Pollution atmosphérique http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique Depuis 1958, la revue « Pollution atmosphérique, climat, santé, société»a contribué à l'élargissement des connaissances scientifiques sur la qualité de l'air, ses conséquences sur le changement climatique, ses effets sur la santé et sa prise en compte par la société. Numérisée depuis 1992, plus de 1000 articles sont ainsi disponibles en ligne….La revue, classée de rang A par l'AERES, est dotée d'un Comité de rédaction et d'un Conseil scientifique. fr Modélisation de l’exposition en zone urbaine : les limites d’une approche techniciste, un nécessaire couplage entre avancées technologiques et comportement des individus http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6740 Aujourd’hui, poursuivre les actions de lutte contre la pollution de l’air doit se poser sous la forme d’une question sociétale : comment réorganiser la ville et agir sur son développement, dans l’optique des enjeux de la durabilité mais aussi d’amélioration de la qualité de l’air ? L’ensemble des travaux de la littérature démontre la nécessité de développer de nouvelles formes de modélisation urbaine, multidisciplinaires et dédiées à fournir une aide à la décision en environnement. Cette recherche sur la modélisation doit prendre en compte le caractère complexe et intriqué du développement urbain, des formes d’usage du sol, de la consommation énergétique des ménages et des entreprises, du lien urbain-rural et des pratiques de mobilité. Dans ce cadre, la modélisation à une échelle fine des gradients de concentrations de polluants, l’estimation des contrastes d’exposition par une approche centrée sur les mobilités individuelles, ainsi que la modélisation des comportements de mobilité en situation actuelle et face à la mise en œuvre de politiques publiques, constituent des enjeux scientifiques et sociétaux majeurs. Today, the pursuit of actions against air pollution must be considered as a societal issue: how to reorganize the city and act on its development, in view of sustainability stakes, but also in order to improve air quality? The works reported in the literature demonstrate the need to develop innovative and multidisciplinary forms of urban modelling, dedicated to providing environmental decision support. This modelling research must take into account the complex and intricate nature of urban development, the structure of land use, the energy consumption of households and businesses, the urban-rural link as well as mobility practices. In this context, fine-scale modelling of pollutant concentration gradients, estimation of exposure contrasts by an approach centred on individual mobility as well as modelling of mobility behaviours in the current situation and for public policy scenarios, constitute major scientific and societal issues. mer., 10 avril 2019 00:00:00 +0200 http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6740 Forêt de tours et changement d’ère, une aspiration à la ville durable. L’exemple de Hanoï http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6559 L’article interroge l’enjeu de la référence au développement durable à Hanoï (Viêt Nam) en partant d’un certain nombre de figures identifiées comme constitutives de la ville durable qui s’assemblent dans la boîte à outils mondiale de « l’urbanisme mobile » pour les confronter aux réalisations effectives se réclamant du développement durable. Plus précisément, nous cherchons à comprendre selon quelles modalités le développement durable urbain est mis en œuvre à Hanoï et à travers quels acteurs, à partir de quelques synthèses produites par des recherches doctorales, et surtout du suivi d’ateliers de terrain menés avec des étudiants vietnamiens depuis 2010. This paper enquires about the sustainable development reference in Hanoï City using as a starting point specific identified features associated with the sustainable-city model in order to compare with practices in Hanoï. We examine how urban sustainable development is being put in place in Hanoï, through whose agency, using material from several doctoral studies and, mostly, data from field workshops carried out in Hanoï by Vietnamese students since 2010. mer., 10 avril 2019 00:00:00 +0200 http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6559 La ville française bridée par une vision descendante http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6566 L’objet de cet article est d’examiner à propos du gouvernement des villes l’opposition récurrente en France entre le central et le local, d’interroger l’histoire des cinquante dernières années où même si les collectivités locales, les villes notamment, ont pris du poids, ont acquis des compétences, se sont montrées plus autonomes, elles restent encore quelque peu bridées par une vision descendante d’un État toujours marqué par une vision unitariste et uniformisatrice.Dans une première partie, l’auteur s’attache au temps long de l’histoire et s’efforce de saisir à grands traits le jeu complexe qui s’est joué au fil du temps et des circonstances entre le central et le local. Il souligne l’irrésistible affirmation de l’État unitaire malgré des phases régulières de poussées d’autonomismes locaux et des revendications pour plus de libertés locales. Dans une seconde partie, il traite de ce jeu complexe sur les cinquante dernières années en focalisant