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Pollution atmosphérique - 2016 - N°231 - 232, Octobre - Décembre 2016

Lettre de la rédaction

Isabelle Roussel


Texte intégral

Après son dernier numéro de septembre 2016 concernant l’agriculture, qui est la grande innovation de l’humanité, la revue Pollution Atmosphérique poursuit son investissement sur le thème de l’innovation, avec une démarche elle-même innovante, qui consiste à consacrer un numéro spécial à une région. Effectivement, la région Auvergne-Rhône-Alpes, riche de ses ressources variées, est bien caractérisée par une dynamique nécessaire pour affronter un futur difficile à cerner, tant il est sûr qu’il échappera aux normes actuelles. Ceci est d’autant plus vrai pour la qualité de l’air qu’il s’agit d’innover pour retrouver un état de l’atmosphère non pas initial mais antérieur à celui de la révolution industrielle et à l’explosion démographique. Les bouleversements de toute nature, induits par la perspective du réchauffement climatique et la transition énergétique, s’inscrivent dans cette démarche qui consiste à innover pour effacer les séquelles d’un progrès trop techno-centré, tout en continuant à développer « durablement » la région. La conquête ou la reconquête de la qualité de l’air, bien commun de l’humanité, est un enjeu de santé publique qui dépasse les normes tissées à partir de modèles passés pour s’engager vers des voies nouvelles en utilisant toutes les ressources de la région, qu’elles soient naturelles, intellectuelles, technologiques ou culturelles. Dans ce contexte régional fertile, les acteurs publics, Conseil régional ou ADEME, ont voulu accompagner et encourager cette démarche tournée vers le futur. C’est ainsi que François Savoie, fort de ses nombreuses années passées à l’ADEME, a consacré toute son énergie pour montrer, à travers ce numéro de la revue, combien l’amélioration de la qualité de l’air s’inscrit dans un long cheminement, passant parfois par des voies détournées ou transversales, tandis que parfois aussi elle progresse à travers de véritables ruptures, comme celle portée actuellement par les NTIC. Soutenu par l’ADEME, François Savoie a voulu entraîner le maximum d’acteurs dans sa démonstration. Il a rencontré de nombreuses structures, dont il rend compte dans l’introduction, tout en sachant que les innovations ont des natures très différentes et qu’elles peuvent se cacher là où on ne les attend pas, dans une démarche d’EIS (Évaluation de l’Impact Sanitaire) au sein d’un projet de rénovation urbaine à Villeurbanne, par exemple. La variété des structures investies dans la rédaction de ce numéro montre l’importance de la convergence des efforts des différents acteurs de la région vers la construction du futur. Les 29 contributions présentées n’ont aucune prétention à l’exhaustivité, ni même à l’exemplarité. Cependant, chacune d’entre elles, met en lumière une facette des grands bouleversements qui traversent la société actuelle plus réticulaire, horizontale voire même hétérogène. Merci à tous ceux qui ont bien voulu partager cette aventure et qui ont accepté de se soumettre aux normes éditoriales de la revue. En effet, compte tenu de la variété des thèmes abordés, la structure habituelle du sommaire n’a pas pu être respectée, car le comité de rédaction a souhaité faire apparaître les grands types d’innovations ; chacune de ces catégories, définies de manière arbitraire, il est vrai, est illustrée par des articles scientifiques ou par des documents. Ceux-ci, pour des raisons de confidentialité ou de trop forte technicité, ne suivent pas le déroulement d’un article scientifique mais informent le lecteur de l’existence d’une expérimentation ou d’un procédé nouveau. Que les auteurs soient remerciés d’avoir accepté cette démarche qui a pour objectif de donner une information rigoureuse à un large public, en allant au-delà d’une simple démarche de communication ou d’une démonstration scientifique réservée à quelques initiés.

Ainsi, à travers la variété des thèmes abordés, ce numéro de la revue Pollution Atmosphérique a pour ambition de répandre largement les savoirs et les savoir-faire rencontrés en Auvergne-Rhône-Alpes, car le propre d’une innovation réussie consiste à essaimer dans d’autres régions pour le bénéfice d’un plus grand nombre. Ainsi, la région fait largement partager ses nombreux atouts.

Merci à l’ADEME qui, par son soutien régulier, nous a fait partager sa foi dans l’avenir et la pertinence des choix à effectuer dans une indispensable vision de circularité.

Pour citer ce document

Référence électronique : Isabelle Roussel « Lettre de la rédaction », Pollution atmosphérique [En ligne], N°231 - 232, mis à jour le : 29/11/2016, URL : http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6028

Auteur(s)

Isabelle Roussel