Pollution atmosphérique http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique Depuis 1958, la revue « Pollution atmosphérique, climat, santé, société»a contribué à l'élargissement des connaissances scientifiques sur la qualité de l'air, ses conséquences sur le changement climatique, ses effets sur la santé et sa prise en compte par la société. Numérisée depuis 1992, plus de 1000 articles sont ainsi disponibles en ligne….La revue, classée de rang A par l'AERES, est dotée d'un Comité de rédaction et d'un Conseil scientifique. fr Recommandations aux auteurs http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=1036 Depuis le premier numéro de l’année 2013, la revue est en accès libre sur le site de l’INIST :  http://irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/ et sur celui de l’APPA (Association pour la Prévention de la Pollution Atmosphérique)  www.appa.asso.fr Les objectifs de la « Revue Pollution Atmosphérique, climat, santé, société » demeurent identiques : la revue publie les études ou travaux originaux couvrant tous les domaines de la pollution atmosphérique, qu'elle soit d'origine physique, chimique ou microbiologique, anthropogénique ou natu­relle. Insistant depuis quelques années sur les interactions entre le climat et la pollution de l'air, la revue, en élargissant l'intitulé de son titre, a ouvert ses colonnes aux questions climatiques sans oublier les références à la société et à la santé. La revue publie, comme par le passé, en fonction de sa reconnaissance au titre des revues de rang A par l’AERES, des articles scientifiques validés par deux relecteurs. Elle publie aussi des contributions dans d’autres rubriques : Documents d’actualité, analyses et enjeux, comptes rendus de manifestations et d’ouvrages, sélection bibliographique et présentation des thèses sans oublier une rubrique régulièrement consacrée à l’air intérieur. Les contributions proposées sont examinées par le Comité de rédaction. En privilégiant l’accès libre, la revue prend une nouvelle orientation qui correspond à un élargissement du lectorat et à une nécessaire implication de l’ensemble des citoyens dans la lun., 19 août 2019 00:00:00 +0200 http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=1036 Abonnements http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6535 En 2019, l’accès à la revue est en libre accès. Retrouvez dès à présent nos articles et documents en accès gratuit. Bonne lecture ! lun., 19 août 2019 00:00:00 +0200 http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6535 Emmanuel Le Roy Ladurie, une vie face à l’histoire http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6818 D’Emmanuel Le Roy Ladurie, on connaît son « Histoire du climat depuis l’an mil » parue en 1967 chez Flammarion, ou encore « Montaillou village occitan de 1294 à 1324 » (Gallimard, 1975) où, à partir des registres de l’inquisition, il retrace la vie des habitants de ce village de Haute-Ariège, imprégné de catharisme, et démontre ainsi la possibilité d‘une histoire totale. Le livre de S. Lemny fait le portrait de cet historien talentueux, professeur au Collège de France, président de la Bibliothèque Nationale de France (BNF), créateur de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) pour se limiter aux postes les plus prestigieux qu’il a occupés. Au-delà de ses activités professionnelles, les chapitres du livre nous dévoilent aussi tout le contexte familial de la vie d’E. Le Roy Ladurie. Une enfance en Normandie - avec un père très lié au monde agricole, qui a été Ministre de l’Agriculture sous Vichy (il démissionne en 1942)- il est élève d’établissements catholiques avant d’intégrer la khâgne du lycée Henri-IV (1945) et Normale Sup (1949). Dans le milieu estudiantin parisien, s’exprime son engagement militant syndical et communiste, en même temps qu’il passe un certificat d’histoire du Moyen-Âge et un diplôme d’Etudes supérieures sur la guerre du Tonkin. C’est là que se forgent aussi des amitiés durables et qu’il rencontre Madeleine qu’il épousera plus tard. Après un séjour à Montpellier où il est nommé professeur de lycée en 1953, poste qu’il occupera jusqu’en 1957, ven., 03 mai 2019 00:00:00 +0200 http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6818 Pour éviter le chaos climatique et financier http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6819 Jean Jouzel chercheur en climatologie bien connu, membre du GIEC, et l’économiste Pierre Larrouturou (connu pour ses propositions de réduction de la semaine de travail) se sont alliés pour rédiger cet ouvrage sorti juste avant le sommet sur la planète («One Planet Summit ») du 12 décembre 2017, deux