page précédente   Imprimer cette page
Pollution atmosphérique - 2013 - N° 218, Avril-juin 2013 - Articles

L’acétaldéhyde en air intérieur : métrologie et niveaux mesurés
Acetaldehyde in indoor environment: metrology and concentrations

Laura Chiappini


Résumé

Classé cancérogène probable par l’IARC (2A), omniprésent dans les environnements clos, ses sources pouvant être primaires ou secondaires, ponctuelles ou permanentes, l’acétaldéhyde est l’un des polluants majeur de l’air intérieur et va faire à ce titre l’objet de l’établissement de valeurs guide par l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES) dans le courant de l’année 2013. En effet, alors que les concentrations mesurées en air extérieur sont de l’ordre de quelques microgrammes par mètre cube, les niveaux intérieurs sont largement plus élevés d’au minimum un ordre de grandeur.
Les méthodes disponibles pour évaluer les niveaux d’acétaldéhyde en air intérieur sont les mêmes que celles utilisées pour quantifier les composés carbonylés. Les plus employées se basent sur le prélèvement actif et passif sur tubes imprégnés d’agents de dérivatisation. Il est important de noter que des travaux menés par le LCSQA-INERIS sont en cours pour évaluer la capacité des tubes passifs à mesurer l’acétaldéhyde, en particulier en suivant les protocoles établis pour la surveillance du formaldéhyde dans les écoles et les crèches. Le rapport de cette étude sera publié dans le courant de l’année 2013. Par ailleurs, il n’existe à ce jour aucune méthode simple et pratique pour le suivi en continu et/ou la recherche de sources.
De manière générale, les concentrations moyennes en acétaldéhyde sont relativement faibles, comprises entre 13 et 16 µg m-3 (quel que soit l’environnement intérieur ou la localisation géographique sur l’Europe et les États-Unis), mais toujours supérieures aux concentrations extérieures. Notons néanmoins que les supermarchés se distinguent avec des concentrations moyennes environ trois fois plus élevées. Cependant, ponctuellement, ces concentrations peuvent atteindre des valeurs élevées (jusqu’à 176 µg m-3 dans une école en France) suggérant ainsi la prévalence de sources ponctuelles et par conséquent des expositions court terme, et soulignant ainsi le besoin de développement de techniques de mesure en temps réel.

Abstract

Acetaldehyde is one of the major indoor air pollutants due to its human health effects; it has been classified as probably carcinogenic to humans by IARC (2A), and its ubiquitous sources being primary or secondary, intermittent or permanent. Conversely to outdoor concentrations which are about a few µg m-3, indoor levels are usually an order of magnitude higher. Indoor air guide values will be published in 2013 by the French Agency for Food, Environmental and Occupational Health & Safety (ANSES).
Acetaldehyde concentrations in indoor environments are measured with the same methods used for carbonyl compounds in general and formaldehyde in particular. The more commonly used are based on active or passive sampling on derivatising agent coated adsorbent cartridges. It is worth mentioning that work to be published in 2013 are currently in progress to evaluate active and passive cartridges capacity to measure acetaldehyde.
Generally, mean indoor acetaldehyde concentrations are weak, ranging between 13 and 16 µg m-3 (whatever the environment or the geographic localization, Europe, USA) but always higher than outdoor concentrations. Shopping malls distinguish themselves from other environments with mean concentrations three times higher.
Nevertheless, occasionally; concentrations can reach peak values as high as 176 µg m-3 for example in a French school, suggesting the importance to consider short term exposure and highlighting the necessity to develop real time measurement technique for on-line monitoring and source detection. This king of technique is still not available.

Entrées d'index

Mots-clés : acétaldéhyde, air intérieur, métrologie, surveillance

Keywords: acetaldehyde, indoor air, metrology, survey

Texte intégral

En 2007, le Grenelle de l'Environnement a énoncé la nécessité d’une surveillance de la qualité de l’air intérieur dans les établissements recevant du public (ERP), passant par le suivi d’un certain nombre de composés d’intérêt sanitaire. Or, afin d’interpréter les résultats de mesure, il est indispensable de disposer de valeurs de référence permettant de positionner les niveaux observés.

