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Déchets, Sciences & Techniques

N°81


Note technique : performance d’une station d’épuration dans l’élimination de la pollution carbonée d’effluents de brasserie


Nelly Rakoto, Herimalala Randriantsoa et Gérard Sarazin

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Résumé

Ce travail porte sur le suivi d’une station d’épuration à boues activées d’une brasserie industrielle. Il a pour but de contrôler son efficacité et de l’améliorer par oxygénation des effluents dans le bassin tampon. Les expériences ont été réalisées durant 23 semaines. A partir de la 17e semaine, trois oxyjets ont été installés dans le bassin tampon. Les eaux usées brutes « EE » et traitées « ES » à la sortie de la zone de traitement biologique ont fait l’objet de mesures de pH, Demande Biochimique en Oxygène (DBO) et Demande Chimique en Oxygène (DCO). Les taux d’abattement de la DBO5 et de DCO ont été estimés. Les effluents de la brasserie, généralement basique, renferment des polluants organiques biodégradables (DBO/DCO>0,3). Les résultats de l’étude montrent que leur oxygénation dans le bassin tampon favorise les activités biologiques et augmente le rendement épuratoire.

Abstract

This study is focused on wastewater treatment using activated sludge in a brewery. It aims in controlling the efficiency of the step and enhancing its performance by oxygenation of effluents in buffer basin. Experiments were performed 23 weeks. From the 17th week, three oxyjets were installed in the buffer pond. pH, Biochemical Oxygen Demand (BOD) and Chemical Oxygen Demand (COD) were considered to raw wastewater “EE” and treated effluents “ES” analysis. The removal rates of DBO5 and COD were estimated. Brewery effluents, which are generally basic, contain biodegradable organic pollutants (DBO/DCO>0.3). Their oxygenation in the buffer pool promotes biological activities and increases the purification efficiency.

Entrées d'index

Mots-clés : épuration, effluents liquides, brasserie, oxygénation, charge organique

Keywords: purification, wastewater, brewery industry, oxygenation, organic charge

Texte intégral

Introduction

Les brasseries consomment de grands volumes d’eau de bonne qualité et sont en conséquence des industries très productrices d’eaux usées (Fillaudeau et al., 2006, Fakoya et Van Der Poll, 2013). Un litre de bière est préparé à partir de 4 à 7 litres d’eau de consommation, et il est à l’origine de 3 à 10 litres d’effluents liquides (Simate et al., 2011, Fakoya et Van Der Poll, 2013). Ces effluents rassemblent les eaux issues de la fabrication et des activités de lavage, les moûts et les bières résiduelles. Ils sont riches en polluants organiques biodégradables et sont caractérisés par un pH variable, une teneur importante en Demande Chimique en Oxygène (DCO) et des concentrations élevées en nutriments (Alvarado-Lassman et al., 2008, Agler et al., 2010, Zupanc et al., 2012, Farooq et al., 2013).

Ces effluents peuvent être traités efficacement pour réduire les rejets polluants et atteindre les normes de rejets compatibles avec la préservation de l’environnement aquatique. Les traitements biologiques figurent parmi les technologies d’épuration les plus utilisées dans le domaine. Les procédés anaérobies tels que la digestion et le lagunage anaérobies donnent de bons abattements de la DCO et de la DBO (Demandes Chimique et Biochimique en Oxygène, respectivement). Ils permettent en outre la production de méthane, pouvant au moins compenser l’énergie consommée lors du traitement. Toutefois, le biogaz produit contient également des composés malodorants et/ou toxiques tels que H2S et NH3. Le lagunage anaérobie est ainsi inutilisable en milieu urbain à cause des risques sanitaires et des émissions d’odeurs qui peuvent être associés (Effebi, 2009). Les traitements anaérobies ont fait l’objet de très nombreuses publications. Cependant, les municipalités et la majorité des industries agroalimentaires optent généralement pour les traitements aérobies jugés plus robustes et efficaces, tels que la technique dite des boues activées (Nelson et Sidhu, 2009, Ofiteru et al., 2014). Celle-ci repose sur la stimulation, par aération intense et recyclage partiel des boues microbiennes, de l’activité des microorganismes aérobies présents dans les eaux usées, notamment pour minéraliser les matières organiques. La technique est efficace pour éliminer les polluants organiques en suspension et dissous (DCO, DBO, Nelson et Sidhu, 2009) mais par un contrôle adapté de l’aération, elle permet aussi l’élimination de l’azote (Dennison et al., 2010). Plusieurs facteurs liés à l’effluent, aux boues et au réacteur peuvent influencer la performance épuratoire d’un système de traitement par boues activées. L’efficacité du traitement diminue généralement avec le vieillissement du réacteur (Liu et al., 2011).

