Paris 2011

Conference Opening / Ouverture de la conférence

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Aleksandra Kowalska

Introduction

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Full text/Texte intégral

1Je voudrais souhaiter, au nom de tous les organisateurs et du comité scientifique, la bienvenue à tous les intervenants et participants à la conférence internationale TRALOGY (acronyme que nous avons choisi pour lier la traduction et la technologie, deux volets principaux). Merci aussi au CNRS et à l’administrateur du siège, M. Gilles SENTISE, de nous accueillir dans ce lieu prestigieux pour le déroulement de nos débats pendant ces deux jours.

2L’idée de cette conférence est née de la réflexion commune et partagée entre plusieurs organisations – la Commission européenne, la Société Française des Traducteurs (SFT), l’IMMI et l’INIST (2 laboratoires du CNRS), ainsi que l’AFFUMT (Association française des formations universitaires aux métiers de la traduction) –, dont les représentants ont voulu entamer ensemble le débat sur l’évolution dynamique et continue qui a lieu aujourd’hui dans le domaine de la traduction, secteur en plein essor. Selon l’étude commanditée par la DGT en 2009, le secteur linguistique de l’Union européenne enregistre un chiffre d’affaires de 8,4 milliards d’euros, dont plus d’un tiers correspond à la traduction, l’interprétariat et les outils technologiques, et sa valeur devrait doubler d’ici 2015.

3La conférence d’aujourd’hui porte le titre « Métiers et technologies de la traduction : quelles convergences pour l’avenir ? » et c’est justement à cet avenir que nous voudrions porter une attention particulière dans nos échanges. En partant du constat qu’on ne traduit pas aujourd’hui comme il y a quelques décennies et mêmes quelques années, nous voulions savoir comment la traduction pourrait évoluer dans les années suivantes ; quels seront les outils, les besoins, quel profil auront les traducteurs, quelle sera leur formation et leur compétences, par rapport à la situation présente ?

4Il est indiscutable que le travail du traducteur s’est transformé à cause des développements technologiques ; nous voudrions donc regarder de près les capacités de la technologie d’aujourd’hui et nous interroger sur celles de demain, en particulier en ce qui concerne la traduction automatique et les processus d’assistance à la traduction. Il convient de se pencher sur la nature du partenariat entre le traducteur humain et la machine ; comment va évoluer ce rapport entre une activité traduisante qui est par nature asystématique (la traduction humaine) et la puissance de traitement de l’informatique, forcément systématique ; est-ce que l’utilisation des technologies apportera une amélioration de la qualité des traductions ou bien pourrait-elle la mettre en danger ?

5Pour répondre à toutes ces interrogations, il fallait réunir, de plus à l’échelle internationale, différentes communautés – scientifiques, pédagogiques et professionnelles – qui n’ont pas pour habitude de se rencontrer. L’initiative d’organiser la conférence Tralogy est donc un pas important vers une démarche interdisciplinaire et un dialogue régulier et constructif entre les traducteurs, les formateurs aux métiers de la traduction, les chercheurs et les responsables des projets dans le domaine des technologies appliquées à la traduction. Les développeurs et chercheurs pourront ainsi mieux comprendre les besoins des traducteurs et ces derniers pourront, à leur tour, suivre l’évolution des technologies, se situer par rapport à cette évolution et exprimer leurs attentes, tandis que les formateurs ont besoin pour leur part d’être à l’écoute des deux autres communautés pour savoir de quelles compétences auront besoin les professionnels de demain. Il est donc important pour tous de suivre les débats pendant 2 jours car après avoir dressé l’état des lieux, nous allons tenter d’ouvrir des perspectives pour le futur.

6Notre intention est de constituer à terme un forum régulier de réflexion et d’échanges (qui pourrait aboutir à la tenue d’un colloque international tous les deux ans), afin de mettre en perspective les réflexions européennes et mondiales, en plaçant à chaque fois l’accent sur un pays invité. Cette fois-ci, l’invité d’honneur est le Canada, pays qui possède un très grand service de traduction, comparable par son niveau de sophistication à celui de l’Union européenne, et qui est un pays bilingue, ce qui signifie que les questions de traduction s’y posent en permanence dans l’administration et dans la vie quotidienne.

7Nous avons obtenu le soutien de nombreux sponsors, ce qui témoigne de l’intérêt vif que la thématique suscite dans le milieu scientifique et professionnel. En dehors des organisateurs déjà cités, cette conférence a pu se dérouler grâce au soutien de l’association ELRA, du réseau d’Excellence META-NET, du programme QUAERO et à l’appui du réseau thématique FLaReNet.