Cependant, pour la plupart des polluants, les données disponibles sont souvent insuffisantes pour établir ces valeurs de référence chez l'homme, ce qui limite l’interprétation des résultats de mesure et l'estimation de l'impact de la pollution de l'air intérieur sur la santé des populations.

Depuis 2004, l'ANSES travaille à l’élaboration de « valeurs guides de qualité d'air intérieur » (VGAI) constituant une base pour :

  • Protéger la population des effets sanitaires liés à une exposition par inhalation

  • Éliminer ou réduire les polluants ayant un effet néfaste sur la santé humaine.

Depuis, l'agence a publié des VGAI pour six substances identifiées comme prioritaires : le monoxyde de carbone, le formaldéhyde, le benzène, le naphtalène, le tétrachloroéthylène et le trichloroéthylène. Pour chacune, excepté le monoxyde de carbone, le Haut Conseil de Santé Publique (HCSP) a publié des valeurs repère pour la gestion de la qualité de l’air intérieur dans les espaces clos.

Sept autres substances1 font l’objet d’élaboration, en cours ou à venir, de VGAI par l’ANSES ainsi que le présente le dernier rapport de mise à jour de la hiérarchisation des substances (ANSES, 2011). C’est le cas de l’acétaldéhyde, substance pour laquelle l’exposition par inhalation a été considérée comme majoritaire sur la base de l’occurrence de ses sources en air intérieur et de ses effets sanitaires qui seront décrits dans ce rapport.

Dans ce contexte d’intérêt grandissant pour la qualité de l’air intérieur, de mise en place progressive d’une surveillance de la qualité de l’air dans les ERP et de besoin de connaissances concernant les expositions multiples à l’acétaldéhyde, cet article se propose de réaliser un état des lieux des techniques de mesure disponibles à ce jour mais également des concentrations de ce composé communément mesurées dans les lieux publics. Ainsi, au regard des niveaux rencontrés, ou des lacunes identifiées, les environnements pouvant potentiellement être concernés en priorité par des actions de surveillance pourront être mieux ciblés.

Composé ubiquitaire dans l’environnement, l’acétaldéhyde (C2H4O) est produit par de nombreux processus naturels, industriels et de combustion (HEI, 2007). Liquide incolore, il est utilisé comme intermédiaire en synthèse organique, dans la fabrication de colorants ainsi que dans la synthèse du caoutchouc, comme accélérateur de vulcanisation. Il est également utilisé dans l’industrie alimentaire et en parfumerie. L’acétaldéhyde est une substance intermédiaire du métabolisme de certaines substances chez les espèces animales et de la respiration des végétaux (INERIS, 2011).

L’acétaldéhyde est formé par tous les processus de combustion du bois (Gustafson et al., 2007), des matières fossiles, des essences et du diesel, le raffinage (Grosjean et al., 1993)… qui participent à ses niveaux en air extérieur. Viennent s’ajouter les processus de photo-oxydation (Grosjean et al., 1993) mais également d’ozonolyse de composés organiques volatils (COV) tels les terpènes, par exemple (Leungsakul et al., 2005).

Les concentrations mesurées en air extérieur sont de l’ordre de quelques microgrammes par mètres cube. Ainsi, Bruinen de Bruin et al., 2008, rapportent des niveaux moyens dans onze villes européennes de 1,5 µg m-3 avec un maximum de 3,3 µg m-3 mesuré à Athènes (Grèce) et un minimum de 0,2 µg m-3 à Arnhem (Pays-Bas).

En France, l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur (OQAI) a mesuré des niveaux médians de 1,3 µg m-3 à l’extérieur des 567 logements étudiés au cours de sa campagne nationale (OQAI, 2006). Ces niveaux sont dix fois plus faibles que les niveaux mesurés dans les logements. De manière générale, les concentrations mesurées en air intérieur sont d’un ordre de grandeur plus important que les concentrations mesurées en air extérieur (Marchand et al., 2006; Lovreglio et al., 2009, Bruinen de Bruin et al., 2008) mettant ainsi en valeur l’importance des sources d’acétaldéhyde dans les environnements clos.

Les concentrations en acétaldéhyde ne sont règlementées ni en air ambiant ni en air intérieur. L’acétaldéhyde fait en revanche l’objet de travaux de l’ANSES pour l’établissement de valeurs guide pour la qualité de l’air intérieur.