son analyse sur deux champs importants de l’action des villes : l’habitat et le renouvellement urbain. Il montre que la succession des lois de décentralisation n’a permis qu’une semi-décentralisation par étapes. La troisième partie illustre, à partir de deux expériences, la difficulté de se départir d’un système centralisé, administré, technocratique. Ces expériences illustrent la juxtaposition jamais facile, chaotique parfois, entre une politique nationale descendante et des politiques locales émergentes.En conclusion, l’auteur souligne que les réformes entreprises dites de décentralisation, même si elles sont restées à mi-chemin, ont contribué à la dynamisation des villes, surtout des métropoles et des grandes agglomérations, et ont fait émerger une certaine culture de la subsidiarité. Il observe cependant que notre pays reste encore aujourd’hui un pays centralisé, dans ses structures, dans ses procédures administratives, dans sa vision politique, dans ses mentalités. N’est-il pas temps, s’interroge-t-il, de redéfinir un impérium de l’État plus adapté aux évolutions économiques, sociales et culturelles de notre époque ? Car c’est dans les villes et les métropoles que s’incarnent particulièrement l’interdépendance, la culture publique et la créativité et que doit, plus qu’ailleurs, s’exercer le gouvernement du monde. The subject of this article is to analyse the government of cities in France throughout the recurring opposition between the local level and the State, and to question the last fifty years history when even if local authorities, cities in particular, weighted more, were skiller and showed themselves more autonomous, they still remained rather restrained by a downward vision of a State always stamped by a unitary and standardising vision. In a first part, the author deals with the long-time history and tries to seize in broad outlines the complex game played over time and circumstances between the State and local authorities. He underlines the irresistible assertion of the unitary State in spite of regular phases of self-government and the claim for more local liberties. In the second part, he deals with this complex game during the last fifty years by focusing on two important fields of cities action: housing and urban renewal. He shows that the succession of decentralisation laws have allowed a step by step semi-decentralization. In a third part, he illustrates, from two experiences, the difficulty in leaving a centralized, administered, technocratic system. These experiences illustrate the never easy, chaotic juxtaposition between a downward national policy and emergent local ones.In conclusion, the author underlines that the said decentralization reforms undertaken, even if they have stayed halfway, have contributed to the dynamisation of cities, especially large cities, and that a certain subsidiarity culture is rising. He observes however that France remains, even today, a centralized country in its structures, its administrative procedures, its political vision and its mentalities. Is it not time, does he wonder, to redefine an Imperium of the State more adapted to the economic, social and cultural evolutions of our time? Because it is in cities and metropolises that are mostly embodied the interdependence, the public culture and the creativity and where the government of the world has, more than anywhere else, to be run. mer., 10 avril 2019 00:00:00 +0200 http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6566 La ville compacte : vers un dialogue entre Orient et Occident ? http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6579 La quête d’une « forme urbaine durable » a débouché, dans la littérature scientifique internationale, sur la formulation du modèle de « ville compacte » : une ville dense, aux usages du sol mixtes, et qui fait une large place aux modes de transport alternatifs à l’automobile. La question se pose de savoir dans quelle mesure un tel modèle, construit à partir d’études portant exclusivement sur les villes occidentales, est transposable à la Chine. Nous présentons les principes caractéristiques des villes chinoises au regard du modèle de ville compacte : des densités élevées et une certaine mixité fonctionnelle héritées de l’époque maoïste, combinées à un pouvoir urbain fort et une propriété publique du sol sont un atout considérable pour les villes chinoises, contrebalancées par une tendance à l’étalement urbain et une motorisation croissante. La dernière partie de l’article teste les présupposés de la ville compacte à l’aune de son impact sur la mobilité quotidienne dans le cas chinois. Nos résultats corroborent pour une grande part ceux de la littérature : la densité et le degré de polycentrisme tendent bien à réduire les distances parcourues et les émissions de polluants dues à la mobilité. The quest of a "sustainable urban form" has driven, in the international litterature, to the concept of the Compact City, with high densities and a mix of urban functions, which allows a greater use of alternative transport modes compared to automobile. The question is whether such a model, built on the basis of occidental cities’ structure, can be transposed to the Chinese case. Yet Chinese cities present a high degree of compacity, due to the maoïst heritage of urban planification; local authorities have a strong power, and the public