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Dechets sciences et techniques - 2007 - N°48, Octobre-Novembre-Décembre 2007

La récupération et le recyclage des déchets ferromagnétiques
Analyse de la situation au Cameroun

J. Bidoung, A. Fomethe, G. Yantio et U. Melo


Résumé

L'industrie de la récupération et du recyclage des matériaux ferromagnétiques a pris une grande importance dans le monde à cause des intérêts environnemental, énergétique et écologique qu'elle présente par rapport à l'industrie de l'élaboration de ces matériaux à partir du minerai. Dans le cas du Cameroun, la production des déchets ferromagnétiques est non négligeable. La présente étude a permis d'évaluer la quantité annuelle de déchets ferromagnétiques entre 53 000 et 61 800 tonnes, dont 53 % sont collectés par les entreprises de recyclage locales, 29 % par les « casseurs », 15 % par les sociétés d'exportation de déchets et 0,06 % sont issues de la collecte des ordures ménagères. Ces déchets sont surtout constitués des ferrailles d'acier et de fonte.
Au Cameroun, la collecte des ferrailles reste encore largement une activité informelle dont le circuit de collecte est caractérisé par le manque d'équipements lourds et par l'activité individuelle n'évoluant pas dans le cadre de structures formelles et faisant intervenir des individus marginaux. Dans le marché local, les ferrailles sont divisées en deux catégories. Il y a d'une part les ferrailles de réemploi destinées aux entreprises de fabrication. Elles sont vendues par tas au niveau du premier stade de la collecte et leur coût est fixé en fonction de la nature et de la contenance du tas. D'autre part on a les ferrailles dites « sauvages » destinées au recyclage. Leur prix varie entre 15 et 40 FCFA (2,25 à 6 ct d'€) le kilogramme sur le marché local, et entre 60 000 et 80 000 FCFA (90 à 120 €) la tonne à l'exportation.
Il n'existe pratiquement pas de structures disposant de tout le matériel adéquat de traitement et de recyclage des ferrailles au Cameroun et ceci se traduit par une qualité médiocre des produits qui sont surtout des produits de construction (fers à béton). En 2006, on ne dénombre que 3 entreprises de recyclage des déchets ferromagnétiques.

Pour citer ce document

Référence papier : J. Bidoung, A. Fomethe, G. Yantio et U. Melo « La récupération et le recyclage des déchets ferromagnétiques », Dechets sciences et techniques, N°48, 2007, p. 15-19.

Référence électronique : J. Bidoung, A. Fomethe, G. Yantio et U. Melo « La récupération et le recyclage des déchets ferromagnétiques », Dechets sciences et techniques [En ligne], N°48, mis à jour le : 02/04/2015, URL : http://lodel.irevues.inist.fr/dechets-sciences-techniques/index.php?id=1675, https://doi.org/10.4267/dechets-sciences-techniques.1675

Auteur(s)

J. Bidoung

Laboratoire de mécanique des solides, Ecole nationale supérieure polytechnique de Yaoundé
Mission de promotion des matériaux locaux, BP 2396 – Yaoundé

A. Fomethe

Laboratoire de mécanique des solides, Ecole nationale supérieure polytechnique de Yaoundé

G. Yantio

Laboratoire de mécanique des solides, Ecole nationale supérieure polytechnique de Yaoundé

U. Melo

Mission de promotion des matériaux locaux, BP 2396 – Yaoundé
- 2007 - N°48, Octobre-Novembre-Décembre 2007