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Retour sur le 30e colloque international de l’Association Internationale de Climatologie (AIC)

Pierre Carrega

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Texte intégral

C’est l’université de Sfax (Tunisie) en collaboration avec l’Association Tunisienne de Climatologie, qui a cette année organisé le 30e colloque international de l’Association Internationale de Climatologie (AIC), du 3 au 6 juillet 2017. Ce dernier a réuni près de 110 personnes inscrites, relevant de 19 nationalités différentes.

Les colloques de l’AIC, dont la langue est le français, sont annuels et se produisent alternativement en France et dans un autre pays.

Cette année, le thème majeur privilégié était : « climat, ville et environnement », avec un certain nombre de sous-thèmes : climatologie urbaine, topoclimatologie et agroclimatologie, variabilités et aléas climatiques, modélisation climatique, géomatique et climat, et climat et ressources en eau.

Après les traditionnels discours d’ouverture, le colloque a débuté par deux conférences plénières invitées sur le thème de la climatologie urbaine : la première par Pierre Carrega (université de Nice-Sophia Antipolis) sur « Le climat urbain de Nice, dans un contexte méditerranéen », et la seconde par Valéry Masson (MétéoFrance) sur « Le climat urbain : de l’observation des processus à l’adaptation des villes au changement climatique ».

L’après-midi du 3 juillet, ainsi que les journées du 4 et du 5 juillet, ont été consacrées aux sous-thèmes organisés en deux sessions parallèles de près d’une soixantaine de communications.

On relevait notamment 23 communications sur le climat urbain, thème devenant d’importance majeure pour le confort mais aussi la santé des populations urbaines, dont la proportion par rapport au monde rural ne cesse d’augmenter. Les développements ont touché des aspects très variés, comme la mesure, les processus physiques, le rôle de la morphologie urbaine, l’influence de l’environnement topographique ou autre sur le climat urbain, les problèmes de pollution atmosphérique subis ou engendrés par la ville, les mesures adaptatives face au réchauffement climatique, etc.

On comptait aussi 11 exposés sur le climat et les ressources en eau, ainsi que la topoclimatologie et l’agroclimatologie, thèmes toujours importants en Afrique, 18 sur la variabilité et les aléas, 7 sur la géomatique et la modélisation climatique, centrés sur des questions très diverses.

Une vingtaine de posters aux sujets très variés étaient affichés, auxquels une session spécifique a été dédiée, permettant ainsi aux auteurs de présenter leur travail, de répondre aux questions et d’échanger des idées.

Si l’on peut regretter le nombre inhabituellement peu élevé d’Européens (une quinzaine) présents à ce colloque (pour des raisons extra-scientifiques), il faut noter inversement la très forte implication des collègues africains, et en particulier maghrébins (plus d’une soixantaine), ce qui est logique, pour des raisons de proximité et de formalités administratives plus simples.

Il faut saluer la pertinence scientifique du choix des thèmes sélectionnés par les organisateurs : les sujets traités ont été bien en phase avec les préoccupations actuelles et futures sur les implications du climat avec notre vie, en particulier le climat en ville, en privilégiant l’échelle locale, celle du cadre de vie de tous les jours.

Une partie de l’après-midi du mardi 4 juillet a été consacrée à l’assemblée générale de l’AIC, au cours de laquelle, outre les traditionnels votes des rapports moraux et financiers, et diverses discussions, ont été présentées les grandes lignes du colloque de juillet 2018, qui se tiendra à Nice.

Il reste à remercier la très forte implication du comité d’organisation et de ses coordinateurs, Salem Dahech et Sami Charfi, qui ont tout fait pour rendre non seulement intéressant mais agréable, par leur amabilité, ce colloque. Tout a été pensé depuis le choix d’un hôtel magnifique et fonctionnel comme lieu du colloque, les transports assurés depuis l’aéroport de Tunis-Carthage et à Sfax, les visites, le repas de gala, etc., jusqu’à l’excursion aux iles Kerkennah, à 20 km au large de Sfax. Cela à des prix demeurant volontairement peu élevés, suivant la philosophie de l’AIC, de manière à ouvrir le colloque à un maximum de participants, y compris de pays défavorisés.

Télécharger les actes complet du colloque sur : http://www.climato.be/aic/colloques/actes/Sfax2017_actes.pdf

Pour citer ce document

Référence électronique : Pierre Carrega « Retour sur le 30e colloque international de l’Association Internationale de Climatologie (AIC) », Pollution atmosphérique [En ligne], N°235, mis à jour le : 11/10/2017, URL : http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6384

Auteur(s)

Pierre Carrega