En Flandre seulement, une valeur guide de 46 µg m-3 pour l’air intérieur, basée sur les données toxicologiques et épidémiologiques actuelles, a été établie (Belgisch Staadblad, 2004).

En ce qui concerne son utilisation dans les matériaux, l’acétaldéhyde fait partie des composés concernés par l’étiquetage des produits de construction imposé par l’arrêté du 20/02/12, modifiant l’arrêté du 19/04/20112, visant depuis le 1er janvier 2012 les produits de construction et de décoration. Ces derniers doivent être munis d’une étiquette qui indique, de manière simple et lisible, leur niveau d’émission en substances volatiles.

L’ensemble des données concernant les effets sanitaires liés à l’exposition à l’acétaldéhyde est tiré de la fiche de données toxicologiques et environnementales de l’INERIS (INERIS, 2011)3, accessible via le portail des substances chimiques (http://www.ineris.fr/substances).

L’exposition a des vapeurs d’acétaldéhyde induit une irritation des yeux, de la peau et des voies respiratoires.

En tant que métabolite de l’éthanol, l’acétaldéhyde entraîne des altérations hépatiques, des rougeurs de la face lors de la consommation d’alcool.

En ce qui concerne sa cancérogénicité, une seule étude épidémiologique met en valeur une augmentation de l’incidence des cancers, toutes causes confondues, chez des travailleurs exposés à l’acétaldéhyde. Cependant, le faible nombre de cas ne permet pas de conclure à une cancérogénicité de l’acétaldéhyde qui est classé comme peut-être cancérogène (2B) par l’IARC (1999), probable (B2) par l’US EPA (IRIS) (1991), et considéré de catégorie 3 (substance préoccupante pour l’homme en raison d’effets CMR possibles mais pour laquelle les informations disponibles sont insuffisantes) par l’Union européenne (SCCS, 2012). L’OEHHA a publié en 2008 une VTR pour une exposition chronique par inhalation de 140 µg m-3 (OEHHA, 2008).

De manière générale, les concentrations en acétaldéhyde sont plus faibles que celles en formaldéhyde, le ratio formaldéhyde/acétaldéhyde présentant en moyenne une valeur de trois. En Europe, ce ratio atteint une valeur maximale de 9 dans un magasin de meubles où les émissions en formaldéhyde s’expliquent aisément par la présence de tout type de mobilier et de matériaux. Il est le plus faible dans un supermarché (de l’ordre de 0,1) où les émissions de fruits et légumes peuvent expliquer la présence conséquente d’acétaldéhyde (Boschetti et al., 1999 ; Pesis et al., 2002).

Si l’on excepte les supermarchés, les concentrations en acétaldéhyde sont comparables, quel que soit l’environnement intérieur ou la localisation géographique, avec des valeurs comprises entre 13 et 16 µg m-3. Les supermarchés se distinguent avec des concentrations moyennes environ trois fois plus élevées. Ces résultats sont en accord avec l’étude de Wu et al., 2011. Notons que ces concentrations moyennes sont toutes inférieures à la valeur guide de 46 µg m-3 établie en Flandre (Stranger et al., 2007).

La figure ci-dessous représente la distribution des concentrations en acétaldéhyde mesurées dans différents ERP des études recensées dans ce rapport. De même que pour Wu et al. (2011), les supermarchés se distinguent par des niveaux plus élevés.

Agrandir Image1

Figure 1. Concentrations en acétaldéhyde mesurées dans différents ERP des études recensées dans ce rapport. Le trait en gras représente la médiane sur l’ensemble des valeurs, la boîte en elle-même contient 50 % de toutes les valeurs, le haut correspondant au quantile à 75 %, et le bas au quantile à 25 %.
Acetaledehyde concentrations measured in the different indoor environments. Bold line: median, the box plot represent 50 % of the data, the top to the 75 % quantile, the bottom, the 25 % quantile.

Ainsi, dans certains cas, des concentrations supérieures à la valeur guide établie en Flandre ont pu être mesurées ponctuellement, atteignant parfois des valeurs de l’ordre de la centaine de microgrammes par mètre cube comme en témoignent les concentrations maximales reportées dans le État des lieux des niveaux de concentration en acÉtaldÉhyde en air intÉrieur et résumées sur la Exploitation des données et discussions. Des sources et activités ponctuelles telles le tabagisme ou la cuisine peuvent expliquer ces valeurs. D’ailleurs, la nourriture a été identifiée comme source principale dans deux des études recensées au cours de ce travail (Loh et al., 2006 ; Wu et al., 2011).