ans après la signature de la COP21 à Paris. On sait que dans l’engagement de la COP21 figure une proposition de financement des pays du Sud à hauteur de 100 milliards de dollars par an à partir de 2020, ce qu’on appelle le fonds vert. Par ailleurs on entend souvent les économistes verts déclarer que l’on peut créer beaucoup d’emplois en orientant l’économie vers l’écologie, notamment dans la rénovation thermique des bâtiments ! Enfin la publication du rapport de l’économiste britannique Nicholas Stern en 2006 a été un événement important : la « Stern review » a chiffré le coût du changement climatique. Maintenant que le thème « finance et changement climatique » est introduit, je présente l’architecture de l’ouvrage volumineux et très documenté, dans lequel d’ailleurs on pourrait se perdre. Il se décline en trois grandes parties : 1) le changement climatique et ses impacts ; responsabilité humaine ; conséquences de ne rien faire ; 2) les engagements de réduction divers, les mécanismes financiers de lutte contre le changement climatique ; 3) le Pacte Finance-Climat à l’échelle européenne pour limiter le chaos climatique et financier. La première partie comprend trois chapitres. Ce ven., 03 mai 2019 00:00:00 +0200 http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6819 Modélisation de l’exposition en zone urbaine : les limites d’une approche techniciste, un nécessaire couplage entre avancées technologiques et comportement des individus http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6740 Aujourd’hui, poursuivre les actions de lutte contre la pollution de l’air doit se poser sous la forme d’une question sociétale : comment réorganiser la ville et agir sur son développement, dans l’optique des enjeux de la durabilité mais aussi d’amélioration de la qualité de l’air ? L’ensemble des travaux de la littérature démontre la nécessité de développer de nouvelles formes de modélisation urbaine, multidisciplinaires et dédiées à fournir une aide à la décision en environnement. Cette recherche sur la modélisation doit prendre en compte le caractère complexe et intriqué du développement urbain, des formes d’usage du sol, de la consommation énergétique des ménages et des entreprises, du lien urbain-rural et des pratiques de mobilité. Dans ce cadre, la modélisation à une échelle fine des gradients de concentrations de polluants, l’estimation des contrastes d’exposition par une approche centrée sur les mobilités individuelles, ainsi que la modélisation des comportements de mobilité en situation actuelle et face à la mise en œuvre de politiques publiques, constituent des enjeux scientifiques et sociétaux majeurs. Today, the pursuit of actions against air pollution must be considered as a societal issue: how to reorganize the city and act on its development, in view of sustainability stakes, but also in order to improve air quality? The works reported in the literature demonstrate the need to develop innovative and multidisciplinary forms of urban modelling, dedicated to providing environmental decision support. This modelling research must take into account the complex and intricate nature of urban development, the structure of land use, the energy consumption of households and businesses, the urban-rural link as well as mobility practices. In this context, fine-scale modelling of pollutant concentration gradients, estimation of exposure contrasts by an approach centred on individual mobility as well as modelling of mobility behaviours in the current situation and for public policy scenarios, constitute major scientific and societal issues. mer., 10 avril 2019 00:00:00 +0200 http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6740 Forêt de tours et changement d’ère, une aspiration à la ville durable. L’exemple de Hanoï http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6559 L’article interroge l’enjeu de la référence au développement durable à Hanoï (Viêt Nam) en partant d’un certain nombre de figures identifiées comme constitutives de la ville durable qui s’assemblent dans la boîte à outils mondiale de « l’urbanisme mobile » pour les confronter aux réalisations effectives se réclamant du développement durable. Plus précisément, nous cherchons à comprendre selon quelles modalités le développement durable urbain est mis en œuvre à Hanoï et à travers quels acteurs, à partir de quelques synthèses produites par des recherches doctorales, et surtout du suivi d’ateliers de terrain menés avec des étudiants vietnamiens depuis 2010. This paper enquires about the sustainable development reference in Hanoï City using as a starting point specific identified features