SaintJacquesInfo

Le voyage de Jean de Tournai
Compléments au livre publié aux éditions La Louve

Denise Péricard-Méa et Fanny Blanchet-Brokaert

Résumé

Cette page présente un index des noms des personnages de l’Ancien et du Nouveau Testament et des saints cités par Jean de Tournai qui pour des contraintes éditoriales n’a pas pu trouver place dans l’édition papier.

Texte intégral

Personnages de l’Ancien et du Nouveau Testament et saints cités par Jean de Tournai

A . B . C . D . E. F . G . H. I . J . L . M . N . O . P . Q. R . S . T . U . V . Y . Z

A

Aaron. Prophète, frère de Moïse (-1471 av JC.). La verge d’Aaron partagea l’honneur des prodiges de son frère Moïse et personne n’ignore comment de treize verges celle d’Aaron fut la seule qui fleurit, qui poussa des boutons, des fleurs et des amandes. Elle aurait été contenue dans l'Arche d’Alliance. Voir Moïse.

Abacuc. Prophète, il fut porté par un ange à Babylone, pour nourrir Daniel dans la fosse aux lions (Dan. 14. 33-39). Un Livre de prophéties de la Bible porte son nom.

Abia. Deuxième roi de Juda, après le schisme d'Israël. Il est le fils du roi Roboam. Il règne de 914 à 911 av. J-C.

Abraham. Patriarche du peuple Juif (v. -1850 av JC.). Il est reconnu comme l’ancêtre commun des Juifs, des Chrétiens et des Musulmans. Son histoire est racontée dans le Livre de laGenèse, premier Livre de l’Ancien Testament. Il y apparaît, au chapitre 11 d'abord sous le nom d’Abram. Dieu lui apparaît au chêne de Mambré, sous la forme de trois voyageurs qu’il reçoit avec empressement.

Absalon. Troisième fils du roi David, connu pour sa beauté. Sa sœur Tamar ayant été violée par le fils aîné de David, Amnon. Absalon se vengea en faisant tuer Amnon. (2 Samuel 13:18-28).

Abyatar. Fils d'Abimélek, prêtre de Nob, descendant d'Elie de Silo, compagnon de David après qu’il ait quitté Saül (1S 22, 20).

Adam. Premier homme, créé par Dieu le sixième jour. Son chef aurait été trouvé, après la Passion, au fond de la fente qui s’était ouverte dans le rocher au moment de la mort de Jésus.

Adrien. Martyr à Nicomédie, en Bithynie (+ 306). Officier dans les armées impériales, il fut arrêté durant la persécution de Maximien.

Albert. Plusieurs saints portent ce nom, aucun n’est dit enterré à Rome.

Alexandre Ier. Sixième évêque de Rome, de 107 à 116

Alexis. À Rome, dans une église située sur l’Aventin, au VIe siècle, on célèbre sous le nom de saint Alexis, un homme de Dieu qui, selon la tradition, quitta sa maison pour se faire pauvre et, inconnu de tous, mendia l’aumône. Fiancé contre son gré, il s’était enfui de Rome en pleine cérémonie nuptiale et s’embarqua pour la Syrie. Il gagna Edesse, mendiant sous les porches. Devant la popularité qui l’entourait, il reprit la mer. Le navire, à cause des vents contraires, le ramena à Rome. Sa fiancée lui était restée fidèle. Ni ses parents ni elle ne le reconnurent dans ce miséreux couvert de loques. Il resta dix-sept ans, dormant sous l’escalier extérieur de la maison paternelle, visitant les églises, maltraité par les esclaves qui lui jetaient des détritus. Une voix céleste révéla sa présence à l’empereur et au pape qui vinrent sous l’escalier et le trouvèrent mort, serrant un manuscrit racontant ses origines.

Amand. Il y a 8 saints Amand dont 4 évêques, mais pas le gendarme dont parle l’auteur.

Ambroise. Evêque de Milan et docteur de l’Eglise mort à Milan, en 397.

Anastase Ier. († 401), 39epape, de 399 à 401

Anastase. Martyr de Sirmius protecteur de la cathédrale de Zadar.

Anastasie. Martyre romaine du 1er siècle.

André. Apôtre et martyr. Il était de Bethsaïde en Galilée, sur les bords du lac de Tibériade. Avec son frère Pierre, il vivait de la pêche. Il avait entendu la prédication de Jean le Baptiste, avait sans doute reçu son baptême de pénitence et était devenu l'un de ses disciples. Lors de la multiplication des pains, c'est lui qui amène le jeune garçon portant ses cinq pains et ses deux poissons. Quand des Grecs veulent rencontrer Jésus, c'est à lui qu'ils s'adressent tout naturellement. Des sources tardives font état de son supplice à Patras en Grèce. Au 4e siècle, ses reliques furent transférées à Constantinople. Une importante relique, qui avait été déposée à Rome au XVe siècle, fut restituée en 1966 aux Orientaux en signe de la volonté de communion entre l'Eglise de Rome et les patriarcats orientaux. Mais Jean de Tournai mentionne son corps à Palerme…

Andrieu, ou Andrieux. Nom très répandu mais l’origine du saint est inconnue.

Andrieur.

Anne (n.f.).Epouse de Joachim, mère de Marie.

Anne (n.m.). Beau-père de Caïphe, le grand prêtre au moment du jugement de Jésus, lui-même ancien grand-prêtre donc représentant une autorité religieuse écoutée en Israël.

Antoine de Padoue. Né à Lisbonne en 1195 il entre d'abord chez les chanoines augustins mais en 1220, frappé par le martyr de frères missionnaires il se fait franciscain. Il enseigne dans plusieurs universités d'Europe puis s'établit à Padoue où il se consacre à la prédication. Il meurt en 1231 et est canonisé en 1232. Il a déjà sa réputation de retrouver les objets perdus…

Antoine d’Arles. En 1493, il y eut une émeute à Arles à propos de la possession des reliques de saint Antoine convoitées par l'abbaye de Saint-Antoine en Viennois. Le Parlement ayant donné gain de cause au Viennois, les arlésiens tuèrent plusieurs commissaires venus faire appliquer la sentence.

Antoine de Saint-Antoine de Viennois. Ses reliques ont été ramenées d’Egypte en 1070 à Saint-Antoine-l’abbaye, maison-mère de l’Ordre des Antonins. Ces reliques passaient pour guérir du Mal des Ardents.

Anxentius.

Apollinaire. Martyr. Au Ier siècle, Apollinaire fut un disciple de saint Pierre qui l'envoya évangéliser la ville de Ravenne (Italie). Il en fut le premier évêque et y subit le martyre. Les deux églises qui lui sont dédiées sont célèbres pour leurs splendides mosaïques byzantines. Son tombeau fut transféré au IXe siècle de Saint-Apollinaire in Classe à Saint-Apollinaire le Neuf, à Ravenne.

Apolmaire. Sainte inconnue, mais le prénom est utilisé pour des hommes, il peut s’agir d’erreurs de transcription d’Apollinaire.

Arthémius.

Athanase. (vers 298 - 373) était un patriarche d'Alexandrie, vénéré par les coptes d'Egypte.

Augustin. Né à Thagaste (actuelle Souk-Ahras, Algérie) en 354, mort le 28 août 430 à Hippone (actuelle Annaba, Algérie) dont il fut évêque, philosophe et théologien, il eut une grande influence dans l'Eglise où il a le titre de docteur.

B

Balbine. Vierge et martyre, fille de saint Quirin. Le cimetière Sainte-Balbine est sur la via Appia à Rome.

Balissa.

Barbe. Vierge et martyre à Nicomédie (+ 235).

Barnabé. Après la Résurrection, les apôtres cherchèrent un remplaçant à Judas. Au premier chapitre des Actes est rapportée la façon dont ils procédèrent. Tout semblait désigner Barnabé pour assumer cette tâche puisqu'il avait été disciple de Jean-Baptiste avant de devenir l'un des 72 disciples envoyés en mission par Jésus ; lévite versé dans les Ecritures il venait, en outre, de faire don du prix d'un domaine aux apôtres. Mais l'assemblée des disciples procéda par tirage au sort, et le sort tomba sur quelqu'un dont Luc ne parlera plus : Matthias.

