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Etude des résidus de combustion des fuels liquide et solide et de traitement chimique du phosphate brut dans la ville de Sfax (Tunisie)

Study of atmospheric emissions from liquid and solid fuels burning facilities and from raw phosphate chemical treatment in Sfax City (Tunisia)

Chafai Azri, Ali Tili, Mohamed Moncef Serbaji et Khaled Medhioub

p. 297-308

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Résumé

L'étude des émissions atmosphériques émanant des foyers de combustion des fuels liquide et solide et des procédés de traitement chimique du phosphate brut dans la ville de Sfax (Tunisie) montre diverses formes de pollution regroupant principalement les oxydes de soufre (SOx), les vésicules d'acide sulfurique, les vésicules d'acide phosphorique, les composés fluorés et les poussières. Leur émission dans l'atmosphère, en quantités importantes dépassant les normes de rejet, est expliquée par les performances limitées des installations antipollution jugées amorties et/ou surexploitées. Il a été démontré que la pollution gazeuse est essentiellement attribuée aux procédés de traitement du phosphate brut dans le complexe chimique "SIAPE » alors que la pollution particulaire est générée par toutes les industries spécifiques (« SIAPE » charbonnières, savonneries, sociétés de tissage). En aval de ces dernières, les facteurs d'émission calculés de certains métaux toxiques (Pb, Cd, Ni, Cu, Zn) montrent des valeurs très différentes. Ils correspondent à des valeurs comprises entre 0,3 et 9,5 g/t dans les résidus de traitement du phosphate. Ils sont relativement faibles dans les résidus de combustion des fuels lourds à l'exception de celui de Ni qui est de 15,5 g/t. Il est toutefois supérieur au facteur d'émission de Ni par les procédés de traitement du phosphate. En tenant compte des débits d'émission, le calcul des flux annuels de ces métaux montre que la " SIAPE " pourra constituer une source potentielle de pollution atmosphérique dans la ville. En effet,sa contribution à l'émission des métaux dépasse de loin celle de plusieurs foyers à fuel lourd représentatifs dans la ville. À titre comparatif, les émissions de Ni par ses procédés correspondent à celles de 38 foyers à fuel lourd de 4,8 Vj de capacité (Ni : 1 046 kg/an contre 27 kg/an). Ce fait marque nettement le fort degré de pollution anthropogénique qu'engendrent ces procédés chimiques adoptés pour la transformation de la matière première. Ils méritent par conséquent d'être équipés de systèmes antipollution adéquats.

Abstract

Study of atmospheric emissions from solid and liquid fuels burning facilities and from chemicaf treatment processes of raw phosphate in Sfax City (Tunisia) shows different forms of pollution concerning mainly sulfur oxides (SOx), sulfuric and phosphoric acid mists, fluorinated compounds and dust. Limited performances of amortized and/or over used de-pollution systems can explain high atmospheric emissions above emission limits. Gaseous pollution has been shown as coming malnly from phosphate treatment processes inside the chemical complex " SIAPE " while particulate pollution is coming from ali specifie industries (SIAPE, charcoal facilities and weaving and soap factories). Calculated emission factors of these industries for some heavy metals (Pb, Cd, NI, Cu, Zn) are very different. They are ranging from 0.3 to 9.5 g/t for phosphate treatment residues. Excepted NI with 15.5 g/t, they are rather small for heavy fuels combustion residues. It, nevertheless, exceeds the emission factor of NI for the phosphate treatment process. Volumes of emissions and calculated annual fluxes of metals are showing that "SIAPE", could be a potential source of atmospheric pollution in the city. lts contribution to metal emissions is really exceeding emissions from well identified heavy fuels burning facilities in the city. Just to compare, Ni emissions from its processes are equal to emissions from 38 heavy fuels burning facililies of 4.8 t/daycapacity (Ni 1 046 kg/year instead of 27 kg/year). Such a tact is clearly painting out the high level of anthropogenic pollution from chemical processes adopted for primary matter transformation. They hence should be fitted with suitable de-pollution systems.

Entrées d'index

Mots-clés : combustibles liquide et solide, facteurs d'émission, flux d'émission, phosphate brut, polluants atmosphériques, systèmes antipollution

Keywords: antipollution systems, atmospheric pollutants, emission factors, emission fluxes, liquid and solid fuels, raw phosphate

Pour citer ce document

Référence papier : Chafai Azri, Ali Tili, Mohamed Moncef Serbaji et Khaled Medhioub « Etude des résidus de combustion des fuels liquide et solide et de traitement chimique du phosphate brut dans la ville de Sfax (Tunisie) », Pollution atmosphérique, N° 174, 2002, p. 297-308.

Référence électronique : Chafai Azri, Ali Tili, Mohamed Moncef Serbaji et Khaled Medhioub « Etude des résidus de combustion des fuels liquide et solide et de traitement chimique du phosphate brut dans la ville de Sfax (Tunisie) », Pollution atmosphérique [En ligne], N° 174, mis à jour le : 05/12/2013, URL : http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=2479, https://doi.org/10.4267/pollution-atmospherique.2479

Auteur(s)

Chafai Azri

Faculté des Sciences de Sfax (FSS), Département des Sciences de la Terre, Route de Soukra, BP 802, 3018 Sfax, Tunisie

Ali Tili

Faculté des Sciences de Sfax (FSS), Département des Sciences de la Terre, Route de Soukra, BP 802, 3018 Sfax, Tunisie

Mohamed Moncef Serbaji

Faculté des Sciences de Sfax (FSS), Département des Sciences de la Terre, Route de Soukra, BP 802, 3018 Sfax, Tunisie

Khaled Medhioub

Institut Préparatoire aux Études d'Ingénieurs de Sfax (IPEIS), route de Menzel Chaker km 0,5, BP 805, 3018 Sfax, Tunisie