property of the urban soil can be considered as a strength to set up “sustainable” politics of daily mobility. The question seems crucial, as Chinese cities tend to sprawl out, and automobile owning is steadily increasing. In the last part of the article, the “spatial structure – automobile use” link is empirically tested, with considerations about levels of air pollutants emissions. Our results tend to confirm that, in the Chinese case also, high densities and a high degree of polycentrality tend to reduce distances travelled and polluting emissions. mer., 10 avril 2019 00:00:00 +0200 http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6579 Coexposition à la pollution atmosphérique et au bruit, et maladies cardio-vasculaires http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6593 Le trafic routier est, en ville, la première source de nuisances et de pollutions environnementales1, principal responsable de la pollution atmosphérique et du bruit. La population urbaine représente plus de la moitié de la population mondiale, 78 % de la population des pays développés, 86 % de la population française. Au vu de ces chiffres, il n’est pas surprenant que la pollution atmosphérique et le bruit soient les deux principaux facteurs de risque environnementaux et les deux principaux responsables de la charge (burden) de morbidité environnementale en Europe. Il est également reconnu que le bruit et la pollution atmosphérique sont, chacun, des facteurs de risque de maladies cardio-vasculaires. Certes, les risques associés à ces deux facteurs considérés individuellement sont relativement faibles (dans ses calculs d’Environmental Burden of Disease, l’Organisation Mondiale de la Santé a retenu des valeurs de risque relatif inférieures à 1,5), mais, à l’échelle des populations qui y sont exposées simultanément, durant leur vie entière, ils posent un problème de santé publique de premier plan. D’autant plus que les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde, provoquant 17,3 millions de décès chaque année.Les effets sur la santé de l’exposition à la pollution atmosphérique ou au bruit sont étudiés séparément depuis plus d’un demi-siècle, mais la réflexion sur leurs effets conjoints, en particulier sur les maladies cardio-vasculaires, ne date que du début des années 2000. Elle est issue du constat suivant : le trafic routier étant source à la fois de pollution et de bruit, ces deux facteurs ayant des effets cardio-vasculaires, il est très probable que le bruit soit un facteur de confusion dans les études sur les associations entre la pollution atmosphérique et les maladies cardio-vasculaires, et inversement. Or les possibles effets conjoints de cette coexposition n’étaient pas pris en compte dans les études, jusqu’à récemment. Cette thématique suscite l’intérêt croissant des chercheurs et d’organismes décisionnels (par exemple, la Commission européenne). Mais le nombre restreint d’études publiées reste à souligner. La question principale étant de savoir si ces effets passent par les mêmes mécanismes d’action et s’ils sont synergiques. In cities, road traffic is the main source of nuisance and environmental pollution, the main cause of air pollution and noise. The urban population accounts for more than half of the world’s population, 78 % of the population of developed countries, 86 % of the French population. Given these figures, it is not surprising that air pollution and noise are the two main environmental risk factors and the two main contributors to the burden of environmental morbidity in Europe. It is also recognized that noise and air pollution are each a risk factor for cardiovascular disease. The risks associated with these two factors considered individually are relatively low (in its calculations of Environmental Burden of Disease, the World Health Organization used Relative Risk values of less than 1.5) but for the populations exposed to them simultaneously, throughout their lifetime, they pose a major public health problem. Especially since cardiovascular disease is the leading cause of death worldwide, causing 17.3 million deaths each year.The health effects of exposure to air pollution or noise have been studied separately for more than half a century, but the reflection on their joint effects, particularly on cardiovascular disease, dates only from the early 2000s. It is based on the following observation : road traffic is a source of both pollution and noise, both of which have cardiovascular effects, it is very likely that noise is a confounding factor in studies air pollution and cardiovascular disease, and vice versa. However, the possible joint effects of this co-exposure were not taken into account until recently.This theme is attracting increasing interest from researchers and decision-making bodies (eg. the European Commission). But the limited number of published studies remains to be underlined. The main question is whether these effects go through the same mechanisms of action and whether they are synergistic. mer., 10 avril 2019 00:00:00 +0200 http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6593 L’urbanisation du monde : l’hétérogénéité du fait urbain et l’avènement de la métropole http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6599 L’urbanisation du monde se poursuit dans un contexte caractérisé par un cycle de mondialisation. La majorité de