Une association positive entre les concentrations en acétaldéhyde, d’une part, et les concentrations en CO2 et le taux de renouvellement d’air, d’autre part, a été mise en exergue dans les études recensées (Clarisse et al., 2003 ; Gilbert et al., 2005 ; St-Jean et al., 2011).

Enfin, aucune tendance saisonnière claire ne se dessine de l’ensemble de ces études. En effet, certaines mettent en évidence des concentrations plus importantes en période estivales (Atmo Rhône-Alpes, 2007 ; Geiss et al., 2011), d’autres en périodes hivernales (Lovreglio et al., 2009) alors que d’autres n’identifient aucune influence saisonnière (Andreini et al., 2000).

Il est important de considérer l’ensemble de ces données et en particulier celles obtenues par mesure passive au regard des travaux du LCSQA en cours qui ont montré d’importants écarts entre les mesures passives et les mesures actives, de l’ordre de 60 %, les tubes passifs se caractérisant par une tendance à la sous-estimation des concentrations en acétaldéhyde.

Omniprésent en air intérieur, caractérisé par la multiplicité de ses sources, qu’elles soient primaires ou secondaires, l’acétaldéhyde fait l’objet de moins d’études que le formaldéhyde.

La trentaine d’études recensées (recensement ne prétendant aucunement à l’exhaustivité) permet d’évaluer les niveaux communément mesurés en air intérieur. Ainsi, de manière générale, les concentrations moyennes en acétaldéhyde sont relativement faibles, comprises entre 13 et 16 µg m-3 (quel que soit l’environnement intérieur ou la localisation géographique sur l’Europe et les États-Unis). Notons néanmoins que les supermarchés se distinguent avec des concentrations moyennes environ trois fois plus élevées.

Ces concentrations moyennes sont toutes inférieures à l’unique valeur guide existant à ce jour de 46 µg m-3 établie en Flandre (Stranger et al., 2007).

Cependant, ponctuellement, ces concentrations peuvent atteindre des valeurs élevées (jusqu’à 176 µg m-3 dans une école en France) suggérant ainsi la prévalence de sources ponctuelles et par conséquent des expositions court terme. Or il n’existe à ce jour aucune méthode simple, pratique pour le suivi en continu de l’acétaldéhyde, facilitant l’identification de ses sources.

Les méthodes les plus employées se basent sur le prélèvement actif et passif sur tubes imprégnés d’agents de derivatisation.

Un fort besoin peut donc être exprimé, au même titre que pour le formaldéhyde, composé pour lequel des techniques commencent à émerger, de validation des méthodes existantes mais également de développer des méthodes de mesure pratiques, adaptées à l’air intérieur et au suivi en continu de ce composé, dont les sources majoritaires semblent être ponctuelles.

1 Les sept substances faisant l’objet de l’établissement de VGAI par les groupes de travail de l’ANSES : acroléine, fluorène, -1,4-dichlorobenzène, furfural,acétaldéhyde, éthylbenzène, chloroforme, dioxyde d’azote.

2  Arrêté du 20/02/12 modifiant l’arrêté du 19 avril 2011 relatif à l’étiquetage des produits de construction ou de revêtement de mur ou de sol et des peintures et vernis sur leurs émissions de polluants volatils, JO n° 49 du 26 février 2012.

Références

ADOQ, Nicolas M, Chiappini L, D'Anna B. Activités domestiques et qualité de l’air intérieur : émissions, réactivité et produits secondaires - en cours de publication.

Air Breihz. Qualité de l’air intérieur en milieu scolaire à Rennes 2010 - http://www.airbreizh.asso.fr/uploads/media/QAI_Rennes-Juin09-Janvier10-S.Delaunay_J.Isaac_Quineleu_J.Moulin_R.Doisneau.pdf, 2012.

Air PL Évaluation de la qualité de l'air intérieur dans deux établissements scolaires nantais - http://www.airpl.org/publications/rapports/evaluation_de_la_qualite_de_l_air_dans_deux_etablissements_scolaires_nantais_septembre_2008_juillet_2009, 2009.

