Pollution atmosphérique http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique Depuis 1958, la revue « Pollution atmosphérique, climat, santé, société»a contribué à l'élargissement des connaissances scientifiques sur la qualité de l'air, ses conséquences sur le changement climatique, ses effets sur la santé et sa prise en compte par la société. Numérisée depuis 1992, plus de 1000 articles sont ainsi disponibles en ligne….La revue, classée de rang A par l'AERES, est dotée d'un Comité de rédaction et d'un Conseil scientifique. fr Volatilisation des pesticides depuis les plantes : approche expérimentale et modélisation http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=5600 L’utilisation de produits phytopharmaceutiques pour la protection des cultures constitue la principale source de contamination de l’atmosphère par ces produits. Les niveaux de concentration des pesticides dans l’atmosphère méritent une attention particulière de la part de la recherche compte tenu de leurs impacts potentiels sur la population et les écosystèmes. Bien que la volatilisation depuis la plante soit reconnue plus intense et plus rapide que la volatilisation depuis le sol, cette voie de transfert est à ce jour la moins bien renseignée avec peu de modèles disponibles pour sa description. Une étude bibliographique étendue sur l’état des lieux des connaissances sur la volatilisation post-application des pesticides depuis un couvert végétal a montré que ce processus a fait l’objet de plusieurs études expérimentales, mais souvent descriptives et attachées aux conditions expérimentales propres à chaque étude (Lichiheb et al., 2015a). Le manque de connaissances est lié essentiellement à la complexité des interactions entre les processus ayant lieu à la surface de la feuille et qui sont en compétition avec la volatilisation, notamment la pénétration foliaire et la photodégradation. Ainsi, l’objectif général de cette thèse a été le développement d’un modèle mécaniste de volatilisation des pesticides depuis le couvert végétal. Pour parvenir à cet objectif, ce travail de thèse est fondé sur une démarche couplée entre des expérimentations en conditions contrôlées et le développe Mon, 01 May 2017 00:00:00 +0200 http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=5600 L’arbre et la forêt à l’épreuve d’un climat qui change. Rapport au Premier ministre et au Parlement par l’ONERC http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=5605 Le point de départ du rapport est le suivant : l’évolution du climat risque de s’effectuer à un rythme tel que l’expansion ou le déplacement de la plupart des espèces d’arbres ne pourront accompagner le changement climatique. Le rapport de vitesse entre les deux phénomènes est de l’ordre de un à dix.Précisons que cet ouvrage ne concerne que les forêts de métropole (1). Celles-ci sont d’autant plus vulnérables qu’elles sont découpées en massifs morcelés et que leur aire d’extension est réduite. L’essentiel de leur progression sur les espaces ouverts, depuis un siècle et demi, qui a porté le taux de boisement à plus de 30 %, a eu lieu.Quels rôles les forêts de métropole peuvent-elles jouer dans l’atténuation des gaz à effet de serre ? Peut-on évaluer le potentiel d’adaptation de ces forêts, en tenant compte des incertitudes sur l’évolution du climat, sur celle de nos comportements et sur le rôle dans l’avenir lointain de la filière forêt-bois, qui constitue un secteur complexe rassemblant des activités multiples ?À ce stade, deux remarques liminaires :bien que le rapport affirme d’emblée que la filière forêt-bois doit conserver une position centrale et un rôle stratégique vis-à-vis de la plupart des thématiques, dans le cadre de la transition énergétique et écologique, l’organisation en chapitres séparés du document pose problème – la filière forêt-bois n’est abordée qu’en septième rang, elle succède à deux chapitres consacrés aux interrelations entre arbre, forêt et changement Mon, 01 May 2017 00:00:00 +0200 http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=5605 Agriculteurs à l’ombre des forêts du monde. Agroforesteries vernaculaires par Geneviève Michon http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=5610 L’ouvrage se présente comme un plaidoyer en faveur des agroforesteries vernaculaires reposant sur l’analyse, autant agronomique que culturelle, de trois exemples privilégiés : l’agroforêt à damars indonésienne, l’arganeraie marocaine et la châtaigneraie corse.C’est là l’intérêt essentiel de l’approche de Geneviève Michon, fondée d’abord sur la prise en compte de la qualité de vie de ces agriculteurs qui intègrent l’arbre et la forêt à leurs cultures, et proposent un développement respectueux de leur patrimoine agroforestier, notamment de ses diversités biologique et culturelle.On peut certes regretter l’opposition trop systématique établie dans l’ouvrage entre deux conceptions qui trouveraient leur origine dans deux modèles historiques