la population est désormais urbaine, et la perspective théorique de l’article souligne deux faits majeurs. Elle fait en premier lieu le constat de l’hétérogénéité des villes telle que peuvent la révéler les classements des villes à l’échelle mondiale et à l’échelle européenne. Elle différencie ainsi les villes superstar et les mégacités des villes secondaires et rappelle qu’un milliard d’individus vivent dans l’habitat informel. Dans un second temps, elle identifie les concepts-clés associés aux processus de métropolisation et met en scène le débat opposant les tenants du triomphe de la ville à ceux de l’avènement de la métropole. L’analyse souligne la dimension néolibérale des premiers et l’attention des seconds à la question de la justice sociale et spatiale. The urbanization of the world is continuing in a context characterized by a cycle of globalization. The majority of its population has become urban and the theoretical perspective of this article underlines two major facts. First, it stresses the heterogeneity of cities as revealed by the ranking of cities at the world as well as the European scale. Thus, it differentiates Superstar cities and megacities from Second cities and reminds us that one billion individuals live in informal dwellings. Second, the analysis identifies the key-concepts associated with metropolization processes and stages the debate opposing those in favor of the ‘triumph of the city’ to those in favor of the coming of the ‘metropole’. The former is embedded in the neoliberal tradition while the second is concerned with social and spatial justice. mer., 10 avril 2019 00:00:00 +0200 http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6599 Écologie urbaine : quoi, pourquoi, comment ? http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6611 Les villes constituent des écosystèmes nouveaux en expansion rapide. Elles sont caractérisées par un bilan énergétique et des cycles biogéochimiques locaux profondément modifiés qui créent des conditions d’habitat particulières pour la végétation et la faune. En concentrant la population humaine, elles deviennent des territoires majeurs pour l’atténuation du changement climatique et de la crise de la biodiversité comme pour l’adaptation des sociétés aux dynamiques planétaires en cours. Cities are fast-growing new ecosystems. They show deeply modified local energy balance and biogeochemical cycles, which create special habitat conditions for vegetation and wildlife. By concentrating the human population, they become major territories for the mitigation of climate change and the biodiversity crisis as well as for the adaptation of societies to the ongoing global dynamics. mer., 10 avril 2019 00:00:00 +0200 http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6611 Au-delà des restrictions de circulation : l’accompagnement et l’information des villes http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6621 Les zones à faibles émissions, ou Low Emission Zones (LEZ), sont des dispositifs de restriction de la circulation mis en œuvre pour agir contre la pollution de l’air (plus spécifiquement contre les particules fines) liée au trafic routier. Que ce soit en France ou dans d’autres villes européennes, ce dispositif contraignant s’intègre dans un plan plus vaste de réduction de la pollution atmosphérique urbaine qui, le plus souvent, s’appuie sur l’amélioration de l’offre de transports en commun. La population doit adhérer à cette transformation profonde de la ville en étant mieux informée sur les méfaits de la pollution de l’air et sur les modalités de restriction de la circulation proposée. La variété des dispositifs d’accompagnement est à l’image de la diversité des contextes urbains dans lesquels les LEZ sont implantées. La commission européenne finance le site internet (http://www.urbanaccessregulations.eu/) qui recense les différentes restrictions de circulation mises en place en Europe. Low emission zones (LEZ) are traffic restrictions schemes set up in order to reduce air pollution (in particular fine particles) related to road transport. Whether in France or in other European cities, these schemes are part of more important programs aiming at reducing urban air pollution, mostly based on the improvement of public transports offer. The adhesion of urban residents to this city deep transformation is a prerequisite which can be achieved through a better information concerning the wrongdoings of air pollution and the intended traffic reduction measures. The diversity of accompanying schemes matches the diversity of urban contexts in which LEZ have been implemented. The European Commission funds the http://www.urbanaccessregulations.eu/ website which gathers information about the different traffic restrictions schemes set up in Europe. mer., 10 avril 2019 00:00:00 +0200 http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6621 Les services de mobilité partagés peuvent-ils aider la métropole lilloise à améliorer la qualité de l’air ? http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6626 Les Services de Transports Partagés (STP) (covoiturage, autopartage, vélo libre-service, transport à la demande, etc.) s’intercalent entre les modes individuels et collectifs de transport. Développés ces dernières années comme réponse alternative à l’usage massif monomodal de la voiture, les STP témoignent d’une