Andreini BP, Baroni R, Galimberti E, Sesana G. Aldehydes in the atmospheric environment: evaluation of human exposure in the north-west area of Milan. Microchem. J. 2000; 67: 11-9.

Annesi-Maesano I, Hulin M, Lavaud F et al. Poor air quality in classrooms related to asthma and rhinitis in primary schoolchildren of the French 6 Cities Study. Thorax 2012; 67: 682-8.

ANSES. Proposition de valeurs guides de qualité d’air intérieur : évolution de la méthode d’élaboration des valeurs guides de qualité d’air intérieur. http://www.anses.fr/Documents/AIR2010sa0307Ra.pdf, 2011.

ASPA. Suivi de la qualité de l’air en atmosphère intérieure dans les locaux de l’école maternelle et élémentaire Les Vergers, Illkirch Graffenstaden.

http://www.atmo-alsace.net/medias/produits/Campagne_de_mesure_en_a.pdf, 2007.

Atmo Picardie. Mesure de la qualité de l'air des crèches et écoles d'Amiens Métropole.

http://www.atmo-picardie.com/publications/fichiers/88/Synthese_QAI_creches_ecoles.pdf, 2009:

Atmo Rhône-Alpes. Mesure des aldéhydes dans l'air intérieur des écoles maternelles et des crèches de la région Rhône-Alpes. www.air-rhonealpes.fr/site/media/telecharger/161385, 2007:

Auvinen J, Wirtanen L. The influence of photocatalytic interior paints on indoor air quality - Atmos. Environ. 2008, 42, 4101-12.

Barker R, Williamson M. Assessment of VOC emissions and their control from baker's yeast manufacturing facilities. Final report: Medium: X; Size: Pages: (55 p).

Bates MS, Gonzalez-Flesca N, Sokhi R, Cocheo V. Atmospheric volatile organic compound monitoring. Ozone induced artefact formation. Environ. Monit. Asses. 2000; 65: 89-97.

Belgisch Staadblad Belgisch Staadblad. 19.10.2004

http://reflex.raadvst-consetat.be/reflex/pdf/Mbbs/2004/10/19/88722.pdf, 2004:

Boschetti A, Biasioli F, van Opbergen M et al. PTR-MS real time monitoring of the emission of volatile organic compounds during postharvest aging of berryfruit - Postharvest Biol.Tech. 1999; 17: 143-51.

Bruinen de Bruin Y, Koistinen K, Kephalopoulos S et al. Characterisation of urban inhalation exposures to benzene, formaldehyde and acetaldehyde in the European Union: comparaison of measured and modelled exposure data. Environ. Sci. Pollut. R. 2008; 15: 417-30.

Chang  JC. Report on the Development of a Standard Test Method for VOC Emissions from Interior Latex and Alkyd Paints. EPA Indoor Environment Management Branch, 2001.

Chiappini L, Dagnelie R, Sassine M et al. Multi-tool formaldehyde measurement in simulated and real atmospheres for indoor air survey and concentration change monitoring. Air Quality, Atmosphere & amp Health, 2010: 1-10

CHPS Collaborative for High Performance Schools (CHPS)

http://www.chps.net/overview/overviewHealthProductivity.htm, 1999.

Clarisse B, Laurent AM, Seta N et al. Indoor aldehydes: measurement of contamination levels and identification of their determinants in Paris dwellings. Environ. Res. 2003; 92: 245-53.

Destaillats H, Lunden M, Singer BC et al. Indoor secondary pollutants from household product emissions in the presence of ozone: A bench-scale chamber study. Environ. Sci. Tech. 2006; 40: 4421-8.

Fortner EC, Zheng J, Zhang R et al., Measurements of Volatile Organic Compounds Using Proton Transfer Reaction - Mass Spectrometry during the MILAGRO 2006 Campaign - Atmos. Chem. Phys. 2009; 9: 467-81.

Fung K, Wright B. Measurement of Formaldehyde and Acetaldehyde Using 2,4-Dinitrophenylhydrazine-impregnated Cartridges During the Carbonaceous Species Methods Comparison Study - Aerosol Sci.Tech. 1990; 12: 44-8.