Barthélémy. Mentionné dans toutes les listes des douze apôtres - parfois sous le nom de Nathanaël - ne joue aucun rôle dans les Évangiles ni dans les Actes des Apôtres. Il passe pour avoir évangélisé l'Arabie, la Mésopotamie, pour être allé jusqu'aux Indes et pour avoir subi le martyre, écorché vif en Arménie. Jean de Tournai regrette de n’être pas passé par Bénévent pour y vénérer son tombeau.

Bartholomé. Voir Barthélémy.

Basilissa. Voir Celsus.

Benoîtde Nursie. (vers 480-†547) fonda l'ordre bénédictin dont il rédigea la règle qui inspira l'ensemble des ordres monastiques, considéré comme le patriarche des moines d'Occident, il est aujourd’hui l'un des patrons de l'Europe.

Bernard. Plus de 20 saints portent ce nom, le plus connu est Bernard de Clairvaux, abbé, docteur de l'Eglise (†1153) qui prêcha la 2e croisade à Vézelay en 1146, à la demande du pape Eugène III. La congrégation du Grand Saint-Bernard se veut fidèle à saint Bernard de Menthon, son fondateur, en imprégnant la vie quotidienne et les diverses oeuvres apostoliques de l'esprit d'hospitalité, selon la devise "Hic Christus adoratur et pascitur" (Ici le Christ est adoré et nourri).

Bernardin. Ce n’est pas Bernardin de Sienne.

Bettrémieu.

Bibiane. Vierge née à Rome et martyre †363.

Blaise. Blaise est le saint de patron de la ville de Dubrovnik (où il est connu comme Sveti Vlaho) : on croit qu'il est apparu dans les airs en 971 afin de prévenir les habitants d'une attaque imminente des Vénitiens. A Dubrovnik ses reliques ont été apportées au XIe siècle : des os du crâne et de la jambe. Au XIVe siècle on y vénère une main. A Rome Jean de Tournai voit l’épaule et un bras.

Boniface martyr. Archevêque de Mayence, martyr (†754)

Boniface pape. Trois papes ont été canonisés : Boniface I (Ve siècle), Boniface II (VIe), Boniface IV (VIIe siècle). Il est peu probable que l’un des trois ait parlé de Compostelle.

Brigide. Elle serait une sœur de saint André, abbé à Fiesole, en Toscane. Elle aurait été portée par des anges auprès de son frère mourant. Elle mourut après une vie de recluse dans les Apennins (IXe siècle). A Jean de Tournai, on dit qu’elle fut recluse à Rome, devant Saint-Paul.

Brigitte. Abbesse. Elle vit en Irlande et meurt vers 525.

C

Caïphe. Grand-prêtre à qui Jésus est présenté après son arrestation. C’est lui qui déclara : Expedit quam vinis home moriatur pro populo : « il est avantageux qu’un homme meure pour le peuple » (Jean, 18, 14).

Calepode. Saint prêtre de Rome, martyrisé en 232 quelques mois avant saint Calixte.

Calixte. 16e pape, de 217 à 222. C'était un esclave chrétien auquel son maître avait donné à gérer une banque. Il la mit en faillite et fut condamné aux mines de Sardaigne. La maîtresse de l'empereur Commode, chrétienne, obtint sa grâce. Il se retira loin de Rome et reçut des subsides du pape saint Victor, ce qui lui permit de s'adonner à l'étude des Saintes Écritures. Affranchi, Calixte devint l'archidiacre du pape saint Zéphyrin et fonda le cimetière des catacombes qui porte son nom et où furent enterrés tous les papes du IIIe siècle. Devenu pape à son tour, il autorisa, à l'encontre de la loi civile, les mariages entre esclaves et personnes libres. Il fit recevoir à la pénitence, malgré les tenants de la rigueur, tous les pécheurs, si grandes soient leurs fautes. Il résista au schisme d'Hippolyte et il assouplit les normes d'entrée au catéchuménat. Saint Calixte mourut massacré sans qu'on sache pourquoi, lors d'une émeute.

Catherine. Catherine d'Alexandrie, vierge et martyre (IVe siècle), fille de Costus.

Cécile. Membre d’une grande famille romaine, les Cecilii, aux IIe ou IIIe siècle. Chrétienne, elle aidait les premiers papes de ses deniers et que, lorsque son époux se convertit, ils donnèrent à l'Église un terrain devenu cimetière : les catacombes de Saint-Calixte où elle fut enterrée au milieu des papes. Au IXe siècle, ses reliques furent transférées dans une église romaine proche du Tibre : Sainte Cécile au Transtévère.

Celydomus ou Celydoine. Ce saint apparaît dans les romans arthuriens comme un martyr ancêtre de Galad.

Celsus pape.

Celsus. Enfant de neuf ans martyrisé sous Dioclétien, fils de Macionilla, martyrisé en même temps que lui, avec les époux Julianus et Basilissa.

Celydomus.

Césare.

Christine. À Spolète en Ombrie, l’an 1458, la bienheureuse Christine, qui, après la mort de son mari, se laissa aller quelque temps aux plaisirs de la chair, mais choisit bientôt une vie pénitente dans l’Ordre séculier de Saint-Augustin, vouée à la prière et au service des malades et des pauvres. Elle est morte à 23 ans.

Christophe. En Lycie, martyr au IIIe siècle. Six saints ont porté ce nom avant le voyage de Jean de Tournai.

Chrysogone. Martyr à Aquilée au IIIe siècle. Ses reliques à Zadar sont mentionnées par l’empereur byzantin Constantin VII (905-959).

Claire. Claire d’Assise ne connaît saint François que vers 1210, quand celui-ci, déjà converti à la vie évangélique, se met à prêcher dans Assise. Elle est séduite par lui et par cette vie pauvre toute donnée au Christ. Le soir des Rameaux 1212, elle quitte la demeure paternelle et rejoint saint François à la Portioncule. Elle a 18 ans et se consacre à Dieu pour toujours. Rapidement d'autres jeunes filles se joignent à elle, dont ses sœurs puis sa mère. La vie des « Pauvres Dames » prospère rapidement et d'autres monastères doivent être fondés. Le Pape Innocent III leur accorde le privilège de pauvreté. Mais après la mort de saint François, les papes interviendront pour aménager la vie matérielle des Clarisses. Claire veut la pauvreté totale et la simplicité franciscaine. En 1252, le pape Innocent IV accepte leur Règle de vie et la bulle d'approbation arrive le 9 août 1253. Claire meurt le 11 août tenant la bulle dans ses mains.

Clément. 3e pape, de 92 à 101 et martyr.

Colombus.

Côme et Damien. Frères et médecins chrétiens, martyrisés sous Dioclétien au début du IVe siècle.

Constantin Ier. (272-237), empereur romain qui établit la liberté de culte par l’Edit de Milan. Il est considéré comme saint par l’Eglise orthodoxe.

Corryn.

Costus. gouverneur païen d’Alexandrie et père de sainte Catherine.

Crépin (ou Crépinien). Un des martyrs de Soissons en 285, venus de Rome, ils se firent cordonniers pour annoncer l'Evangile, ils chaussaient gratis les pauvres et les riches ne connaissaient pas de meilleures chaussures.

Crescence. Voir Vitus.

D

Damasus (Damase). Homme d'Église et poète latin (mort en 384). Probablement d'origine espagnole, il fut élu évêque de Rome en 366.

Daniel. L'un des quatre grands prophètes de l'Ancien Testament dont un Livre porte le nom qui signifie jugement de Dieu. Déporté à Babylone, il gagne la confiance de Nabuchodonosor, devient fonctionnaire de cour et interprète les songes du roi. Il poursuit son activité auprès du roi mède Darius mais des ennemis le font tomber en disgrâce et Darius est contraint de le jeter dans la fosse aux lions. Fidèle à sa foi, il écarte miraculeusement le supplice et se voit gracié. Une autre action fameuse lui est attribuée : il sauve l'honneur de Suzanne, accusée injustement d'adultère par deux vieillards libidineux qui n'ont pas réussi à la séduire.