évolution dans la manière d’envisager la mobilité comme un service et non plus selon une logique infrastructurelle. Ce changement de paradigme de mobilité serait caractérisé par des comportements davantage multimodaux combinant modes individuels et/ou collectifs. En d’autres termes, les STP sont-ils un levier pour une mobilité plus durable et donc l’orientation vers des villes plus respirables et, si oui, à quelles conditions ? Des enquêtes qualitatives et quantitatives ont été réalisées auprès des usagers des STP de la métropole lilloise. L’adoption récente d’une zone de circulation restreinte par la métropole lilloise limitant l’accès des véhicules aux zones urbaines centrales pose de manière accrue la question des alternatives modales à la voiture particulière sur ce territoire. Les résultats d’enquête révèlent des pratiques fortement multimodales, avant-gardistes, sachant combiner sans difficulté plusieurs modes au gré des besoins. Affranchis de leur dépendance à la voiture, les enquêtés en perçoivent sans doute mieux que d’autres les désavantages. Néanmoins, l’offre de ces services reste parcellaire : ils ne se diffusent pas de manière homogène dans les territoires, contribuant à renforcer les inégalités territoriales et sociales. La densité et la centralité restent des critères déterminants dans l’émergence de solutions nouvelles, alternatives aux offres de transport traditionnelles. Par ailleurs, les résultats d’enquête confirment les travaux sociologiques antérieurs en ce que ces services à la mobilité sont utilisés de manière hétérogène par les différentes couches de la société. Enfin, l’article interroge les conditions d’une évolution vers des villes plus respirables. Le développement de services à la mobilité tel qu’il se fait aujourd’hui montre que la facilitation continue des conditions de déplacement en zone urbaine dense accentue les écarts entre centres et périphéries et pose une véritable question quant à la durabilité des politiques de déplacements. Shared Transport Services stand in between individual and collective transport. In the last few years they have developed as an alternative to private cars. STS emphasize an evolution regarding mobility, now understood as a service rather than an infrastructure. The mobility paradigm would be shifting from private car use as a unimodal type of transport to multimodal uses combining individual and collective modes. In other words, do these services act as a lever for sustainable mobility and breathable air in cities, and if so, under which conditions? Our present results are based on users’ survey through questionnaire and interviews in Lille metropolis. The Lille metropolitan area has recently adopted a limited traffic zone which restricts vehicles access to the central urban area, raising the question of modal alternatives to private cars in this area. The results show multimodal and avant-garde users who easily combine several modes of transport, depending on their needs. Kicking car dependency, respondents are well aware of car disadvantages. But the provision of services remains insufficient and results in fragmenting the metropolitan area and possibly reinforcing inequalities. The delivery of STS services is not homogeneous across territories. Population density and centrality are decisive factors to implement new and alternative solutions to traditional transport services. Moreover the results confirm earlier sociological work: different sections of society use mobility services in different ways. Finally this paper enquires about how more breathable cities could develop. Mobility services current development shows that easier transport conditions in dense urban areas result in disparities between central and peripheral areas thus raising a serious question about the sustainability of transportation policies. mer., 10 avril 2019 00:00:00 +0200 http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6626 Le retour de la mobilité active en Chine ? Le rôle des espaces publics à Shanghai http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6639 Quel rôle pour les espaces publics dans une politique de moindre dépendance à la voiture ? L’objectif de cet article est de répondre à cette question en examinant, à Shanghai, les espaces publics existants et ceux à venir. Il s’agira également de voir dans quelle stratégie ces nouveaux espaces s’intègrent. Ce faisant, nous ferons apparaître comment les espaces publics, en combinant zones piétonnes, mixité fonctionnelle et forte couverture végétale, peuvent constituer un aménagement favorisant la mobilité active. Ce travail de recherche s’est appuyé sur une mission effectuée à Shanghai en 2010, et une autre en septembre 2016, financée par le ministère des Affaires étrangères (Campus France). What role for public spaces in a policy aiming at reducing car dependence? In the present paper, we analyse existing and new public spaces in Shanghai. We also investigate how these spaces take part into the city new transport strategy. These analysis show how active mobility can be promoted through combining pedestrian zone, functional mix and strong vegetation cover. The field studies were conducted in 2010 and 2016 (the last one being funded by the French Foreign Affairs- Campus France Program). mer., 10 avril 2019 00:00:00 +0200 http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=6639