Geiss O, Giannopoulos G, Tirendi S et al. The AIRMEX study – VOC measurements in public buildings and schools/kindergartens in eleven European cities: Statistical analysis of the data - Atmos. Environ. 2011; 45: 3676-84.

Gilbert NL, Guay M, David J et al. Levels and determinants of formaldehyde, acetaldehyde, and acrolein in residential indoor air in Prince Edward Island, Canada - Environ. Res. 2005; 99: 11-7.

Grosjean E, Williams EL, Grosjean D. Ambient Levels of Formaldehyde and Acetaldehyde in Atlanta, Georgia - Air & Waste 1993; 43: 469-74.

Gustafson P, Barregard L, Strandberg B, Sallsten G. The impact of domestic wood burning on personal, indoor and outdoor levels of 1,3-butadiene, benzene, formaldehyde and acetaldehyde - J. Environ. Monit, 2007, 9: 23-32.

Hak C, Pundt I, Trick S et al. Intercomparison of four different in-situ techniques for ambient formaldehyde measurements in urban air - Atmos. Chem. Phys., 5, 2005: 2881-2900.

HCRC Health Care Research Collaboration - http://www.healthybuilding.net/docs/HBN-ResilientFlooring&ChemicalHazards-Report.pdf, 2009.

HEI Health Effects Institut, Sepcial report 16,  Mobile-Source Air Toxics: a critical review of the literature on exposure and health effects: acetaldehyde - http://pubs.healtheffects.org/getfile.php?u=388, 2007.

Hodgson A, Daisey JM, Mahanama KR et al. Use of volatile tracers to determine the contribution of environmental tobacco smoke to concentrations of volatile organic compounds in smoking environments - Environ. Int., 22, 1996: 295-307.

Hodgson AT, Faulkner D, Sullivan DP et al. Effect of outside air ventilation rate on volatile organic compound concentrations in a call center - Atmos. Environ., 37, 2003: 5517-27.

Huang YT, Chen CC, Chen YK et al. Environmental test chamber elucidation of ozone-initiated secondary pollutant emissions from painted wooden panels in buildings - Build. Environ., 50, 2011: 135-40.

Huynh CK, T Vu-Duc. Intermethod comparisons of active sampling procedures and analysis of aldehydes at environmental levels - Anal. Bioanal. Chem., 372, 2002: 654-7.

IARC Monographs on the evaluation of the carcinogenic risks of chemical to humans - http://www.inchem.org/documents/iarc/iarc/iarc740.htm, 1999.

INERIS Données technico-économiques sur les substances chimiques en France: acétaldéhyde, 309 - http://www.ineris.fr/substances/fr/glossaire/view/letter/A, 2011.

Jenkin PL, T Phillips, J Waldman. Report to the California Legislature Environmental health conditions in California's portable classrooms - Disponible sur http://www.arb.ca.gov/research/indoor/pcs/pcs.htm, 2003.

Jurvelin J, M Vartiainen, M Jantunen, P Pasanen. Personal Exposure Levels and Microenvironmental Concentrations of Formaldehyde and Acetaldehyde in the Helsinki Metropolitan Area, Finland - J. Air Waste Manage., 51, 2001: 17-24.

Kabir E, KH Kim. An investigation on hazardous and odorous pollutant emission during cooking activities - J. Hazard. Mater., 188, 2011: 443-54.

Kagi, N., S. Fujii, H. Tamura and N. Namiki Secondary VOC emissions from flooring material surfaces exposed to ozone or UV irradiation - Build. Environ., 44, 2009: 1199-205.

Karl TG, TJ Christian, RJ Yokelson et al. The Tropical Forest and Fire Emissions Experiment: method evaluation of volatile organic compound emissions measured by PTR-MS, FTIR, and GC from tropical biomass burning - Atmos. Chem. Phys., 7, 2007: 5883-97.

Katragadda HR, A Fullana, S Sidhu, ÃA Carbonell-Barrachina. Emissions of volatile aldehydes from heated cooking oils - Food Chem., 120, 2010: 59-65.

Koziel JA, J Noah, J Pawliszyn. Field sampling ann ddetermination of formaldehyde in indoor air with solid-phase microextraction and on-fiber derivatisation - Environ. Sci. Technol., 35, 2001: 1481-6.