Cet article présente le suivi de la performance d’une station d’épuration par boues activées dans l’abattement de la charge carbonée des effluents d’une brasserie industrielle. L’objectif était d’évaluer le fonctionnement de la station d’épuration en suivant les caractéristiques des effluents bruts et traités et d’estimer le rendement global d’épuration en fonction de l’aération ou non de l’effluent dans le bassin tampon.

1. Matériels et méthodes

1.1 Système de traitement

La station d’épuration est composée de manière classique d’une zone de prétraitement et d'une zone de traitement biologique (figure 1). Elle comporte cinq bassins dont les dimensions sont données dans le tableau 1.

Tableau 1. Dimensions des cinq bassins de la station d’épuration de la brasserie

Forme

Hauteuren m

Diamètre en m

Surface de base en m2

Volume en m3

Bassin de relevage

Parallélépipède rectangle

2,5

-

48

120

Bassin racleur

Parallélépipède rectangle

2,5

-

48

120

Bassin Tampon

Cylindre

4,37

22,67

375,74

1642

Bassin d’aération

Cylindre

5,81

25,34

477,97

2777

Silo à boues

Cylindre

5,81

12

107,23

623

La première zone vise à éliminer les éléments de grande taille (dégrillage / tamisage) pour protéger les étapes de traitements ultérieures, puis à préparer les effluents bruts pour établir les conditions favorables au développement des bactéries. Cette zone de prétraitement est composée :

  • d’un tamis élévateur vertical constitué par des grilles et des paniers dégrilleurs muni d’un releveur de diamètre de coupure 20 mm.

  • d’un bassin de relevage d’une capacité de 120 m3 et de 2,5 m de profondeur : le pH y est maintenu entre 7 et 8 pour favoriser le développement des microorganismes . Le bassin est également muni d’un aérateur oxyjet, permettant d’éviter les mauvaises odeurs. Le débit des eaux à l’entrée de ce bassin est contrôlé à l’aide d’un débitmètre électromagnétique. Trois pompes de relevage y sont installées afin de remonter les eaux dans le tamis rotatif.

  • d’un tamis rotatif de diamètre de coupure 0,5 mm : il comporte une grille cylindrique à axe horizontal qui tourne à une vitesse proportionnelle au débit des eaux usées à l’entrée de la station

  • d’une vis compacteuse qui augmente la siccité des refus issus des tamis

  • d’un bassin racleur ou décanteur primaire de volume de 120 m3 et de 2,5 m de profondeur permettant la sédimentation et la collecte des boues primaires dans le fond d’une part, des graisses, huiles et particules fines flottantes en surface d’autre part.

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Figure 1. Zones de prétraitement (photo en haut) et de traitement principal (en bas) de la station suivie

La seconde zone, siège du traitement biologique, est constituée des ouvrages suivants :

Un bassin tampon de volume 1642 m3 et de diamètre 22,7 m équipé d’un pH-mètre et d’une pompe doseuse de nutriments pour équilibrer le milieu. À la 17e semaine de suivi, trois aérateurs « oxyjets » de 4,6 kW de marque Faggiolati Pumps – type OJ146-100 et de profondeur d’immersion jusqu’à 4 m, ont été installés dans ce bassin initialement sans système d’oxygénation. Le débit d’oxygène apporté par chaque aérateur est de l’ordre de 4,5 kg d’O2 par heure. Ces appareils fonctionnent sans arrêt et le temps de séjour des effluents est de 24 heures.

Un bassin d’aération de volume 2777 m3 et de 25,3 m de diamètre, siège principal de l’activité microbienne. Ce bassin est équipé de deux oxygénateurs sous pression et de trois agitateurs. Les suppresseurs utilisés sont des aérateurs à fines bulles qui assurent dans les conditions standards un apport spécifique brut (ASB) compris entre 2 et 3,4 kg d’O2.kW-1, valeurs indiquées par le fournisseur. Ces matériels permettent non seulement l’aération du milieu mais aussi le maintien en suspension de la biomasse bactérienne. La charge hydraulique moyenne du bassin est de l’ordre de 60 m3.h-1 avec des pointes pouvant atteindre 130 m3.h-1. Le temps de résidence de l’effluent est estimé à 48 heures. Nelson et Sidhu (2009) ont recommandé un temps de résidence dans le bioréacteur supérieur à 1,67 j. Le niveau de l’eau est contrôlé par un capteur optique. Un oxymètre et un pH-mètre permettent un suivi en continu des deux paramètres correspondants. La concentration en biomasse est de 2,5 g.L-1.