David et Goliath. Voir le premier Livre de Samuel, chapitre 17 qui raconte le combat du jeune berger David avec le géant philistin Goliath.

David. Roi-prophète qui fut le second souverain d'Israël de 1015 à 975 av. J-C. environ. Né à Bethléem dans la tribu de Juda, fils de Jessé.

Digne et Mérite.

Dismas ou Dysmas. Le bon larron, dont le nom apparaît pour la première fois dans l’Evangile apocryphe de Nicomède, chap. X.

Dominique. 31 saints portent ce nom. Celui qui est vénéré à la Sainte-Baume est Dominique de Guzman, fondateur de l’ordre des Frères prêcheurs (dominicains), approuvé par le pape Honorius III en 1216.

E

Élie. Un des grands prophètes d’Israël Son histoire est racontée par le premier Livre des Rois. Il vécut au temps du roi Achab à qui il reprocha le culte du Dieu Baal. A Sarepta, il quémande sa nourriture auprès d’une veuve sans ressource. Rassasié, il la nourrit miraculeusement et ressuscite son fils. Le mont Carmel est un des sites où il s’est réfugié. Dès le IVe siècle, les pèlerins y évoquent son souvenir.

Elise. Prophète, riche propriétaire. Lorsque le prophète Élie lui demande de le suivre, il obéit sans hésitation. Il devient disciple d'Élie et poursuit son oeuvre. A proximité de Jéricho, fontaine d'Elisée dont le prophète aurait adouci les eaux.

Engemus.

Etienne. Il fut le premier martyr (Ac 7, 54-60). Saul, le futur apôtre Paul, gardait ses vêtements (Ac, 7, 58) en approuvant (Ac, 8, 1). Saint Etienne quand il vit les cieux ouverts et qu’on le lapidait commença à prier Dieu pour ses ennemis (Ac 7, 59–60).

Etienne. Pape, mais lequel ? Etienne Ier fut martyrisé sous l'empereur Valérien. Etienne II sacra Pépin le Bref, et c'est de lui que date l'autorité temporelle des papes. Etienne III se distingua par sa piété. Etienne IV sacra Louis le Débonnaire. Etienne V (IXe siècle) soulagea pendant une famine les habitants de Rome par des prodiges de charité. Ce ne peut être Etienne VI qui accusa son prédécesseur d'avoir usurpé le trône. Il le fit exhumer pour l'en punir post-mortem : après avoir présenté le cadavre devant un concile, il lui fit couper la tête et deux doigts, puis le fit jeter dans le Tibre. Cette conduite souleva le peuple. Il fut arrêté, jeté en prison, et étranglé.

Euphémie. Vierge et martyre, est née à Chalcédoine vers 284, fille de sénateur au temps de Dioclétien. Convertie elle fut jetée en prison, torturée et décapitée en 305. C'est en 800 que serait arrivé son sarcophage à Rovigno. Il repose toujours dans son sanctuaire, au sommet de la ville.

Euphenne. Sainte non identifiée. Des filles portent encore ce prénom rare au XIXe siècle.

Eusèbe. Fondateur d’une église de Rome, un évêque et un martyr des premiers siècles ont porté ce nom.

Eustache. Martyr du début du IIe siècle.

Eutrope (n.f.). Femme du fils d’Eustache, martyre non identifiée.

F

Fabien. 20e pape, de 236 à 250, et martyr à Rome, sur la via Appia, durant la persécution de l'empereur Dèce († 250).

Félix. Martyr romain. 33 saints portent ce nom.

François d’Assise. Fondateur de l'ordre des Franciscains dont il fait approuver la règle par le Pape Innocent III. Mort en 1226.

G

Georges le Tropéophore. Son tombeau à Lod (Lydda ou Diospolis). Père d’une riche famille de Capadocce, mère chrétienne originaire de Palestine. Georges, chrétien depuis l’enfance, entre dans la carrière militaire. Il délivre d’un dragon la fille d’un roi et tue le dragon. Il confesse sa foi et accuse Dioclétien. Condamné il échappe à divers supplices tout en réalisant des miracles les plus improbables, comme ressusciter un mort depuis 300 ans. Il finit décapité et son corps est transporté à Lod par son serviteur où de grands miracles se produisent dans l’église construite en son honneur. Aujourd’hui son sarcophage est toujours présent dans le temple, mi-église, mi-mosquée. Jean de Tournai voit son chef à l’église Saint-Georges de Rome et la châsse de son corps à Toulouse.

Géry. Patron de la paroisse de Jean de Tournai à Valenciennes. Il naquit à Yvois, aujourd'hui Carignan dans les Ardennes, de parents chrétiens et romains. Il était diacre de Trèves quand il fut élu évêque de Cambrai-Arras par le clergé et le peuple de Cambrai, entre 584 et 590.

Gilles. D'origine grecque, Gilles (Aegidius) vécut en ermite au VIIe siècle dans les forêts près de Nîmes dans le Gard où il fonda une abbaye qui prit son nom : Saint Gilles du Gard.

Gordien. Martyr à Rome, sur la voie Latine, vers 303, il fut enterré dans la crypte où les reliques de saint Épimaque avaient été transportées peu auparavant.

Gotheris.

Grégoire le Grand. Pape en 590, son activité, orientée vers les œuvres de charité est également missionnaire. Il laisse de remarquables écrits à caractère pastoral, moral et spirituel. Il meurt en 604 et son culte se répand immédiatement. Jean voit son corps à Saint-Pierre de Rome, puis un pied dans un village situé entre Rimini et Ravenne, en Italie.

Grisogone. Voir Chrysogone.

H

Habmidantus.

Habmidus

Hébron. Vieille cité des patriarches qui possède les tombeaux d'Abraham, Isaac et Jacob (avec leurs épouses Sara, Rébecca et Léa). Pour certains on y trouve également le tombeau d'Adam mais cette tradition ne s'est pas imposée chez les chrétiens.

Hélène. Impératrice et mère de l'empereur Constantin. Chrétienne, elle se rendit en pèlerinage en Palestine pour recueillir les reliques de la Passion et où elle lance la construction de trois basiliques pour protéger les Lieux Saints et les « grottes mystiques » chères aux chrétiens : celle de Bethléem, celle où le Christ fut déposé dans l'attente de la Résurrection, celle des enseignements. Elle meurt à Nicomédie au retour de la Terre Sainte. Elle fut transportée à Rome où l'on voit encore au Vatican le sarcophage de porphyre qui contient ses reliques.

Hérode. Tétrarque (gouverneur) de Galilée au temps de Jésus. Au moment de la naissance de Jésus, le roi Hérode qui reçoit les Mages puis massacre des saints Innocents est Hérode le Grand. Au moment du procès de Jésus, il s’agit d’Hérode Antipas, fils d’Hérode le Grand.

Hilaire. Il y a plusieurs saints Hilaire, évêques, dont des évêques de Poitiers et d’Arles et un évêque d’Aquilée (Vénitie) mais l’évêque de la Terre Sainte mentionné par Jean de Tournai est inconnu.

I

Ignace d'Antioche († v. 115), évêque d'Antioche au IIe siècle, Père de l'Église. Martyrisé à Rome pendant la persécution de Trajan.

Innocents. Petits enfants qui furent massacrés à Bethléem de Judée sur l’ordre du roi Hérode, pour que périsse avec eux l’enfant Jésus.

Isaac. Fils d’Abraham et de Sarah, apparaît dans la Genèse au chapitre 21. Sa naissance est miraculeuse car ses parents sont âgés au moment de sa conception. Et Sarah rit quand on lui annonce qu’elle va avoir un fils (étymologie du nom d’Isaac : elle a rit). Le chapitre 22 de la Genèse rapporte le sacrifice d'Isaac. Dieu ordonne à Abraham de prendre Isaac et de l'offrir en sacrifice. Abraham obéit mais un envoyé de Dieu arrête son geste, et Abraham sacrifie à sa place un bélier, dont les cornes s'étaient prises dans un buisson. Selon l’interprétation chrétienne traditionnelle, cet épisode fait d’Abraham le père des croyants qui font une confiance absolue à Dieu. D’autres lectures de la Bible voient dans cette légende la marque d’une évolution progressive de l’humanité.