inconciliables, celui de l’ager, fondé sur la simplification des écosystèmes agraires, et celui de l’hortus, qui autorise au contraire une fluidité entre le sauvage et le domestique. L’un est marqué par l’obsession du court terme et de la production, l’autre s’exprime dans la longue durée, celle de l’évolution à la fois des écosystèmes naturels et, encore mieux, des « forêts domestiques », où chaque génération transmet à la génération suivante un patrimoine autorisant le partage des ressources.En effet, les modèles d’agriculture et de sylviculture intensifs se rattachent à une conception techniciste et industrielle très récente (les plantations de palmiers à huile du Sud-Est de l’Asie, les immenses champs céréaliers remembrés et dépourvus d’arb Mon, 01 May 2017 00:00:00 +0200 http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=5610 Énergies renouvelables et agriculture par Bernard Pellecuer http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=5612 Cet ouvrage est la seconde édition d’un livre paru en 2007, au moment où la question énergétique émergeait dans les différents secteurs de la société. Les agriculteurs commençaient à se rendre compte qu’ils n’étaient pas seulement consommateurs mais aussi des producteurs potentiels d’énergie. L’auteur ne se contente pas d’insister sur le rôle clé que peut jouer l’agriculture dans la transition énergétique mais il décrit des expériences très concrètes dans le cadre d’une vision de l’agriculture intégrée au sein des orientations du développement durable.Le livre se divise en 6 parties, les deux premières insistent sur l’opportunité que la transition énergétique représente pour l’agriculture et la forêt. Ensuite, il passe en revue différents thèmes possibles pour relier agriculture et énergie : la biomasse sèche, la méthanisation, la biomasse carburant, le développement des ENR dans l’agriculture.Après quelques rappels généraux dans une première partie, la seconde partie s’attache à montrer trois opportunités dont l’agriculture peut se saisir : la baisse de la consommation énergétique, le stockage du carbone et la production d’énergies renouvelables. À celles-ci s’ajoute la possibilité de fournir des matières premières constituant des alternatives à la fabrication de produits chimiques à partir du pétrole, sans oublier le poids économique de l’utilisation locale de la biomasse permettant de restreindre les importations d’énergie. La biomasse présente l’avantage de stocker le car Mon, 01 May 2017 00:00:00 +0200 http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=5612 Les espaces périurbains : entre pollution des villes et pollution des champs aux échelles régionale et locale http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=5613 Les territoires périurbains, zones de transition entre les zones urbaines et rurales, sont soumis à de nombreuses pollutions à la fois gazeuses et particulaires. Ces pollutions proviennent de sources locales comme les activités résidentielles, le trafic routier et les activités agricoles, mais également de sources régionales issues des activités urbaines et des émissions des zones (pseudo-)naturelles adjacentes. Cet article présente une synthèse des différentes sources de pollution affectant la qualité de l’air en milieu périurbain. Il est évident que les pollutions purement anthropiques ne peuvent être dissociées de celles issues du fonctionnement des écosystèmes (pseudo-)naturels dans ces espaces. Enfin, les enjeux vis-à-vis de l’agriculture périurbaine, fortement présente et en développement du fait d’une volonté de consommer des productions locales, sont discutés.Periurban areas, zone of transition between urban and rural areas, are submitted to several sources of pollution, both gaseous and particulate. These pollutions originate from local sources such as residential sector, traffic road and agricultural activities, but also from regional ones from adjacent urban and (pseudo-)natural areas. This paper presents a synthesis of the different sources affecting air quality in periurban areas. It is clear that pollutions from anthropogenic activities cannot be fully dissociated to those from (pseudo-)natural ecosystem functioning in these areas. Finally, the atmospheric pollution issues are discussed in emphasis with periurban agriculture, already present and under development in these areas due to the development of short food supply chains and local food consumptions. Mon, 01 May 2017 00:00:00 +0200 http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=5613 Mesurer les émissions de gaz liées aux activités agricoles : des méthodes et des enjeux à raccorder http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=5623 La quantification des émissions de gaz des activités agricoles est devenue incontournable si l’on souhaite répondre aux différents enjeux auxquels l’agriculture doit faire face. La particularité de ce secteur est liée à la multiplicité des sources d’émissions