produire des(...)

En ce qui concerne la prévention, nous devons évaluer le niveau des différentes catégories de crimes, la proportion d’auteurs d’infractions parmi les populations jeune et adulte et le taux de personnes en détention. Nous prendrons en compte le nombre d’infractions pour 100 000 habitants et le nombre d’auteurs d’infractions pour 100 000 habitants en fonction des catégories d’infractions.

    II – Situation socio-économique des pays européens

    Différentes sources, telles que les données Eurostat sur la cohésion sociale2, l’OCDE, l’OIT, le Luxembourg Income Study (LIS) - fournissent des données standardisées du contexte socio-économique : données sur le revenu per capita, pourcentage de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté, inégalités, chômage, mais aussi des indicateurs sociaux sur le pourcentage de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté avant et après les transferts sociaux, sur le décrochage scolaire, sur les familles au chômage et les enfants à charge.

    • 2  Disponible uniquement pour la période 1995-2006.(...)

    Dynamique du crime dans sa globalité et niveau de criminalité des pays européens

      En Europe, les taux d’infractions enregistrés par la police (pour 100 000 habitants) a augmenté au cours des cinquante dernières années. À partir de 1960, les taux d’infractions croissent au même rythme en Grande-Bretagne, Allemagne, France, Suède, Finlande et Danemark jusqu’au milieu des années 1980. Les Pays-Bas prennent un retard de deux ou trois ans. En Italie, Espagne, Grèce et Portugal les taux de criminalité ont stagné jusqu’au milieu des années 1970, et, dans ces pays, le taux de croissance est resté inférieur au niveau atteint par les pays d’Europe occidentale et d’Europe du Nord. Le taux de criminalité du troisième groupe de nations (la Pologne, la Hongrie et d’autres pays de l’Est) n’augmente pas jusque dans les années 1990, et, si l’augmentation est alors très brutale, les taux d’infractions de ces pays restent largement inférieurs à ceux des premières nations mentionnées.

        Image1

          Source : calculs de l’auteur effectués à partir de Barclay & al., ministère de l’Intérieur de Grande-Bretagne, 2001.

            Il est évident que la croissance du crime dans chaque pays est liée au développement d’une économie de marché et au degré d’intégration de ces pays dans l’économie mondiale3. L’Espagne sous Franco, le Portugal sous Salazar, la Grèce sous les « Colonels » ne sont pas complètement intégrés dans l’économie mondiale moderne ; l’Italie, un pays démocratique ouvert depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, est une nation fragmentée où le sud accuse un retard par rapport au nord industrialisé : tous ces pays ont un taux de criminalité plus bas que les pays du nord. Dans les pays de l’Est, le taux de criminalité est resté à un  niveau bas jusqu’en 1990 ; les années 1990, période de revirement rapide vers une économie de marché et de relâchement par rapport à l’ancien contrôle social du régime communiste (les Komsomols, les Unions, etc.), ont connu une forte hausse du taux de criminalité. Dans chaque nation, l’augmentation du taux global est étroitement liée à celle du nombre d’atteintes aux biens (vols de véhicules motorisés, cambriolages, vols simples et autres types de vols). À première vue, les courbes du crime correspondant aux différentes nations européennes reflètent leur rythme d’entrée dans l’économie de marché moderne.

            • 3  Dont la part d’export plus import dans le PIB es(...)

            Nous allons à présent comparer les pays en coupe instantanée, en prenant en compte les niveaux moyens des deux dernières décennies et  en délimitant les périodes, lorsque cela est approprié, en fonction des « vagues » de l’European Sourcebook.

              Le taux de criminalité reflète en grande partie l’importance des atteintes aux biens. Si nous voulons interpréter les différences entre les pays en termes de criminalité, nous devons alors faire la distinction de façon au moins grossière, entre atteintes aux biens et crimes avec violence. Ceci soulève des problèmes dans le cas d’infractions comme le vol avec violence pour lequel le mobile est de dérober un bien mais où le modus operandi dépend de l’accessibilité à des moyens violents, des armes.

                Examinons une infraction emblématique du crime avec violence : le taux moyen d’homicides perpétrés durant la période 1990-2003. Il y a un clivage net entre les nations européennes : les pays de l’Est (Albanie, Estonie, Lettonie, Lituanie, Ukraine, Russie), ont tous des taux d’homicides supérieurs à 8 pour 100 000, les taux les plus élevés d’Europe. À l’inverse, les taux d’homicides des pays d’Europe du nord-ouest sont les plus bas : entre 1 et 2 pour 100 000.

                  Du fait de la largeur de la définition de la catégorie « agressions », qui semblent être enregistrée de façon très variable selon les définitions et les priorités politiques nationales, il est difficile de la considérer comme un bon indicateur de la délinquance violente. De surcroît, les données sur les agressions présentées dans l’European Sourcebook présentent des incohérences.