Isaïe. Prophète. Il naquit vers 770 avant J.C. et reçut la vocation prophétique au cours d'une vision. Il prêcha dans le royaume de Juda et à Jérusalem. Il fut condamné à mort par le roi Manassé. Il eut le corps scié en deux puis fut pendu.

Iventius. Iventius de Pavie, qui figure au martyrologe romain.

J

Jacob. Fils d’Isaac et de Rebecca, la Genèse rapporte ainsi cette naissance au chapitre 25, (versets 24-26) :

Jacques le Majeur. Fils de Zébédée, avec Pierre et son frère Jean fait partie des trois apôtres les plus proches de Jésus, présents en particulier à la Transfiguration et au jardin des Oliviers au moment de l’agonie de Jésus.

Jacques le Mineur. Fils d’Alphée, apôtre qui périt martyr, parfois considéré comme ayant été le premier évêque de Jérusalem.

Jaffat. Fils de Noé, aurait construit Jaffa.

Jeanl'Evangéliste. Frère de Jacques dit le Majeur, fils de Zébédée. Il fut le disciple préféré de Jésus qui avant de mourir sur la croix lui confia Marie sa mère. Auteur du 4e Evangile. A Rome, l’église Saint-Jean Porte Latine est le lieu où saint Jean fut mis dans l’huile bouillante.

Jean-Baptiste, fils de Zacharie et d’Elisabeth. Il tressaillit d’allégresse dans le ventre de sa mère lorsque celle-ci reçut la visite de la Vierge après qu’elle eut appris par l’ange Gabriel que sa cousine Elisabeth était enceinte, « elle que l’on disait stérile ». Dernier des prophètes, appelant à un baptême de conversion, il baptisa Jésus dans le Jourdain.

Jérome. Père et docteur de l'Eglise († 420).

Joseph d'Arimathie. Membre du Sanhédrin, disciple de Jésus à qui appartenait le sépulcre où Jésus fut enseveli.

Judas Iscariote. Le disciple qui livra Jésus aux Pharisiens ; après l’avoir livré, il se repentit et rendit aux Pharisiens les 30 deniers perçus pour sa trahison. Mais les Pharisiens ne voulurent pas les remettre dans le Trésor du Temple et achetèrent le champ du potier pour en faire un cimetière.

Jude. Apôtre. Jude est aussi appelé Thaddée pour le distinguer de Judas. Avec Simon, il appartenait sans doute à ces zélotes qui refusaient l'occupation romaine, mais le message du Christ fut pour lui la découverte de l'universalité de l'amour de Dieu. Saint Jean nous rapporte la question de saint Jude lors de la dernière Cène : « Pourquoi te découvres-tu à nous et non pas au monde ? » (Jean 14.22). Jésus y répondra indirectement : « Si quelqu'un m'aime, il gardera mon commandement ». Dans la liste des apôtres, Jude et Simon sont côte à côte et la tradition les fait mourir ensemble en Perse. 

Julianus. Voir Celsus.

Julien. Fils d'un sénateur païen et d'une mère chrétienne, il fut élevé chrétiennement. Pendant la persécution de Dioclétien, il fut arrêté et refusa de renier Jésus-Christ. Durant son transfert à Anazarbe en Cilicie, il fut frappé tout au long du chemin puis enfermé dans un sac rempli de sable, de vipères et de scorpions, puis jeté à la mer devant le temple d'Asclepios. Saint Jean Chrysostome prononça en son honneur une admirable homélie.

Julitte. À Césarée de Cappadoce, en 303, sainte Julitte, martyre. Ayant refusé sans relâche d’offrir de l’encens sur un autel, comme le juge le lui ordonnait, elle fut jetée dans le feu.

Just. Il y aplusieurs saints Just, il pourrait s’agir chez Jean de Tournai d’un martyr romain.

Justine de Padoue. Martyre née à une date inconnue au IIIe siècle et morte à Padoue en 304. Elle aurait été baptisée à Padoue par un disciple de saint Pierre puis fut percée d’un coup d’épée. Son hagiographie est décrite dans La Légende dorée de Jacques de Voragine

L

Laigne.

Laurent. Diacre du pape Sixte II. Le récit de son martyre prétend qu'il fut brûlé à petit feu sur un gril. La plupart des auteurs modernes estiment qu'il fut décapité, comme Sixte. A Zadar, le sarcophage en argent doré fut réalisé par le sculpteur Francesco da Sesto à la fin du XIVe siècle. Il est orné de scènes illustrant le don du corps du saint à la ville par Louis Ier d’Anjou (1339-1384). Il est visible tous les jours mais le corps du saint n’est montré que quelques jours dans l’année.

Lazare. Ami de Jésus, mort en son absence. Jésus pleura devant son tombeau avant de le ressusciter à la demande de ses sœurs. Il ne nous est connu que par l'évangile de Jean. Il fut ressuscité par le Christ, à la demande de ses sœurs Marthe et Marie.

Le prénom de Jacob vient du mot hébreu signifiant talon. Il eut 12 fils et une fille de trois épouses. La Genèse le montre aussi combattant avec un ange – ou Dieu lui-même ? – combat à la suite duquel il prendra le nom d’Israël. Ses fils donneront leurs noms aux 12 tribus d’Israël.

Léon Ier. Pape de 440 à 461, docteur de l’Eglise.

Léonard. Trois saints Léonard peuvent être vénérés en ce lieu, deux ermites du Vie siècle et un évêque du VIIe.

Leu. Descendant de Clovis, né près d’Orléans vers 573 et mort à Sens en 628. Archevêque de Sens, il fut un moment exilé, sur la foi de faux rapports, par Clotaire II.

Longis. Dans l’Evangile de Nicomède :

« ung Iuif qui auoit nom Longis et estoit aueugle et si estoit un gentilhomme de Romme qui le prit par la main et lu y dist : Veulx-tu recouruer la veue ; oui, dist-il, sil se peult faire, et le Iuifz print une longue lance et fist toucher le fer de la lance au coste de Ihesucrist et lui dist quil boutast fort, et tantost en yssit sang et eaue meslee et descendit du long de la lance iusques aux mains de ce Longis et il en toucha ses yeulx, or tantost après quil eut touché à ses yeulx, il vit clerement et tous ceulx qui uirent le miracle cheurent par terre et disoient que mal leur estoit pris, car ils auoient liure à mort Ihesucrist, et Ioseph Dabrimathie prist ung vaisseau là où il retint le sang de Ihesucrist et retint la lance et la mist en la cite de Hierusalem. »

Louis d’Arles. (1390-1450), archevêque d’Arles en 1423, il perd sa charge lors du schisme entre Eugène IV et Félix V. Il la retrouve en 1449 et se consacre à son diocèse. Il est enterré à Saint-Trophime où son tombeau est l’objet d’un culte. Il est canonisé par la ferveur populaire mais n’est béatifié qu’en 1527.

Luc. L’un des quatre évangélistes, également auteur des Actes des apôtres racontant les premières années de la vie et de l’organisation de la communauté des croyants qui deviendra l’Eglise. Il est souvent représenté en train de peindre la Vierge Marie. Jean de Tournai en voit quatre représentations qui lui sont attribuées à Rome, à Notre-Dame la neuve, à l’église dite Ara Coeli, à Sainte-Marie Immolata, où il avait son atelier (Jean dit qu’il y en a peint trois autres), à Saint-Augustin. Il en voit une autre à Notre-Dame de Lorette et une autre encore à Héraklion dans une chapelle. Jean de Tournai voit aussi, à Saint-Jean de Latran à Rome, du même auteur, une image de Jésus à 12 ans.

Luce. Vierge et martyre en Sicile, à Syracuse († v. 305).

Lucius. 22e pape, de 253 à 254.