dites « diffuses ». Au cours de ces 20 dernières années, la communauté scientifique a contribué au développement de méthodes de mesure adaptées aux gaz ciblés, aux sources, aux moyens disponibles et aux enjeux. Des protocoles détaillés commencent à être disponibles et leur standardisation est en cours. Néanmoins, cette étape ne pourra être complète que lorsque des méthodes d’évaluation des incertitudes sur les mesures seront également disponibles.The quantification of emissions from agricultural activities has become essential to meet the different challenges that agriculture has to cope with. The particularity of this sector is related to the multiplicity of emission sources called "diffuse". Over the past 20 years, the scientific community has contributed to the development of measurement methods adapted to target gas, sources, available resources and issues. Standard protocols are in development and standardization is going on. However, this step will not be complete until uncertainty assessment methods are not available. Mon, 01 May 2017 00:00:00 +0200 http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=5623 Le rôle de l’agriculture sur les concentrations en particules dans l’atmosphère et l’apport de la modélisation http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=5638 Comme tous les secteurs d’activité, le secteur agricole est responsable de l’émission de nombreux polluants et précurseurs de polluants notamment particulaires. L’agriculture se distingue par de très fortes émissions d’ammoniac, le recensement officiel des émissions indique que plus de 97 % (CITEPA, 2015) des émissions anthropiques de ce composé sont dues à l’agriculture (élevage et épandages d’engrais azotés) en France. L’ammoniac combiné à l’acide nitrique est à la source de la formation de particules secondaires dans l’atmosphère, contribuant ainsi à la charge totale en particules. D’autres émissions, notamment de particules terrigènes, sont imputables à l’agriculture lesquelles sont de taille généralement supérieure à 2,5 µm. L’agriculture a ainsi un rôle important sur la qualité de l’air. L’ammoniac, dans des conditions météorologiques favorables, réagit avec l’acide nitrique pour former le nitrate d’ammonium. En situation d’épisode, le nitrate d’ammonium peut représenter plus de 50 % de la masse de PM10, les situations anticycloniques de fin d’hiver présentent des conditions idéales pour favoriser l’accumulation des polluants dans les basses couches de l’atmosphère et la réaction de formation du nitrate d’ammonium. Les simulations de scénarios montrent que des réductions d’émissions d’ammoniac aboutissent à une baisse sensible des concentrations de nitrate d’ammonium, cette baisse est d’autant plus importante si elle s’accompagne d’autres mesures visant à réduire les émissions des oxydes d’azote. Des politiques de long terme visant à réduire l’ensemble des émissions d’ammoniac permettront également de réduire le nombre de dépassements des valeurs réglementaires des PM10 et PM2.5.Like all activity sectors, agriculture is responsible for the emission of many pollutants and particularly gaseous precursors of particulate matter, it is characterized by very high ammonia emissions. The French official emission inventory indicates that more than 97% (CITEPA, 2015) of anthropogenic emissions of this compound are due to agriculture (mainly due to breeding and nitrogen fertilizers applications). Ammonia combined with nitric acid is the source of secondary particles formation into the atmosphere contributing to the total particle load. Other components like soil particles are also issued from agriculture, they are generally greater than 2.5 μm in diameter. Thus, agriculture has an important role in air quality. Ammonia, under favorable weather conditions, reacts with the nitric acid and forms ammonium nitrate. During pollution episodes, this compound can represent over 50% of the PM10 mass. Anticyclonic situations conditions in late winter favor the accumulation of pollutants in the lower layers of the atmosphere and the formation of ammonium nitrate. Scenario simulations using air quality models show that ammonia emission reductions lead to a significant reduction in ammonium nitrate concentrations, the decrease is even more important if other measures to reduce nitrogen oxides emissions are taken. Long-term policies to weaken ammonia emissions will reduce the number of exceedances of PM10 and PM2.5 limit values. Mon, 01 May 2017 00:00:00 +0200 http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=5638 Plan Ecophyto II et qualité de l’air http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=5649 1. Surveillance, évaluation et maîtrise des risques et des impactsInitié en 2008, le plan Ecophyto I s’inscrit dans le cadre de la directive européenne 2009/128 d’utilisation des produits phytopharmaceutiques, compatible avec le développement durable. Ce plan, actualisé en 2015, a ainsi pour