                    Le taux de vol semble être une donnée plus fiable : sa distribution est corrélée, modestement, avec celle du taux d’homicides. Bien que l’homicide soit négativement corrélé avec toutes les catégories d’atteintes aux biens, l’association entre vol et atteintes aux biens est d’intensité modérée mais directe, ce qui met en évidence la double dimension des «  vols avec violence ».

                      Pendant la même période 1990-2003, les vols de véhicules motorisés, infraction caractéristique de l’atteinte aux biens, ont une fréquence  bien plus élevée au Danemark, en Norvège, en Finlande, en Suède, en Grande-Bretagne, en Irlande et en Belgique mais aussi dans les pays d’Europe du sud-ouest (France, Italie, Espagne) que dans les autres pays européens. Ceci s’applique également en grande partie au cambriolage de résidences.

                        Les vols de véhicules motorisés, le cambriolage et les autres types d’atteintes aux biens sont en corrélation négative avec l’homicide en Europe pour les deux dernières décennies.

                          À la fin du vingtième siècle en Europe, on distingue nettement deux structures de criminalité. D’une part, la structure du crime des pays les plus riches de l’ouest et du nord se définit par un taux d’homicides bas, mais souvent aussi par un taux de vols assez élevé et un taux d’atteintes aux biens sans violence élevé. D’autre part, la structure du crime des pays de l’Est se caractérise par des taux d’homicides élevés, un taux de vols de véhicules motorisés bas et un taux de cambriolages moyen.

                            Les indices de criminalité des pays d’Europe du sud sont parmi les plus bas. Cependant, en ce qui concerne le crime, un processus de convergence s’opère, comme dans la plupart des domaines socio-économiques, et les limites que nous avons établies entre les trois groupes de pays sont bien plus floues en 2007 qu’elles ne l’étaient au début des années 1990.

                              Le contexte social : richesses, inégalités et crime

                              La réduction de la pauvreté, du chômage, de l’échec scolaire et l’amoindrissement des conséquences des ruptures familiales pourraient avoir un impact sur la propension à des activités criminelles et encourager la cohésion sociale. De manière implicite, cela repose sur l’hypothèse que les inégalités, le chômage et le crime sont en corrélation. Toutes les connaissances disponibles indiquent toutefois que cette relation n’est, ni simple, ni directe. Par exemple, dans des analyses diachroniques, les économistes et les sociologues débattent du lien complexe entre les revenus, les prix, les taux de chômage et les taux de criminalité (voir les analyses de séries chronologiques réalisées par Field, 1990 ; Hale, 1998 ; Deadman, Pyle, 1994 ; Lagrange 2001). Les tensions socio-économiques font augmenter les taux de criminalité mais il est difficile de distinguer le rôle de l’accroissement des opportunités associé au nombre de biens en circulation de celui de la motivation due à la baisse du revenu légal résultant de l’augmentation du chômage. De plus, la nature du lien est « historiquement contingente » (cf. Cantor, Land, 1985 ; Carlson, Michalovski, 1993). Le crime n’est pas motivé de la même manière pendant les périodes de forte augmentation de l’activité économique, comme les années 1960 et 1970 en Europe, et les périodes de faible augmentation comme les années 1990.

                                Nous ne présenterons pas ici le résumé des résultats de ces études. Notre objectif est plus limité. Il s’agit uniquement d’établir un cadre macro-social descriptif dans lequel le débat sur les politiques de prévention peut être élaboré de façon claire. Afin d’établir ce contexte macro-social, nous fournirons quelques données de base sur les inégalités, y compris les subsides visant à réduire ces inégalités, et présenterons les corrélations élémentaires entre ces indicateurs de cohésion sociale, ou manque de cohésion sociale, et les taux de criminalité.

                                  Pour la période 1980-2003, les ratios des revenus salariaux enregistrés entre le 1er et le 5e quintile indiquent que les inégalités de revenus ont augmenté en Pologne et en Grande-Bretagne, ont légèrement augmenté au Danemark et aux Pays-Bas, ont baissé en France et ont été stables en Suède. Les données pour l’Espagne, l’Italie, et la Grèce ne sont pas disponibles4. Toutefois, sauf pour la Pologne, l’évolution des ratios inter-quintiles des revenus pour l’ensemble de la période 1980-2003 n’est pas importante. Par conséquent, la comparaison des niveaux du pouvoir d’achat des 20 dernières années s’avère appropriée. Le coefficient de Gini mesurant le degré d’inégalité des revenus disponibles ajusté à la taille de la famille vers l’an 2000 est en forte corrélation avec les ratios inter-quintiles des revenus pour la période 1995-2005 (0,91). La tendance du chômage sur le long terme pour la même période 1995-2005 n’est liée de façon significative, ni au PIB per capita, ni aux inégalités.