Lyon.

M

Madeleine. Voir Marie-Madeleine

Malcius et Madianus.

Malcus. Un des serviteurs du grand prêtre, saint Pierre lui coupa l'oreille lors de l’arrestation de Jésus après le baiser de Judas.

Mancilianus.

Marc. Sans doute le premier à avoir écrit un Evangile.De Jérusalem, il suivit d’abord saint Paul dans ses voyages missionnaires, puis s’attacha aux pas de saint Pierre, qui l’appelait son fils et dont, selon la tradition, il recueillit dans son Évangile la catéchèse aux Romains. Il aurait enfin fondé l’Église d’Alexandrie. On ignore qui est le saint Marc dont le corps repose dans un village italien de Cassis, port ensablé de Ravenne. Jean de Tournai ne dit pas qu’il s’agit de l’Evangéliste. Mais il précise que le corps de ce dernier n’est pas à Venise, ce qui ne semble pas exact puisqu’en 1975, une partie de son corps fut rétrocédée au patriarche d’Alexandrie.

Marceau.

Marcel. Pape en 308 et martyr en 309.

Marcelin. le 29e pape et l'une des premières victimes de la persécution de Dioclétien.

Marcelle. Jean de Tournai donne un nom à la femme de l’Evangile de Luc, celle qui a dit à Jésus : « Heureux le ventre qui vous a porté ».

Marguerite. C'est Jeanne d'Arc qui donna une existence historique à cette martyre non identifiée qui aurait été originaire d'Antioche et qui fut très populaire au Moyen Age. En Orient, elle est connue sous le nom de sainte Marine.

Marie Jacobé. Sœur de la Vierge.

Marie Salomé. Femme de Zébédée, mère de Jacques et Jean. Elle vint un jour trouver Jésus et elle se prosterna devant lui pour lui demander une faveur pour ses fils (Mt 20, 20).

Marie, la Sainte Vierge. Fille d’Anne et Joachim, elle était fiancée à Joseph lorsqu’un ange lui apparut lui annonçant qu’elle deviendrait la mère de Jésus (Luc, 1, 26-38). On ne sait rien de la mort de Marie, ni la date, ni le lieu. Son tombeau serait à l'orient de Jérusalem, à l'entrée de la vallée de Gethsémani. Un sanctuaire y fut construit au VIe siècle. Egalement désignée par les mots Notre-Dame, et vénérée sous de très nombreuses dénominations. Jean de Tournai cite ainsi : Notre-Dame la Majeure, Notre-Dame la Ronde, Notre-Dame des fièvres, Notre-Dame des moulins, Notre-Dame de l’Annonciation, Notre-Dame de la Navire, Notre-Dame l’Emperesse, Notre-Dame la Neuve, Notre-Dame de Grâce, Notre-Dame la Mineure, Notre-Dame de la montagne du ciel, Notre-Dame de Montrotonde, Notre-Dame la Grande, Notre-Dame de la Minerve, Notre-Dame du mont Carmel, Notre-Dame de La Salle, Notre-Dame de la Chandeleur, Notre-Dame d'Amiens, Notre-Dame de Cambrai, Notre-Dame de l’Annonciation, Notre-Dame Scala Coeli, Notre-Dame de Hal, Notre-Dame Pâmée ...

Marie-Madeleine. Plusieurs personnages des Evangiles peuvent répondre à ce nom et il est difficile de les identifier. Il peut s’agir de l’amie qui versa sur les pieds de Jésus un parfum de grand prix, de la pécheresse que les Pharisiens voulaient lapider et que Jésus ne condamna pas, de la première des femmes arrivées au tombeau le matin de Pâques et qui reconnut Jésus sous les traits du jardinier, voire de marie de Béthanie. Quoi qu’il en soit elle est le modèle de l’attachement au Seigneur,

Maries de la mer. Il s’agitdes saintes Maries Jacobé et Salomé qui aurait débarqué en Provence après l’ascension du Christ avec Lazare, Maximin, Sidoine et d’autres disciples. Leurs reliques ont été découvertes en 1448, sous l'impulsion du roi René.

Marin. Vieillard d’Anazarbe, sous l’empereur Dioclétien et le préfet Lysias, il fut décapité hors de la ville de Tarse en Cilicie, vers 303.

Marthe. Sainte Marthe de Béthanie, sœur de Lazare et de Marie (traditionnellement identifiée à Marie-Madeleine), elle fut disciple de Jésus qui séjourna à plusieurs reprises dans sa maison.

Martin. Sain Martin de Tours est le plus connu de la quinzaine de saints ayant porté ce nom. Les Églises d'Orient l'appellent aussi « saint Martin le Miséricordieux ». Il est né en Pannonie, l'actuelle Hongrie, sur les frontières de l'empire romain où son père était en garnison. A 15 ans, il est soldat car la loi romaine obligeait les fils de soldats à s'enrôler dans l'armée. Il est muté en Gaule et c'est là, qu'à Amiens, il rencontre le pauvre grelottant à qui il donne son manteau et dont il apprend durant la nuit que c'est le Christ qui lui a fait cette demande. Il hésitait à devenir chrétien, il s'y décide. Il quitte l'armée pour rejoindre saint Hilaire à Poitiers. Avec lui, il fonde le premier monastère des Gaules, à Ligugé, en Poitou. C'est là qu'il sera enlevé par les habitants de Tours qui en font leur évêque. Mais il ne s'enferme pas dans sa cité mais parcourt les campagnes en évangélisateur jusqu'à sa mort, à Candes, sur les bords de Loire, en disant cette parole : « Seigneur, s'il le faut, garde-moi en vie, car je ne refuse pas le labeur ». Sa vie a été écrite par son contemporain Sulpice Sévère.

Martinien. Voir Processe.

Mathias. Douzième apôtre, choisi en remplacement de Judas Iscariote, il a probablement été l'un des disciples envoyés par Jésus pour prêcher dans toutes les cités. Il a sûrement prêché à Jérusalem mais on ne sait rien quant à son martyr. Jean voit son corps à Padoue.

Matthieu. Apôtre et évangéliste il était collecteur d’impôts lorsqu’il fut appelé par Jésus (Mt 9, 9).

Matthieu. Jean de Tournai mentionne un Confesseur de l’Ordre de Saint-François a porté ce nom, non identifié.

Maure. Princesse scandinave (Ve siècle), assassinée en Picardie au retour d'un pèlerinage à Rome et à Jérusalem.

Maxime. Voir Valérien.

Maximin. La légende identifie Maximin à l’intendant de la famille de Béthanie et l’un des soixante-douze disciples du Seigneur. Il connaissait Lazare, Marthe et Marie qu’il accompagna lors de leur traversée vers l’an 42 / 43. Il commença à évangéliser Aix-en-Provence aidé de Marie-Madeleine. Il construisit un petit oratoire Saint-Sauveur en dehors de la ville. Il en consacra les autels, et y renferma des reliques du Saint Sépulcre. En grande partie détruit par les Sarrasins dans l’une de leurs irruptions en Provence au VIIIe ou IXe siècle, l’oratoire fut rebâti en 1080. C’est aujourd’hui la nef de droite (romane) de la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix-en-Provence.

Melchisedech. Figure énigmatique qui apparaît dans l’histoire d'Abraham. « Prêtre-roi » de Jérusalem qui, lors d'une rencontre avec Abraham béni ce dernier, lui et toute sa descendance, au nom du « créateur du ciel et de la terre ». Le premier prêtre qui offrit pain et vin à Abraham.

Michel. Archange (chef des anges). La Bible évoque sept archanges, mais, avec Gabriel et Raphael, Michel est l’un des trois archanges dont le nom qui signifie « qui est comme Dieu » soit connu. Combattant céleste descendant sur la terre des hommes, il fut choisi comme protecteur du pays et de ses armées.

Modeste. Voir Vitus.