Kunugita N, K Arashidani, T Katoh. Investigation of air pollution in large public buildings in Japan and of employees' personal exposure levels, 2011, Abdul-Wahab, S.A.

Leungsakul S, M Jaoui, RM Kamens. Kinetic mechanism for predicting secondary organic aerosol formation from the reaction of d-limonene with ozone, - Environ. Sci. Tech., 39, 2005: 9583-94.

Li J, YL Feng, CJ Xie et al. Determination of gaseous carbonyl compounds by their pentafluorophenyl hydrazones with gas chromatography/mass spectrometry - Anal. Chim. Acta, 635, 2009: 84-93.

Logue JM, TE McKone, MH Sherman, BC Singer. Hazard assessment of chemical air contaminants measured in residences - Indoor Air, 21, 2011: 92-109.

Loh MM, EA Houseman, GM Gray et al. Measured concentrations of VOCs in several non-residential microenvironments in the United States - Environ. Sci. Tech., 40, 2006: 6903-11.

Lovreglio P, A Carrus, S Lavicoli et al. Indoor formaldehyde and acetaldehyde levels in the province of Bari, South Italy, and estimated health risk - J. Environ. Monit., 11, 2009: 955-61.

Marchand C, B Bulliot, S Le Calvé, P Mirabel.Aldehyde measurments in indoor environments in Strasbourg (France) - Atmos. Environ., 40, 2006: 1336-45.

Missia DA, E Demetriou, N Michael et al. Indoor exposure from building materials: A field study - Atmos. Environ., 44, 2010: 4388-95.

Morrison GC, WW Nazaroff. Ozone Interactions with Carpet: Secondary Emissions of Aldehydes - Environ. Sci. Tech., 36, 2002: 2185-92.

Nicolas Ml, O Ramalho, FO Maupetit. Reactions between ozone and building products: Impact on primary and secondary emissions - Atmos. Environ., 41, 2007: 3129-38.

OEHHA Acetaldehyde Reference Exposure Levels -

http://oehha.ca.gov/air/toxic_contaminants/pdf_zip/acetaldehyde_112508.pdf, 2008

Onishi M, Y Sekine, K Sugihara et al. A passive sampler for the determination of carbonyl compounds in indoor air employing O-(4-cyano-2-ethoxybenzyl)hydroxylamine as reactive adsorbant - J. Health Sci., 53, 2007: 413-22.

OQAI Rapport exécutif des résultats de l’étude pilote à la définition de la campagne nationale dans les logements - 2002.

OQAI Campagne de surveillance nationale sur la qualité de l'air intérieur dans les logements français - http://www.afsset.fr/upload/bibliotheque/901096605168212697057874284367/qualite_air_interieur_oqai_2006.pdf, 2006.

Pesis E, O Dvir, O Feygenberg et al. Production of acetaldehyde and ethanol during maturation and modified atmosphere storage of litchi fruit - Postharvest Biol.Tech., 26, 2002: 157-65.

Rapport LCSQA-INERIS Mesure du formaldéhyde - http://www.lcsqa.org/action/2008/air-interieur/mesure-formaldehyde, 2008.

Rapport LCSQA-INERIS Mesure du formaldéhyde - http://www.lcsqa.org/action/2009/missions-diverses/mesure-formaldhehyde, 2009.

Rapport LCSQA Comparaison de différentes méthodes de prélèvement des aldéhydes en présence d'ozone, en atmosphères réelle et simulée - http://www.lcsqa.org/rapport/2007/ineris/mesure-formaldehyde, 2007.

Rossignol S, L Chiappini, E Perraudin et al. Development of parallel sampling and analysis for the elucidation of gas/particle partitioning of oxygenated semi-volatile organics: a limonene ozonolysis study - Atmos. Meas. Tech., 5, 2012: 1459-89.

Sai Hang Ho S, JZ Yu. Feasibility of collection and analysis of airborne carbonyls by on-sorbent derivatization and thermal desorption - Anal. Chem., 74, 2002: 1232-40.

Sarigiannis DA, SP Karakitsios, A Gotti et al. Exposure to major volatile organic compounds and carbonyls in European indoor environments and associated health risk - Environ. Int., 31, 2011: 743-65.

Sauer CG, JT Pisano, DR Fitz. Tunable diode laser absorption spectrometer measurements of ambient nitrogen dioxide, nitric acid, formaldehyde, and hydrogen peroxide in Parlier, California - Atmos. Environ., 37, 2003: 1583-91.