Un silo à boues de 623 m3 de volume et de 5.5 m de profondeur sépare les boues biologiques de la phase liquide par décantation. Les eaux usées traitées sont rejetées dans le milieu naturel (rivière). Les boues en excès sont envoyées dans la fosse à boue. Elles sont récupérées et remises dans le bassin d'aération en cas de nécessité.

1.2 Échantillonnages et analyse des eaux

Des échantillons d’eaux à l’entrée de la station d’épuration (échantillons « EE ») et à la sortie du silo à boues (échantillons « ES ») ont été prélevés une fois par semaine durant six mois. L’analyse du pH, de la DBO et de la DCO dans ces deux échantillons hebdomadaires permet de contrôler l’efficacité de la station sur l’abattement de la charge polluante organique.

La DBO a été mesurée à l’aide des flacons équipés d’un manomètre IS6 dans une enceinte OxiTop WTW 070808 climatisée à 20°C, la DCO par méthode photométrique en utilisant un Kit DCO Hach Lange et le pH par un pH-mètre micro-pH 2001. La concentration en matières oxydables (MO) a été estimée selon les méthodes décrites par Rodier, 2009.

1.3 Traitement des données

La biodégradabilité des effluents « EE » a été estimée à l’aide du rapport DBO/DCO.

L’efficacité de la station d’épuration dépend d’une part de la charge polluante organique éliminée. La qualité des effluents « ES » est déterminée en comparant les teneurs en DBO et DCO et la valeur du pH aux directives environnementales sanitaires et sécuritaires des brasseries établies par la Société Financière Internationale (2007). La charge polluante éliminée est appréciée par le calcul du taux d’abattement TE ( %) de la DCO et la DBO entrantes selon la relation (1) où les charges organiques abattue Qe et entrante Q(EE) sont exprimées en kg de DBO ou de DCO par jour :

Image 10000201000000720000002552CA0E3F.png (1)

Les charges sont calculées par le produit de la concentration mesurée en DCO ou DBO dans l’échantillon correspondant (kg.m-3) par le débit moyen journalier d’alimentation de la station (charge hydraulique) qui est de l’ordre de 1440 m3.j-1.

2. Résultats et discussion

2.1 Composition des effluents en entrée de station

Les effluents bruts « EE » sont basiques avec un pH variant de 7,75 à 11,21 (figure 2).

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Figure 2. Suivi du pH des effluents entrants « EE » et traités « ES » au cours des six mois

Cette basicité est due à l’utilisation de soude lors du nettoyage du revêtement du sol et du lavage des bouteilles et des cuves de fermentation. D’après Arcand et al. (1989), l’efficacité d’un traitement des eaux usées par les boues activées est optimale dans l’intervalle de pH compris entre 6,5 et 7,5. Une injection d’acide sulfurique par une pompe doseuse dans le bassin de Rémy Gourdon2019-02-01T11:15:00relevage permet d’ajuster le pH des effluents bruts entre 7 et 8.

La charge organique en entrée (figure 3) varie entre 3400 et 5300 mg d’O2.L-1 pour la DCO, 1900 à 2100 mg d’O2.L-1 pour la DBO et 2480 à 3103 mg d’O2.L-1 pour la MO. Malgré ces fluctuations, le rapport DBO/DCO est toujours compris entre 0,4 et 0,6 traduisant une biodégradabilité moyenne à bonne.

Selon Al-rajhia et al. (2012), les effluents de brasseries sont caractérisés par une DBO allant de 560 à 4778 mg d’O2.L-1 et une DCO de 565 à 7837 mg d’O2.L-1. Le rapport DBO/DCO compris entre 0,4 et 0,5 indique une biodégradabilité moyenne à bonne. Le recours aux procédés biologiques est convenable. Selon Charmot et al. (1997), les traitements biologiques, comme l’utilisation des boues activées, sont efficaces pour dépolluer les eaux usées caractérisées par une DCO supérieure à 1500 mg d’O2.L-1.