                                  • 4  Emploi en Europe, Commission Européenne, Septemb(...)

                                  On obtient quelques résultats intéressants en comparant les taux de criminalité avec les indices d’inégalité socio-économique ou de cohésion.

                                    1/ les taux d’homicides sont positivement corrélés avec les inégalités, le coefficient est plus fort lorsqu’on utilise le coefficient de Gini (0,59***)5 qu’avec le ratio inter-quintile des revenus. À l’inverse, le taux d’homicides est en corrélation négative avec le revenu per capita (-0,61***).

                                    • 5  * : significatif au niveau des 5 % ; ** : au niv(...)

                                    2/ Le vol est également corrélé directement avec les inégalités mesurées par les ratios inter-quintiles des revenus (0,44**), mais pas de façon significative avec le revenu per capita.

                                      3/ Le vol de véhicules motorisés est fortement corrélé avec le revenu per capita (0,62***) et est, à l’inverse, lié aux inégalités de revenus (Gini étant le meilleur coefficient avec une corrélation de -0,43*).

                                        4/ Le cambriolage résidentiel est en corrélation directe avec le revenu per capita (0,59*** pour la période 1995-99 et 0,42* pour les années 2000-03) mais n’est pas corrélé avec les inégalités.

                                          5/ Le vol de véhicules motorisés et, dans une moindre mesure, le cambriolage résidentiel (il y a une hétérogénéité des procédures statistiques de recueil de cette donnée) et le vol sont corrélés négativement avec les tendances du chômage sur le long terme, mais pas de façon significative aux seuils habituels. À première vue, ce dernier résultat est surprenant : il résulte de l’agrégation de processus opposés, la corrélation avec le chômage sur le long terme est positive à la fois dans des pays où le taux d’atteintes aux biens est élevé comme en France et dans des pays où ce taux est bas comme la Pologne.

                                            6/ Le risque de pauvreté après transferts sociaux est faiblement corrélé avec le vol mais pas avec les autres indices majeurs de la criminalité.

                                              7/ Pour la période 1995-2005, la proportion moyenne des jeunes de moins de 25 ans qui abandonnent de l’école sans diplôme est étroitement corrélée avec le degré d’inégalité de revenus (indice de Gini de l’inégalité des revenus ajusté pour la taille des ménages). Ceci est une mesure d’affaiblissement de la cohésion sociale indépendante des divers taux de criminalité, ce lien est donc particulièrement intéressant pour les politiques publiques.

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                                                  Source: Author’s computations from the Sourcebook

                                                    Image3

                                                      Source : OCDE, calculs tirés du questionnaire de l’OCDE sur la répartition des revenus dans les ménages pour 1999-2000

                                                        La plupart des politiques sociales et économiques européennes, menées en vue d’améliorer la cohésion sociale, visent à réduire les inégalités de revenus entre les nations et, au sein de ces nations, entre les régions européennes. Dans quelle mesure cette convergence, à l’échelle internationale ou interrégionale, va-t-elle donner lieu à une réduction des inégalités interpersonnelles de revenus ? La question reste ouverte dans la mesure où il n’y a pas de lien mécanique entre les deux processus. Des analyses réalisées par L. Chauvel (Chauvel in Lagrange, 2006) tendent à montrer que les inégalités interpersonnelles et les inégalités entre les nations ne sont que très peu liées. Il est donc important de vérifier si le processus de convergence entre les nations s’accompagne d’un renforcement de la cohésion au sein de chaque pays ou région. Quoi qu’il en soit, ces politiques vont probablement induire une convergence des structures de la criminalité en Europe, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Certain effets seront certainement positifs, comme la réduction probable des taux d’homicides dans les pays d’Europe de l’Est. Ils seront accompagnés d’une évolution moins positive des atteintes aux biens dans ces régions. Cette macroanalyse très grossière ne nous permet pas de dire si la réduction des inégalités est susceptible de réduire le taux de décrochage scolaire et la criminalité juvénile avec violence n’entraînant pas la mort, ce qui reste cependant très plausible.

                                                          En ce qui concerne les atteintes aux biens, les effets de la croissance économique sont beaucoup plus complexes. La baisse du chômage entraînera celle des atteintes aux biens motivées par le manque d’opportunités d’emploi. Nous savons également que le développement économique, lorsqu’il détruit les liens de la communauté et favorise l’implantation de zones d’habitation où les résidents ne se connaissent pas, peut avoir un impact négatif sur les atteintes aux biens du fait de l’augmentation des opportunités.

                                                            Tableau 1 - Taux de criminalité en Europe 1990-2003 (European Sourcebook 1995-2003)

                                                              Agrandir Image4

                                                                Bibliographie

                                                                Barclay G., Tavares C., International Crime Statistics, London, Home Office, 2001.