associated with the sustainable-city model in order to compare with practices in Hanoï. We examine how urban sustainable development is being put in place in Hanoï, through whose agency, using material from several doctoral studies and, mostly, data from field workshops carried out in Hanoï by Vietnamese students since 2010. mer., 10 avril 2019 00:00:00 +0200 http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6559 La ville française bridée par une vision descendante http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6566 L’objet de cet article est d’examiner à propos du gouvernement des villes l’opposition récurrente en France entre le central et le local, d’interroger l’histoire des cinquante dernières années où même si les collectivités locales, les villes notamment, ont pris du poids, ont acquis des compétences, se sont montrées plus autonomes, elles restent encore quelque peu bridées par une vision descendante d’un État toujours marqué par une vision unitariste et uniformisatrice.Dans une première partie, l’auteur s’attache au temps long de l’histoire et s’efforce de saisir à grands traits le jeu complexe qui s’est joué au fil du temps et des circonstances entre le central et le local. Il souligne l’irrésistible affirmation de l’État unitaire malgré des phases régulières de poussées d’autonomismes locaux et des revendications pour plus de libertés locales. Dans une seconde partie, il traite de ce jeu complexe sur les cinquante dernières années en focalisant son analyse sur deux champs importants de l’action des villes : l’habitat et le renouvellement urbain. Il montre que la succession des lois de décentralisation n’a permis qu’une semi-décentralisation par étapes. La troisième partie illustre, à partir de deux expériences, la difficulté de se départir d’un système centralisé, administré, technocratique. Ces expériences illustrent la juxtaposition jamais facile, chaotique parfois, entre une politique nationale descendante et des politiques locales émergentes.En conclusion, l’auteur souligne que les réformes entreprises dites de décentralisation, même si elles sont restées à mi-chemin, ont contribué à la dynamisation des villes, surtout des métropoles et des grandes agglomérations, et ont fait émerger une certaine culture de la subsidiarité. Il observe cependant que notre pays reste encore aujourd’hui un pays centralisé, dans ses structures, dans ses procédures administratives, dans sa vision politique, dans ses mentalités. N’est-il pas temps, s’interroge-t-il, de redéfinir un impérium de l’État plus adapté aux évolutions économiques, sociales et culturelles de notre époque ? Car c’est dans les villes et les métropoles que s’incarnent particulièrement l’interdépendance, la culture publique et la créativité et que doit, plus qu’ailleurs, s’exercer le gouvernement du monde. The subject of this article is to analyse the government of cities in France throughout the recurring opposition between the local level and the State, and to question the last fifty years history when even if local authorities, cities in particular, weighted more, were skiller and showed themselves more autonomous, they still remained rather restrained by a downward vision of a State always stamped by a unitary and standardising vision. In a first part, the author deals with the long-time history and tries to seize in broad outlines the complex game played over time and circumstances between the State and local authorities. He underlines the irresistible assertion of the unitary State in spite of regular phases of self-government and the claim for more local liberties. In the second part, he deals with this complex game during the last fifty years by focusing on two important fields of cities action: housing and urban renewal. He shows that the succession of decentralisation laws have allowed a step by step semi-decentralization. In a third part, he illustrates, from two experiences, the difficulty in leaving a centralized, administered, technocratic system. These experiences illustrate the never easy, chaotic juxtaposition between a downward national policy and emergent local ones.In conclusion, the author underlines that the said decentralization reforms undertaken, even if they have stayed halfway, have contributed to the dynamisation of cities, especially large cities, and that a certain subsidiarity culture is rising. He observes however that France remains, even today, a centralized country in its structures, its administrative procedures, its political vision and its mentalities. Is it not time, does he wonder, to redefine an Imperium of the State more adapted to the economic, social