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Pollution atmosphérique - 2013 - N° 218, Avril-juin 2013

Lettre de la rédaction

Isabelle Roussel


Texte intégral

Au moment où la qualité de l’air intérieur revient sur le devant de la scène avec, en particulier, la publication prochaine, à la suite de la conférence environnementale, d’un plan pour la qualité de l’air intérieur, la revue Pollution atmosphérique a le plaisir de consacrer le deuxième numéro de sa version numérique à ce sujet.

Comme le rappelait Lionel Charles au cours d’un séminaire sur la qualité de l’air intérieur organisé le 5 juillet 2011 :

« Ce qui semble intéressant avec cette question, c’est précisément que l’on a affaire à un environnement qui semble contenu, qui paraît présenter des limites nettes, des contours relativement précis et identifiables, et que pourtant le mode d’appréhension auquel conduit une approche scientifique développée débouche au contraire sur une forme d’ouverture irréductible, multiple, multiforme… Fondamentalement, la figure de l’air intérieur est celle du multiple, du divers, de formes hétéronomes irréductibles qui limitent les mesures, faussent les appréciations, fragilisent les interventions, oblitèrent le regard public, etc. ».

Le radon est un bon exemple de l’irruption de la géologie dans nos maisons ; la question du confinement, encouragé par une isolation mal conduite, montre également combien ce refuge intime que constitue le logement doit s’adapter aux interrogations planétaires que sont les crises climatiques et énergétiques. Sans oublier que le tabac, fruit d’un comportement individuel, est la source majeure de la pollution de l’air intérieur.

Je remercie Yvon Le Moullec et Juliette Larbre d’avoir accepté de coordonner un numéro dédié à ce phénomène complexe. Grâce à leur implication personnelle sur cette question, ils ont pu solliciter des interventions provenant de ce qu’Yvon Le Moullec nomme : « une véritable chaîne de compétence » émergeant sur le thème de la qualité de l’air intérieur dans toute sa complexité, associant notamment le CSTB/OQAI, l’INERIS/LCSQA, L’ADEME, L’ANSES et le HCSP. Je remercie donc les membres de ce réseau pour leur contribution et leur soutien à la revue qui poursuit, au fil des temps, sa rubrique consacré à l’air intérieur, dédiée à la mise à disposition des lecteurs des investigations menées par ces institutions.

Ce thème de l’air intérieur permet d’inscrire la revue Pollution Atmosphérique au sein du travail mené depuis de longues années par l’APPA, bien avant que la qualité de l’air intérieur ait été portée par l’agenda politique. Michel Sommer, auquel le prochain numéro de la revue rendra hommage, et Bernard Festy ont su orienter l’association vers ce thème, repris par la suite au sein des institutions mentionnées. Néanmoins, le travail associatif est nécessaire pour mettre en application les connaissances accumulées sur ce sujet qui sollicite aussi bien les associations œuvrant dans le champ de l’environnement, de la santé ou du social. Cette mise en réseau progressive des intervenants auprès des populations complète efficacement le réseau de compétences scientifiques.

 Au cours de l’élaboration des différents PRSE (Plan Régional Santé Environnement), un consensus s’est établi sur le besoin de CMEI (conseillers en environnement intérieur), souhait qui cristallise une véritable demande sociale sur le thème de l’environnement intérieur. C’est à cette sollicitation qu’essaie de répondre ce numéro de la revue, fruit d’un travail collectif. L’intérêt que vous prendrez à lire les différentes contributions, est le meilleur remerciement que l’on puisse adresser à tous ceux qui n’ont ménagé ni leur temps ni leur peine pour réaliser ce numéro.

Pour citer ce document

Référence électronique : Isabelle Roussel « Lettre de la rédaction », Pollution atmosphérique [En ligne], N° 218, mis à jour le : 12/07/2013, URL : http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=2046

Auteur(s)

Isabelle Roussel

Directrice de la revue