SCCS Européan Commission, Scientific Committee on Consumer Safety, Opinion on Acetaldehyde - http://ec.europa.eu/health/scientific_committees/consumer_safety/docs/sccs_o_104.pdf, 2012.

Shendell D, AM Winer, TH Stock et al. Air concentrations of VOCs in portable and traditional classrooms: Results of a pilot study in Los Angeles County - J. Expo. Anal. Env. Epid. , 14, 2004: 44-59.

St-Jean M, A St-Amand, NL Gilbert et al. Indoor air quality in Montreal area day-care centres, Canada - Environ. Res., 118, 2011: 1-7.

Steinemann AC, IC MacGregor, SM Gordon et al. Fragranced consumer products: Chemicals emitted, ingredients unlisted - Environ. Impact Assess. , 31, 2011: 328-33.

Stranger M, SS Potgieter-Vermaak, R Van Grieken. Comparative overview of indoor air quality in Antwerp, Belgium - Environ. Int., 33, 2007: 789-97.

Subramanian P, GM Breuer, SJ Reynolds. Low Molecular Weight Carbonyls in Large Midwestern Office Buildings - Int. J. Environ. An. Ch., 76, 2000: 215-39.

Uchiyama S, S Aoyagi, M. Ando. Evaluation of a diffusive sampler for measurement of carbonyl compounds in air - Atmos. Environ., 38, 2004: 6319-26.

Uchiyama S, Y Otsubo. Simultaneous dtermination of ozone and carbonyls using trans-1.2-bis(4-pyridyl)ethylene as an ozone scrubber for 2.4-dinitrophenylhydrazine-impregnated silica cartridge - Anal. Chem., in press, 2008.

US EPA (IRIS) Acetaldehyde - Reference Concentration for Chronic Inhalation Exposure (RfC). U.S. Environmental Protection Agency - Integrated Risk Information System - http://www.epa.gov/ngispgm3/iris/, 1991.

Wang H, G. C. Morrison. Ozone-surface réactions in five homes: surface reaction probabilities, aldehydes yiels, and trends - Indoor Air, 20, 2010: 224-34.

Weng M, L. Zhu, K. Yang, S. Chen. Levels and health risks of carbonyl compounds in selected public places in Hangzhou, China - J. Hazard. Mater., 164, 2009: 700-6.

Weschler CJ. Changes in indoor pollutants since the 1950s - Atmos. Environ., 43, 2009: 153-69.

Weschler C, Hodgson AT, Wooley JD. Indoor chemistry: ozone, volatile organic compounds, and carpets - Environ. Sci. Tech., 26, 1992: 2371-7.

Wu XM, Apte MG, Maddalena R, Bennettt DH. Volatile Organic Compounds in Small- and Medium-Sized Commercial Buildings in California - Environ. Sci. Technol., 45, 2011: 9075-83.

Yeretzian C, Jordan A, Badoud R, Lindinger W. From the green bean to the cup of coffee: investigating coffee roasting by on-line monitoring of volatiles - Eur. Food Res.Technol., 214, 2002: 92-104.

Zhang J, Lioy P, He Q. Characteristics of aldehydes: concentrations, sources, and exposures for indoor and outdoor residential microenvironments - Environ. Sci. Tech., 28, 1994: 146-52.

Zhang J, Zhang L, Fan Z, Ilacqua V. Development of the Personal Aldehydes and Ketones Sampler Based upon DNSH Derivatization on Solid Sorbent - Environ. Sci. Tech., 34, 2000: 2601-7.

Notes

3 INERIS (2011) - Fiche de données toxicologiques et environnementales des substances chimiques - Acétaldéhyde (consultable sur le portail des substances chimiques de l’INERIS, à l’adresse :http://www.ineris.fr/substances/fr/glossaire/view/letter/A.

Pour citer ce document

Référence électronique : Laura Chiappini « L’acétaldéhyde en air intérieur : métrologie et niveaux mesurés », Pollution atmosphérique [En ligne], N° 218, mis à jour le : 23/05/2017, URL : http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=2109, https://doi.org/10.4267/pollution-atmospherique.2109

Auteur(s)

Laura Chiappini