Moïse. Frère d’Aaron. « L’Éternel dit à Moïse et à Aaron : Si Pharaon vous parle, et vous dit : Faites un miracle ! Tu diras à Aaron : Prends ta verge, et jette-la devant Pharaon. Elle deviendra un serpent » (Exode 7 : 8-9). « Moïse et Aaron allèrent auprès de Pharaon, et ils firent ce que l’Éternel avait ordonné. Aaron jeta sa verge devant Pharaon et devant ses serviteurs ; et elle devint un serpent » (Exode 7 : 10-11). Puis l’Éternel dit à Moïse : « Étends ta main, et saisis-le par la queue (et il étendit sa main et le saisit, et il devint une verge dans sa main) » (Ex. 4: 1-4). Moïse se servira plusieurs fois de cette verge. Avec elle, il résiste au Pharaon ; il ouvre un chemin au peuple à travers la mer Rouge ; il frappe le Rocher d’où jaillissent des eaux vivifiantes (à Venise, Jean voit une statue de la Vierge taillée dans la pierre de ce rocher, avec les trous d’où jaillit l’eau). Il fera encore victorieusement face, par la prière, à Amalek, le premier ennemi qui vient attaquer le peuple au désert (Ex. 17:9). Lire son histoire dans les Livres de l’Exode et des Nombres.

Monique.Mère de saint Augustin d'Hippone (†387).

Morenne. Le marchand qui, en 1087, a apporté les reliques de saint Nicolas à Bari, depuis Myre.

N

Nazaire. Né à Rome au premier siècle, fils de sainte Perpétue. Martyrisé à Milan sous Néron.

Némesius. Père de saint Justin, saint Symphorien, saint Olympus, saint Exemerius, sainte Lucile, martyrs pendant la persécution de Dèce.

Nicodème. Membre du Sanhédrin, ami de Joseph d'Arimathie.

Nicolas de Bari. Il naît en Lycie au IIIe siècle. Il est proclamé évêque de Myra. Il meurt au cours de la première moitié du IVe siècle. Son culte se répand d'abord dans l'Empire byzantin dès le IVe siècle, puis en Europe à la suite du transfert de ses reliques à Bari qui eu lieu en 1087 pour les protéger des Musulmans. Le « bon saint Nicolas » est invoqué aussi bien en Orient où il est le patron des Russes, qu'en Occident où il est le patron des enfants et, si l'on peut parler ainsi, l'ancêtre du Père Noël. 

Nympha. Vierge, vécut sous l’empereur Dèce à moins que ce ne soit une vierge de Palerme au IVe siècle.

O

Onze milles Vierges. Vénérées à Cologne, voir Ursule.

Orestus.

P

Palais. Evêque de Saintes (VIe siècle).

Pancras de Rome († 304), martyr. L’un des trois saints de glace du mois de mai.

Pantaléon. À Nicomédie en Bithynie, vers 305, saint Pantaléon ou Pantalimon, martyr, vénéré en Orient comme un médecin qui exerçait son art gratuitement.

Papoul. Il serait venu avec saint Saturnin évangéliser les Gaules dès l'âge apostolique. Une ville du Lauraguais conserve la mémoire de ce saint martyr qui ne figure pas sur la liste des papes.

Paul. Paul de Tarse (Ier siècle), apôtre de Jésus, pharisien et citoyen romain.

Paulin. Issu d'une noble et puissante famille romaine, Meropius Anicius Paulinus était à 25 ans gouverneur de la province de Campanie. A trente ans il épousa une chrétienne espagnole nommée Teresa. Paulin se mit à approfondir le christianisme pour remédier à son chagrin après la mort de son fils âgé de 8 jours. Il reçut le baptême en 390, le sacerdoce en 394. En 409, il se laissa nommer évêque de Nole.

Pasteur.

Pélage. Martyr à Constance en Allemagne (IIIe siècle)

Pèlerins d’Emmaüs. On désigne ainsi deux disciples qui ayant été à Jérusalem pour la Pâques s’en retournaient tristes de la mort de Jésus. Un inconnu les rejoignit sur la route et leur expliqua les Ecritures. A l’auberge, ils le reconnurent à la fraction du pain. Ils s’en retournèrent à Jérusalem, tout joyeux. Emmaüs est situé, selon l'évangile de Luc à près de 30 km. de Jérusalem. D'autres manuscrits de Luc le situent à 11 km environ. À partir du XVe siècle, Emmaüs est situé à El-Qoubeihèh.

Pétronille. Martyre. La tradition populaire la considère comme la fille de saint Pierre. Son culte se répand entre le IVe et VIe siècle.

Philippe. Apôtre, saint Philippe est connu pour avoir converti et baptisé un eunuque

Pierre, Jacques et Jean à Gethsémani. Au moment de l’agonie de Jésus au jardin des Oliviers, voir le chapitre 26 de l’Evangile selon Matthieu.

Pierre, Simon. Pêcheur du lac de Génésareth, fut, avec son frère André le premier des disciples appelé par Jésus. Jésus changea son nom pour le dénommer Pierre et faire de lui le premier responsable des croyants à la Résurrection. Il fut le premier pape. La nuit de la Passion il avait renié Jésus par trois fois, avant que le coq ne chante.

Pilate. Procurateur romain de Judée, d'Idumée et de Samarie, de 26 à 36 de notre ère. Après avoir essayé de le sauver en le libérant à l’occasion de la Pâques juive, il le livra pour être crucifié.

Pontran.

Potentiane. Sœur de sainte Praxède. Son église passe pour l’une des plus anciennes de Rome. On vénère à Rome un puits où elle aurait caché le sang de 3000 martyrs.

Praxède. Née à Rome, fille de saint Prudence, converti par saint Paul. Elle meurt en martyre.

Préface.

Prisca. Chrétienne martyrisée à Rome entre le Ier et le IIIe siècle, ensevelie dans les catacombes de Priscille, sur la Via Salaria, vénérée dès le IVe siècle dans l'église qui lui est dédiée sur l'Aventin à Rome.

Processe et Martinien. Martyrs. Geôliers à la prison de Mamertino où furent incarcérés Pierre et Paul. Tous deux se convertirent grâce à la prédication apostolique et demandèrent le baptême. Informé de cette conversion, le juge Paulin les fit torturer puis décapiter.

Q

Quatre Couronnés. Ces saints furent des martyrs du début du IVe siècle qu’on honora d’abord sans connaître leurs noms (c’est pourquoi on les appela simplement « couronnés », de la couronne du martyre). Ils étaient sculpteurs et subirent le martyre pour avoir refusé de sculpter une statue en l'honneur d'Esculape. Une tradition dit que les noms, Claude, Nicostrate, Simpronien et Castor, furent donnés au IVe siècle par le pape Miltiade.

Quentin. Il était romain, cinquième enfant, si l'on en croit son nom, ce qui était rare dans le Bas-Empire. Il partit pour la Gaule avec saint Lucien de Beauvais et plusieurs compagnons pour évangéliser cette région du Beauvaisis et de la Picardie. Selon les Actes de sa vie, son succès provoqua la colère du préfet romain Rictiovare qui l'arrêta à Soissons, lui fit subir interrogatoires et supplices, le fit enfin décapiter, le 31 octobre. Sur le lieu de son martyre, s'éleva une ville qui prendra son nom : Saint-Quentin 

Quirin. Tribun et saint martyr romain du IIe siècle. Patron de la ville de Neuss, (Rhénanie-du-Nord-Westphalie) où son chef est toujours conservé. Son corps était à Rome, dans l’église sous son vocable.

R

Rachel. Femme de Jacob et mère de Joseph qui fut vendu par ses frères à des commerçants égyptiens.

« Les jours où elle devait accoucher s'accomplirent ; et voici, il y avait deux jumeaux dans son ventre. Le premier sortit entièrement roux, comme un manteau de poil ; et on lui donna le nom d'Ésaü. Ensuite sortit son frère, dont la main tenait le talon d'Ésaü ; et on lui donna le nom de Jacob. Isaac était âgé de soixante ans, lorsqu'ils naquirent ».

Rassuis et Anastasius

Romule et Rédempte. Vivaient à Rome au temps de Grégoire le Grand, consacrées à la prière et à la vie intérieure.