                                                                Cantor D., Land K.,  Unemployment and Crime Rates in the Post-World War Two United States, American Sociological Review, 1985, 50, 317-323.

                                                                Carlson S., Michalovski R., Violent Crime an Economic Distress, Annual Congress of American Society of Criminology, Phoenix, 1993.

                                                                Chauvel L. Tolérance et résistance aux inégalités, in Lagrange H. (dir.) L’épreuve des inégalités, Paris, PUF, 2006.

                                                                Deadman D., Pyle D., Crime and the Business Cycle in Post-War Britain, British Journal of Criminology, 1994, 34, 339-357.

                                                                Field S., Trends in crime and their Interpretation, London, Home Office Study, 1990, 119.

                                                                Hale C., Crime and the Business Cycle in Post-War Britain Revisited, British Review of Criminology,  1998, 38.

                                                                Lagrange H., Crime and Socio-economic Context, Revue Française de Sociologie, English Supplement, 2001, 42, 1, 57-79.

                                                                Killias M. & al., The European Sourcebook Project, Strasbourg, Council of Europe, 1996-2005.

                                                                Van Dijk J. & al., International Crime Victimization Surveys, 1985-2000.

                                                                Annexes

                                                                Agrandir Image5

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                                                                Inter-corrélation entre les indicateurs socio-économiques

                                                                                 PIB per capita   Tend_chôm      Ratios revenus

                                                                                           95-2003       lg terme 95-05     1/5 quintile

                                                                                          |

                                                                Tendance

                                                                chômage            |  -0,2229

                                                                long terme         |  (0,2281)°

                                                                                          |       31

                                                                Ratio 1/5           |  -0,4299         0,1006

                                                                Quintile             |  (0,0112)       (0,5904)

                                                                                          |       34                31

                                                                Indice de Gini   |  -0,6247         -0,0153            0,9120

                                                                revenu               |  (0,0001)        (0,9383)          (0,0000)

                                                                ménage 2000-05|       34                28                   30

                                                                ° Les nombres entre parenthèses sont les degrés de significativité ; les nombres entiers au-dessous représentent le nombre de pays analysés

                                                                Corrélation entre les taux des différentes catégories d’infraction en Europe 1990-2003

                                                                                            homi        vol         vol        vol      v_mot    camb     dom

                                                                                           ~04         90-94     95-99    20~03    ~03      90-94     95-99

                                                                             

                                                                vol 9094          | -0,0257

                                                                                       |   0,8833

                                                                                       |      35

                                                                                       |

                                                                vol 9599          |  0,1279   0,9019

                                                                                       |   0,4254   0,0000

                                                                                       |       41       35

                                                                                       |

                                                                vol 2000_03    |   0,1736   0,8118   0,8015

                                                                                       |   0,2905   0,0000   0,0000

                                                                                       |       39         33         39

                                                                                       |

                                                                véh_mot~03   |  -0,3824   0,4338   0,3761   0,4095

                                                                                       |    0,0163   0,0104   0,0183   0,0119

                                                                                       |       39          34         39         37

                                                                                       |

                                                                camb_rési       |  -0,2547   0,5252   0,4323   0,3689   0,6788

                                                                9094               |    0,1824   0,0034   0,0192   0,0534   0,0001

                                                                                       |       29         29          29          28         28

                                                                                       |

                                                                camb_rési       |  -0,2005   0,4683   0,4844   0,4924   0,6402   0,8994

                                                                9599               |    0,2482   0,0060   0,0032   0,0031   0,0000   0,0000

                                                                                       |       35         33          35         34          34         29

                                                                                       |

                                                                camb_rési       |   -0,0820   0,5581   0,6339   0,6671   0,6130   0,6685   0,7906

                                                                2000-03          |     0,6555   0,0020   0,0001   0,0000   0,0002   0,0003   0,0000

                                                                                       |        32         28         32          32         32          25         30

                                                                Notes

                                                                1  Un objectif du WP6 pourrait être de produire des commentaires sur la fiabilité de ces données par rapport à des indicateurs socio-économiques.

                                                                2  Disponible uniquement pour la période 1995-2006.

                                                                3  Dont la part d’export plus import dans le PIB est une mesure possible.

                                                                4  Emploi en Europe, Commission Européenne, Septembre 2005.

                                                                5  * : significatif au niveau des 5 % ; ** : au niveau des 1 % ; *** : au niveau des 1 ‰.

                                                                Date de publication papier :

                                                                08 juillet 2008

                                                                Pour citer ce document

                                                                Hugues Lagrange, «Crimprev info n°4 - Taux de criminalité en Europe, contexte macro-social et politiques sociales : un rapport préliminaire», CRIMPREV [En ligne], Crimprev Info, Le programme CRIMPREV, URL : http://lodel.irevues.inist.fr/crimprev/index.php?id=90

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