and cultural evolutions of our time? Because it is in cities and metropolises that are mostly embodied the interdependence, the public culture and the creativity and where the government of the world has, more than anywhere else, to be run. mer., 10 avril 2019 00:00:00 +0200 http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6566 La ville compacte : vers un dialogue entre Orient et Occident ? http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6579 La quête d’une « forme urbaine durable » a débouché, dans la littérature scientifique internationale, sur la formulation du modèle de « ville compacte » : une ville dense, aux usages du sol mixtes, et qui fait une large place aux modes de transport alternatifs à l’automobile. La question se pose de savoir dans quelle mesure un tel modèle, construit à partir d’études portant exclusivement sur les villes occidentales, est transposable à la Chine. Nous présentons les principes caractéristiques des villes chinoises au regard du modèle de ville compacte : des densités élevées et une certaine mixité fonctionnelle héritées de l’époque maoïste, combinées à un pouvoir urbain fort et une propriété publique du sol sont un atout considérable pour les villes chinoises, contrebalancées par une tendance à l’étalement urbain et une motorisation croissante. La dernière partie de l’article teste les présupposés de la ville compacte à l’aune de son impact sur la mobilité quotidienne dans le cas chinois. Nos résultats corroborent pour une grande part ceux de la littérature : la densité et le degré de polycentrisme tendent bien à réduire les distances parcourues et les émissions de polluants dues à la mobilité. The quest of a "sustainable urban form" has driven, in the international litterature, to the concept of the Compact City, with high densities and a mix of urban functions, which allows a greater use of alternative transport modes compared to automobile. The question is whether such a model, built on the basis of occidental cities’ structure, can be transposed to the Chinese case. Yet Chinese cities present a high degree of compacity, due to the maoïst heritage of urban planification; local authorities have a strong power, and the public property of the urban soil can be considered as a strength to set up “sustainable” politics of daily mobility. The question seems crucial, as Chinese cities tend to sprawl out, and automobile owning is steadily increasing. In the last part of the article, the “spatial structure – automobile use” link is empirically tested, with considerations about levels of air pollutants emissions. Our results tend to confirm that, in the Chinese case also, high densities and a high degree of polycentrality tend to reduce distances travelled and polluting emissions. mer., 10 avril 2019 00:00:00 +0200 http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6579 Coexposition à la pollution atmosphérique et au bruit, et maladies cardio-vasculaires http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6593 Le trafic routier est, en ville, la première source de nuisances et de pollutions environnementales1, principal responsable de la pollution atmosphérique et du bruit. La population urbaine représente plus de la moitié de la population mondiale, 78 % de la population des pays développés, 86 % de la population française. Au vu de ces chiffres, il n’est pas surprenant que la pollution atmosphérique et le bruit soient les deux principaux facteurs de risque environnementaux et les deux principaux responsables de la charge (burden) de morbidité environnementale en Europe. Il est également reconnu que le bruit et la pollution atmosphérique sont, chacun, des facteurs de risque de maladies cardio-vasculaires. Certes, les risques associés à ces deux facteurs considérés individuellement sont relativement faibles (dans ses calculs d’Environmental Burden of Disease, l’Organisation Mondiale de la Santé a retenu des valeurs de risque relatif inférieures à 1,5), mais, à l’échelle des populations qui y sont exposées simultanément, durant leur vie entière, ils posent un problème de santé publique de premier plan. D’autant plus que les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde, provoquant 17,3 millions de décès chaque année.Les effets sur la santé de l’exposition à la pollution atmosphérique ou au bruit sont étudiés séparément depuis plus d’un demi-siècle, mais la réflexion sur leurs effets conjoints, en particulier sur les maladies cardio-vasculaires, ne date que du début des années 2000. Elle est issue du constat suivant : le trafic routier étant source à la fois de pollution et de bruit, ces deux facteurs