Regnault. Saint abbé de Sainte-Justine de Padoue On ne sait rien d’autre.

Reine de Saba. Lorsqu’elle rend visite au roi Salomon, le pont était fait du bois du pommier du jardin d’Eden. Elle refusa de marcher dessus car une inspiration divine lui fit reconnaître que ce bois servirait à fabriquer la croix du Christ. Elle s’est agenouillée pour adorer ce bois.

Rémi(y). Issu d'une grande famille gallo-romaine de la région de Laon, fils de sainte Céline. A 22 ans, il est choisi comme évêque de Reims et son activité missionnaire s'étend jusqu'à la Belgique. La reine sainte Clotilde, épouse de Clovis, demanda à saint Rémi d’acheminer le roi vers la foi. Après le baptême de Reims, saint Rémi resta, jusqu'à sa mort, l'un des conseillers écoutés du roi. Il fut l'un des artisans, en Gaule, de la conversion des Burgondes après le bataille de Dijon et des Wisigoths à Vouillé, deux populations tournées vers l'arianisme.

Remondus. Peut-être saint Raymond, chanoine de Saint-Sernin de Toulouse. Mais ce saint Remondus est enterré à Saint-Jean (de Jérusalem) où on a retrouvé le tombeau d’un comte de Toulouse.

Roboam. Fils aîné de Salomon et de sa femme ammonite Naama.

Roch. Fils d’un gouverneur de Montpellier, né en 1295. Ses parents, âgés, obtinrent sa naissance en promettant de donner à Dieu l’enfant qu’il leur accorderait. Il se signala en grandissant par une grâce spéciale d’hospitalité envers les pauvres et les voyageurs. A la mort de ses parents, il avait 20 ans ; il décida de vendre ses biens, de se faire pauvre du Christ à l’exemple de Saint-François d’Assise. Il entra dans le Tiers-Ordre, et, vêtu en pèlerin, il prit le chemin de Rome, en demandant l’aumône. La peste sévissant en Italie, il se dévoua aux soins des pauvres pestiférés et à son contact, il eut beaucoup de guérisons. Il y vécut trois ans sans faire connaître son nom, ni son origine. Atteint lui-même de la maladie, il se retira, mourant, dans une cabane de son pays où un chien lui apportait chaque jour un petit pain. Miraculeusement guéri, il reparut à Montpellier comme un étranger. Il fut mis en prison comme espion et y mourut au bout de cinq ans après avoir reçu les sacrements. On le reconnut alors.

Rose de Viterbe (1235-1253). Elle entre très jeune dans le Tiers ordre franciscain et prêche dans les rues de Viterbe contre Frédéric II, ennemi du pape. Jugée dangereuse, elle fut bannie de la cité où elle ne revint qu'après la mort de l'empereur dont elle aurait annoncé la mort prochaine. Elle aurait désiré entrer dans le monastère sainte Marie des roses, mais elle n’y fut pas accueillie. Elle retourna dans sa cellule de recluse où elle acheva sa vie, deux années après, le 6 mars 1251. Après l’exhumation de son corps intact qui demeure sans corruption jusqu’à ce jour, on ouvrit un procès de canonisation. En 1258, son corps fut déposé dans l’église du monastère de Sainte-Marie-des-roses. Le procès aboutit sous Calixte III qui la canonisa en 1457. Viterbe la vénère encore et organise chaque année une procession dans les rues de la ville.

Rufuie.

Rumulde, (Romuald). Ermite, adapta la règle sa saint Benoît à la vie érémitique. Vécut à Saint-Michel de Cuxa et à Ravenne où il était né. Fonde à Camaldoli en Toscane, le premier ermitage de l'ordre des Camaldules. Mort en 1027.

S

Sabbe.

Sabin. Plusieurs saints portent ce nom, dont deux dont donnés comme martyrs : Sabin d'Egypte martyr, Sabin de Spolète, aussi connu comme Sabin de Ivrea, martyr en 303. Impossible de choisir.

Sabine. Elle subit le martyre à Rome pour avoir enterré sa servante victime de la persécution. Une église bâtie en son honneur sur le mont Aventin en fit une sainte romaine très célébrée.

Safridus. Disciple de saint Maximin, dit Jean de Tournai, inconnu par ailleurs.

Saint Michel archange. Il est le chef des troupes célestes et vainqueur du dragon.

Salomon. Troisième roi d'Israël et de Juda, fils et successeur de David de 970 à 931 av. J.C.

Saül. Plus connu sous son nom romain de Paul, notable pharisien qui se distingua par son ardeur à pourchasser les chrétiens. Les Actes des apôtres racontent qu’il reçut une illumination alors qu’il se rendait à Damas pour persécuter les Juifs convertis. Tombé de cheval, il eut la vision de Jésus lui demandant « Pourquoi me persécutes-tu ? », resté aveugle, il fut envoyé vers les convertis de Damas qui lui rendirent la vue et le restaurèrent. Il devint l’apôtre des Gentils. (Actes, chapitres 8 et 9).

Scazgala.

Sébastien. Martyr à Rome († v. 284). Officier dans l'armée de Dioclétien, il était chrétien, et refusa de sacrifier à l'empereur. Lié nu à un arbre, il servit de cible aux flèches de ses propres soldats. Son culte date du IVe siècle.

Sernin, ou Saturnin. Evangélisateur des Gaules (Albi, Eauze), évêque de Toulouse (IIIe siècle), martyrisé pour avoir refusé de sacrifier un taureau aux démons. Il fut attaché au taureau et traîné dans une rue de la ville.

Séverin. Né à Septempeda dans les Marches en Italie, dans une famille noble chrétienne à la fin du Ve siècle. Il renonça à ses biens pour mener une vie retirée dans la prière et la pénitence sur le mont Nero.

Sillicius.

Silvestre Ier. Pape de 314 à 335, pendant le règne de Constantin. Il est le 33e pape et le premier après la proclamation de la liberté de culte par Constantin en 313.

Siméon le Juste. Reçut Jésus dans ses bras au Temple de Jérusalem et chanta en action de grâces le cantique Nunc dimittis servum tuum dominum, « Maintenant laisse partir ton serviteur » ou cantique de Siméon, souvent chanté à Complies (Lc 2, 28-32).

Simon (ou Symon). Apôtre, voir Jude.

Simon de Cyrène. Passant qui fut requis par les soldats pour aider Jésus à porter sa croix sur le chemin du Golgotha (Luc, 23.26).

Simon de Trente. En 1475 à Trente, un enfant de 2 ans fut enlevé, martyrisé et tué. Le meurtre fut attribué aux Juifs. L’évêque fit transporter le corps à l’église Saint-Pierre où des miracles furent enregistrés. Le culte se répandit rapidement. L’enfant fut canonisé en 1588 puis retiré du calendrier après le concile de Vatican II et son culte interdit. Il reste honoré dans le missel de saint Pie V.

Simon. C’est chez ce Pharisien que Jésus pardonna tous ses péchés à la pécheresse (Madeleine), quand elle mouilla ses pieds de ses larmes et les oignit de parfum (Lc 7, 36-50).

Sixte. Né à Rome, pape en 117, succédant à Alexandre I. Mort en 127. Parfois présenté comme martyr ce qui n’est pas assuré.

Superant.

Suzanne. À Rome, sous son nom, célébré comme celui d’une martyre, fut dédiée à Dieu, au VIe siècle, la basilique du titre de Gaius, près des thermes de Dioclétien.

Symphorien. Saint Symphorien, jeune martyr décapité au IIIe siècle.

T

Tabitha. Servante des apôtres ressuscitée par saint Pierre à Lydde, près de Joppé (Jaffa), Le récit figure dans (Ac. 9, 36-43). Un pèlerinage commémore ce miracle.

Thècle. Originaire de l’actuelle Konya (Turquie) et disciple de saint Paul. Elle termine sa vie dans une grotte qu’on situe à Maaloula, en Syrie. Les Actes de Paul et Thècle sont à l’origine de sa vénération.

Théodore. Martyr du IVe siècle. Il fut le saint patron de Venise avant l’arrivée des reliques de saint Marc en 828.