8En ce qui concerne le format et l’organisation, nous avons décidé de lancer, en septembre dernier, un appel à communications auquel ont répondu de nombreux chercheurs de plusieurs continents. Sur cette base notre comité scientifique a effectué une sélection et établi ce programme de 2 jours en fonction des différentes pistes de réflexion qui se dégageaient. Ainsi, la conférence est organisée en 7 sessions thématiques, une session d’ouverture et une session de clôture.

9Les deux formats de présentations dans chaque session seront de 20 minutes pour les orateurs principaux (keynote speakers) et de 10 minutes pour chacun des autres intervenants. L’idée derrière ce format était d’accepter un plus grand nombre de communications afin de permettre un échange riche ouvrant de plus larges pistes de réflexion, lesquelles alimenteront non seulement la discussion pendant la conférence, mais pourront servir aussi pour la conception de la prochaine édition. Cela signifie, néanmoins, que les présidents de séance doivent se montrer très rigoureux et veiller à ce que les intervenants ne dépassent pas leur temps de parole.

10A la fin de chaque session, à l’exception des sessions d’ouverture et de clôture, nous laisserons une large place à la discussion (de 20 à 40 minutes) animée par le président. Il n’y aura donc pas de questions après chaque intervention car toutes les questions seront posées lors du débat en fin de session. Des discutants ont été sollicités par le comité scientifique afin de pouvoir apporter leur contribution sous forme de commentaire ou question spécifique, depuis la salle ; les présidents de séance leur donneront la parole en premier. Le reste du temps du débat sera consacré à une discussion libre, les intervenants de la salle étant invités à préciser leur nom et leur affiliation.

11Chaque session a également un rapporteur chargé d’écrire une synthèse des communications et de la discussion. Grâce à ces rapports et aux communications complètes fournies par les participants, les actes de la conférence seront publiés en ligne.

12Dans les pochettes distribuées à l’accueil, hormis de nombreux documents préparés par les organisateurs et sponsors, vous trouverez le programme détaillé de ces deux jours ainsi qu’un document avec de courts CVs des intervenants. Toutes ces informations sont également disponibles sur le site de la conférence TRALOGY.EU. Ainsi, les présidents des séances pourront limiter leurs introductions des intervenants au minimum nécessaire et laisser plus de place au débat. L'introduction de chaque intervenant sera faite directement avant son intervention ; tous les intervenants d’une session sont invités à s’asseoir, avec le président et le rapporteur, pendant toute la durée de la session sur l’estrade à la table de conférences. Nous prions aussi les présidents de séance d’annoncer la suite (à savoir une pause, ou la session suivante et d’inviter dans ce cas les participants à la session suivante à venir sur l'estrade. Personnellement je veillerai aussi aux petits détails de l’organisation tout au long des deux journées et je vous donnerai des indications concernant les pauses, les horaires etc.

13A la fin de la première journée, un cocktail pour tous les participants sera offert sur place. D’autres occasions pour des échanges entre vous seront fournies par les pauses café et les déjeuners.

14Il est possible de regarder la conférence en webstreaming. Cependant, pour des raisons de droits d’image, elle ne sera pas enregistrée, il ne sera donc pas possible de suivre les débats en différé.

15Toutes les interventions feront l’objet d’une traduction simultanée français-anglais et anglais-français assurée par les interprètes de la Direction générale de l'interprétation de la Commission européenne que nous remercions de son concours.

16En conclusion

17Comme vous l’avez constaté, la liste des organisateurs, des sponsors et des participants de la conférence, et leur affiliation à de nombreux établissements de recherche en Europe et dans le monde, sont très impressionnantes. Il semblerait que nous démarrons une nouvelle étape dans le domaine de la traduction, avec une approche plus dynamique, plus ouverte et aussi plus pragmatique, basée sur la réalité du marché, soucieuse de compréhension mutuelle afin de mieux satisfaire la diversité de nos besoins et de mieux réagir aux différentes contraintes. Je souhaite à tous un débat intéressant et fructueux.

To cite this document/Pour citer ce document

Aleksandra Kowalska , «Introduction», Tralogy [En ligne], Conference Opening / Ouverture de la conférence, Tralogy I, mis à jour le : 21/05/2014,URL : http://lodel.irevues.inist.fr/tralogy/index.php?id=165

Quelques mots à propos de :  Aleksandra Kowalska

DGT-Paris, European Commission