2.2 Efficacité du système dans l’élimination de la pollution organique

Les charges polluantes organiques indiquées par la DBO et la DCO diminuent à la sortie de la zone (Z2). Les extrema pour les échantillons « ES » sont respectivement égaux à 200 mg d’O2.L-1 - 600 mg d’O2.L-1et 380 mg d’O2.L-1 – 1520 mg d’O2.L-1.(figures 3 et 4). Ces valeurs sont largement inférieures aux extrema de l’échantillon à l’entrée « EE ».

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Figure 3. Suivi de la DCO à l'entrée (histogrammes gris) et à la sortie (histogrammes noirs) de la station d'épuration

Néanmoins, les valeurs de la DBO et de la DCO ne respectent pas les seuils de rejet qui sont respectivement de 25 mg d’O2.L-1 et 125 mg d’O2.L-1. L’activité des boues sur les matières organiques est à l’origine d’une fraction organique complexe difficilement biodégradable. D’où les teneurs élevées en charge polluantes organiques dans les effluents traités.

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Figure 4. Suivi de la DBO en entrée et sortie de station

La figure 5 montre qu’à partir de la 17e semaine, la mise en place de trois aérateurs « oxyjets » dans le bassin tampon a conduit à une augmentation des taux d’abattement de la DCO et de la DBO. L’aération renforcée a ainsi permis d’atteindre un taux d’abattement de 91,6 % de la DCO et 90,2 % de la DBO (figure 5). La disponibilité de l’oxygène limitait donc l’oxydation de la charge organique par la biomasse hétérotrophe aérobie responsable de l’épuration. Ces résultats sont à rapprocher des travaux de Galvez et al. (1996) selon lesquels le traitement des eaux par boues activées élimine en moyenne 80 % à 95 % de la charge organique totale entrante. Selon Al-rajhia et al. (2012), le taux d’abattement de la MO ne dépasse pas les 90 % dans les traitements à boues activées. Cependant Charmot et al. (1997) ont rapporté des rendements d’abattement allant jusqu’à 96 % sur un réacteur à boues activées à alimentation séquentielle.

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Figure 5. Evolution dans le temps des taux d'élimination (TE) de la DCO et de la DBO

Conclusion

Le traitement par boues activées des eaux usées est très utilisé par les industries agro-alimentaires. Il a l’avantage d’être rapide avec un temps de séjour maximum de 48 heures et efficace pour un traitement d’effluents chargés en composés organiques biodégradables. Cette étude a été effectuée sur une station d’épuration d’une brasserie Malgache dont les effluents sont fortement chargés en polluants organiques biodégradables avec un rapport DBO/DCO supérieur à 0,3. Malgré des rendements épuratoires de 70 à 80 %, les eaux traitées contiennent encore en sortie de station des concentrations en DCO et DBO supérieures aux seuils réglementaires de rejet dans le milieu naturel. La mise en place de 3 aérateurs « oxyjets » dans le bassin tampon a permis d’améliorer le rendement épuratoire jusqu’à atteindre 90 % d’abattement de la DBO. Ce résultat confirme que la disponibilité de l’oxygène est le facteur limitant de l’activité biologique hétérotrophe aérobie responsable des processus épuratoires.

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Pour citer ce document

Référence électronique : Nelly Rakoto, Herimalala Randriantsoa et Gérard Sarazin « Note technique : performance d’une station d’épuration dans l’élimination de la pollution carbonée d’effluents de brasserie », Déchets sciences et techniques [En ligne], N°81, mis à jour le : 30/09/2019, URL : http://lodel.irevues.inist.fr/dechets-sciences-techniques/index.php?id=4120, https://doi.org/10.4267/dechets-sciences-techniques.4120

Auteur(s)

Nelly Rakoto

Laboratoire de Chimie de l’Environnement - Mention Procédés et Ecologie Industrielle – Domaine Sciences et Technologie – Université d’AntananarivoMadagascar BP : 960, Madagascar. Courriel : rakotonelly[@]yahoo.fr

Herimalala Randriantsoa

Laboratoire de Chimie de l’Environnement - Mention Procédés et Ecologie Industrielle – Domaine Sciences et Technologie – Université d’AntananarivoMadagascar BP : 960, Madagascar. Courriel : imamivlad001[@]yahoo.fr

Gérard Sarazin

Laboratoire de Géochimie des Eaux – Université Paris-Diderot & Institut de Physique du Globe de Paris (IPGP) - 1 rue de Jussieu 75005 Paris. France. Courriel : gsarazin[@]gmail.com