Théodule. Martyr à Césarée de Palestine (†309)

Thierry

Thimotée. Compagnon de saint Paul choisi par lui pour gouverner l’Eglise d’Ephèse (voir Titus).

Thomas d’Aquin. Dominicain, Père de l’Eglise (1225-1274). En se rendant au concile de Lyon qui devait se tenir en mai, il meurt le 7 mars 1274, au monastère italien de Fossa Nova, où il reposera jusqu'à la translation de sa dépouille en 1369 à Toulouse, à la maison-mère des Jacobins, où il repose toujours aujourd'hui, sous un monument moderne. Jérôme Münzer mentionne que sa main avait été transportée à Paris, au couvent des Jacobins.

Thomas de Canterbery. Thomas Becket, chancelier du roi Henri II d’Angleterre, nommé archevêque de Cantorbery, Il prit la défense de l’Eglise contre le roi et fut assassiné dans sa cathédrale en 1170 après quelques années d’exil à l’abbaye de Pontigny en Bourgogne.

Thomas. Apôtre, absent lors de la première apparition de Jésus à ses apôtres après la résurrection, il resta incrédule ; il fut invité à mettre ses mains aux plaies de Jésus lors de la visite suivante et crut. (Jean, 20, 19-29).Selon les apocryphes, il aurait été présent lors de l’Assomption de la Vierge. C’est la Vierge qui lui aurait remis elle-même sa ceinture.

Tiburce. Martyr à Rome avec son frère Valérien et son geôlier Maxime, († vers 260).

Titus. Fils de Vespasien (voir ce mot)

Titus ou Tite. Compagnon de voyage de saint Paul (voir Timothée), choisi par lui pour gouverner l’église de Crète, à Gorthyne (cathédrale Saint-Tite). Jean de Tournai voit son corps à Héraklion bien qu’on prétende qu’il ait disparu et que seule sa tête, retrouvée, ait été transportée à Venise au IXe siècle.

Trois Rois. Les reliques des rois mages, conservées à Cologne depuis le XIIe siècle. Le Christ lui-même leur aurait conféré le titre de roi, après l’Adoration. Depuis ce temps s’est instauré un pèlerinage de renommée internationale. Plutôt que la châsse, Jean semble avoir vu le tombeau, sur lequel étaient posées les trois têtes.

Triomphe

Tulle. Au Ve siècle, vierge et martyre à Manosque, sœur de sainte Consorce, fille de saint Eucher de Lyon.

U

Urie. Officier des armées de David. Il combattait contre les Ammonites quand David s’éprit de sa femme Bethsabée qui devint enceinte. Le roi demanda alors à Joab, le chef des armées, de mettre Urie au poste le plus exposé pour qu’il meure au combat. Bethsabée devenue veuve il put l’épouser. (Second Livre de Samuel, chap. 11 et 12.).

Ursin.

Ursule Première des Onze milles Vierges vénérées à Cologne. Le chiffre de onze mille vient probablement de la mauvaise lecture d'un manuscrit, au XIe siècle : le « M » signifiant « martyr » fut interprété comme le chiffre romain signifiant « mille ». Princesse bretonne du IVe siècle, elle accepta d'épouser un prince païen à condition qu'il se convertisse. Selon La Légende Dorée, elle aurait été tuée à Cologne par les Huns avec les jeunes femmes (Onze milles vierges) qui l'accompagnaient au retour d'un pèlerinage à Rome. Une église Sainte-Ursule conserve encore quantité d’ossements et de reliquaires.

V

Vaast. Premier évangélisateur et évêque d’Arras, au VIe siècle.

Valentin de Rome. († vers 268), martyr sous l'empereur Claude II le Gothique ; fêté le 14 février.

Valérien. Fiancé à Sainte Cécile, converti par elle le jour de leur mariage, Valérien fut baptisé par le pape Urbain à qui il avait professé sa foi: "Un seul Dieu, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tout et en nous tous" (Eph 4). Il fut condamné à mort avec Tiburce parce qu'ils donnaient une sépulture aux chrétiens massacrés ; avant leur supplice, ils convertirent Maxime, chargé de les exécuter. Tous trois (Valérien, Tiburce et Maxime) sont fêtés le même jour.

Véronique. Femme de Jérusalem dont la maison était proche de la porte conduisant au mont Calvaire. Elle suivit la montée de Jésus au Golgotha. Prise de compassion pour lui, elle essuya son visage dont l’empreinte est restée marquée sur le linge qu’elle utilisa. Une Véronique désigne une copie de cette empreinte.

Vespasien. Empereur romain de 69 à 79, fondateur de la dynastie des Flaviens qui règnent sur l'Empire de 69 à 96. Vespasien et son fils Titus se chargent d'imposer la paix romaine en Orient. Titus met fin au siège de Jérusalem en septembre 70.

Victor. Non identifié parmi les saints Victor.

Vincent le pèlerin. Non identifié parmi tous les saints Vincent.

Vincent-de-Tyrosse. Serait un « faux saint ». L’église est sous le vocable de saint Vincent diacre, patron des vignerons.

Vitus, Modeste et Crescence à Rome. Au IVe siècle, saint Vitus ou saint Guy (IVe siècle) est un martyr et saint auxiliaire. Fils d’un païen sicilien, il aurait eu pour nourrice Crescence et pour précepteur son époux Modeste, qui l’auraient fait baptiser à l'insu de son père. Il aurait tenté sans succès de convertir le fils du gouverneur Valérien. Après avoir échappé miraculeusement au supplice, il aurait fini par être martyrisé en même temps que Crescence et Modeste.

Vitus, Modeste et Crescence à Polignano a Mare. Les trois saints que Jean de Tournai nomment Victoire, Modestus et Castinus semblent être les saints vénérés à l’abbaye Saint-Vito, voisine de Polignano. Selon la légende, une princesse de Salerne aurait été sauvée de la noyade par saint Vito. Celui-ci lui a demandé de transférer ses restes et ceux des saints prédicateurs Modesto et Crescenza dans une église construite à l’endroit où il a sauvé la princesse.

Viviane, martyre. Sainte romaine ayant vécue au IVe siècle. Son culte se répand essentiellement à Rome à partir du Ve siècle.

Vivienne ou Bibiane. Vierge et martyre à Rome. 363.

Y

Ydolle.

Z

Zacharie. Epoux d'Élisabeth, cousine de la Vierge Marie. Il était âgé et sa femme stérile lorsque l'ange Gabriel lui apparut au Temple et lui annonça qu’elle aurait un fils. N’ayant pas cru à la parole de l’ange, il fut rendu muet jusqu’à la naissance de son fils, qu’il appela Jean, comme le lui avait demandé l’ange. Ce fils devint Jean-Baptiste, le précurseur de Jésus (Lc 1, 5-25 et 57-80). Jean voit son corps à Venise.

Zacharie. Prophète. Il naquit à Galaad au IVe siècle avant J.C. Ses nombreuses prophéties et visions témoignent de son union mystique avec Dieu. Il exhorta les Hébreux à reconstruire le Temple faisant preuve d'un amour constant envers Dieu et Israël. Il fut également très ouvert aux peuples païens. Sa sépulture serait à Gethsémani mais son chef à Saint-Jean-de-Latran à Rome.

Zachée. Homme fort riche il était chef des collecteurs de l’impôt, petit de taille, il monta sur un sycomore pour voir Jésus dans sa traversée de Jéricho. Jésus le vit dans l’arbre et s'invita chez lui ... (Lc 19, 1-10).

Zénon. Martyr à Rome (?)

Zoïle. Prêtre, IIIe siècle à Aquilée. Il aurait enterré les corps de saint Chrysogone et saint Cantien dans la cave de sa maison.

Pour citer ce document

Denise Péricard-Méa et Fanny Blanchet-Brokaert
«Le voyage de Jean de Tournai », SaintJacquesInfo [En ligne], Textes, Témoignages et récits, mis à jour le : 20/02/2013,
URL : http://lodel.irevues.inist.fr/saintjacquesinfo/index.php?id=1388