objectif la réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques, à hauteur de 25 % en 2020 et de 50 % à l’horizon 2025, et des risques et des impacts qui en découlent, en cohérence avec les impératifs de production en qualité et en quantité, économiques et techniques. La maîtrise de l’ensemble des risques liés à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques, avec la volonté de réduire les risques sur la santé humaine – en priorité les utilisateurs, les populations riveraines et les populations sensibles –, et les différents compartiments de l’environnement et la biodiversité, sont au cœur du plan Ecophyto II.Ce plan se base sur une batterie d’outils, comme par exemple : la formation des agriculteurs à une utilisation responsable des pesticides, un réseau de 3 000 fermes pilotes, des appels à projets pour la recherche et l’innovation, les bulletins de santé du végétal qui alertent les producteurs sur l’arrivée des parasites...2. Produits phytopharmaceutiques et qualité de l’airLe plan soutient l’organisation des réseaux de surveillance de la qualité de l’air, nécessaire à l’amélioration de la connaissance, en prenant en compte l’avis de l’ANSES saisie sur ce sujet. À ce titre, l Mon, 01 May 2017 00:00:00 +0200 http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=5649 Méthodologie et évolution des émissions de polluants atmosphériques dans les inventaires http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=5653 La qualité de l’air qui nous environne n’est pas le résultat d’une simple équation basée sur les émissions de polluants, mais ces émissions constituent quasiment le seul paramètre sur lequel l’activité humaine a une influence directe. C’est pourquoi les inventaires d’émissions atmosphériques sont incontournables aujourd’hui, ils servent d’indicateurs de suivi des émissions et d’outils de pilotage pour les actions à mener pour réduire ces pollutions. Ils sont réalisés annuellement par le CITEPA pour le ministère de l’Environnement et présentent l’évolution des principales émissions atmosphériques au niveau français. Ils couvrent actuellement une trentaine (d'après SECTEN) de substances, incluant les métaux, les particules, les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), les polluants organiques persistants... En tête de cette liste, quatre substances majeures (SO2, COVNM, NOx et NH3) participent activement à la chimie de l’atmosphère. Elles sont suivies de manière précise dans le cadre du protocole de Göteborg (CPATLD, 1999) et de la directive européenne 2001/81/CE sur les plafonds d'émission nationaux dite « NEC » (CE, 2001).Durant la majeure partie du XXe siècle, les principales sources de pollution étaient industrielles ou liées à la production d’énergie, du fait notamment de leurs fortes émissions de SO2, et de particules primaires incluant de nombreux composés nocifs (métaux, HAP). Mais avec la désindustrialisation de la France et la progression des secteurs d’activité Mon, 01 May 2017 00:00:00 +0200 http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=5653 La contamination de l’atmosphère par les produits phytosanitaires: protéger les végétaux des attaques de pesticides nuisibles http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=5655 Les produits phytosanitaires sont des produits développés et utilisés depuis plusieurs dizaines d’années pour protéger les cultures agricoles de divers bioagresseurs des cultures. Cet usage entraîne une contamination de l’environnement et notamment du compartiment atmosphérique, et ce quelle qu’en soit la phase : gazeuse, liquide (pluie, brouillard) ou solide (aérosols). Les niveaux de concentrations vont dépendre des processus sources (émission pendant et en postapplication), puits (photodégradation, dépôts humides et secs) et de transport atmosphérique. Ainsi, plusieurs facteurs vont conditionner les concentrations observées, tels que les techniques de traitements et plus globalement les pratiques culturales, les produits utilisés (propriétés physico-chimiques de la matière active, co-formulants, adjuvants) ou les conditions pédoclimatiques locales, ainsi que la distance à la source.Pesticides are a group of synthetic compounds which were developed and used since many decades against crop pests. This intensive usage has led to a chronic contamination of the environment including the atmosphere (gas, liquids, aerosols). Atmospheric levels are function of several processes including emission processes (drift and post-application volatilisation), sink processes (photolysis, wet and dry deposition) and transport through air masses. Various factors like cultural practices, mechanical systems used for spraying, physical and chemical properties of molecules, additives… and pedological conditions plays an important role on the spatial and temporal variability of the atmospheric contamination. Mon, 01 May 2017 00:00:00 +0200 http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=5655