ayant des effets cardio-vasculaires, il est très probable que le bruit soit un facteur de confusion dans les études sur les associations entre la pollution atmosphérique et les maladies cardio-vasculaires, et inversement. Or les possibles effets conjoints de cette coexposition n’étaient pas pris en compte dans les études, jusqu’à récemment. Cette thématique suscite l’intérêt croissant des chercheurs et d’organismes décisionnels (par exemple, la Commission européenne). Mais le nombre restreint d’études publiées reste à souligner. La question principale étant de savoir si ces effets passent par les mêmes mécanismes d’action et s’ils sont synergiques. In cities, road traffic is the main source of nuisance and environmental pollution, the main cause of air pollution and noise. The urban population accounts for more than half of the world’s population, 78 % of the population of developed countries, 86 % of the French population. Given these figures, it is not surprising that air pollution and noise are the two main environmental risk factors and the two main contributors to the burden of environmental morbidity in Europe. It is also recognized that noise and air pollution are each a risk factor for cardiovascular disease. The risks associated with these two factors considered individually are relatively low (in its calculations of Environmental Burden of Disease, the World Health Organization used Relative Risk values of less than 1.5) but for the populations exposed to them simultaneously, throughout their lifetime, they pose a major public health problem. Especially since cardiovascular disease is the leading cause of death worldwide, causing 17.3 million deaths each year.The health effects of exposure to air pollution or noise have been studied separately for more than half a century, but the reflection on their joint effects, particularly on cardiovascular disease, dates only from the early 2000s. It is based on the following observation : road traffic is a source of both pollution and noise, both of which have cardiovascular effects, it is very likely that noise is a confounding factor in studies air pollution and cardiovascular disease, and vice versa. However, the possible joint effects of this co-exposure were not taken into account until recently.This theme is attracting increasing interest from researchers and decision-making bodies (eg. the European Commission). But the limited number of published studies remains to be underlined. The main question is whether these effects go through the same mechanisms of action and whether they are synergistic. mer., 10 avril 2019 00:00:00 +0200 http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6593 L’urbanisation du monde : l’hétérogénéité du fait urbain et l’avènement de la métropole http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6599 L’urbanisation du monde se poursuit dans un contexte caractérisé par un cycle de mondialisation. La majorité de la population est désormais urbaine, et la perspective théorique de l’article souligne deux faits majeurs. Elle fait en premier lieu le constat de l’hétérogénéité des villes telle que peuvent la révéler les classements des villes à l’échelle mondiale et à l’échelle européenne. Elle différencie ainsi les villes superstar et les mégacités des villes secondaires et rappelle qu’un milliard d’individus vivent dans l’habitat informel. Dans un second temps, elle identifie les concepts-clés associés aux processus de métropolisation et met en scène le débat opposant les tenants du triomphe de la ville à ceux de l’avènement de la métropole. L’analyse souligne la dimension néolibérale des premiers et l’attention des seconds à la question de la justice sociale et spatiale. The urbanization of the world is continuing in a context characterized by a cycle of globalization. The majority of its population has become urban and the theoretical perspective of this article underlines two major facts. First, it stresses the heterogeneity of cities as revealed by the ranking of cities at the world as well as the European scale. Thus, it differentiates Superstar cities and megacities from Second cities and reminds us that one billion individuals live in informal dwellings. Second, the analysis identifies the key-concepts associated with metropolization processes and stages the debate opposing those in favor of the ‘triumph of the city’ to those in favor of the coming of the ‘metropole’. The former is embedded in the neoliberal tradition while the second is concerned with social and spatial justice. mer., 10 avril 2019 00:00:00 +0200 http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6599