Paris 2011

Tralogy I
2011 - Paris

Translation Careers and Technologies: Convergence Points for the Future

We no longer translate as we did 50, 20 or even 10 years ago. What form will the translation process take 10, 20 or 50 years from now? What will be the demand for translation and what kind of tools, what kind of approach, will we need to meet that demand? Who will be the translators – assuming they will still be called translators – of tomorrow? What skills and disciplines will they need, on what concepts will their work be based and what form will their training take? What can technology do today and what will it be able to do tomorrow? How far has research in the field of machine translation and computer-assisted translation come? If there is to be a partnership between human beings and machines, what approach to human translation will it be based on, and how will it progress?

One thing is for sure: the process of shaping the future is under way, and will move forward along the fault line that divides human translation, a translation activity that is, by nature, unsystematic, and the power of computer processing, which is, by definition, systematic. It would be impossible even to attempt to answer these questions satisfactorily without seeking, at international level, the opinions of the key protagonists, namely: translators, trainers and manufacturers of translation technologies, and researchers in these areas. We feel that such an interdisciplinary approach is the only way to overcome fears, stereotypes and narrow-minded opinion; we must address the emergence of a shared working culture by examining economic, technical, ethical and organisational issues.

Métiers et technologies de la traduction : quelles convergences pour l'avenir ?Auditorium du Cnrs, Paris - Les 3 et 4 mars 2011

On ne traduit pas aujourd’hui comme il y a cinquante, vingt, dix ans ; comment traduira-t-on dans dix, vingt, cinquante ans ? Avec quels outils, dans quels sens, pour satisfaire quelle demande ? Et qui seront ces traducteurs de demain, si tant est qu’on les appelle encore ainsi ? Quels seront leurs compétences, leurs voisinages disciplinaires, leurs bases théoriques, leur formation ? Quelles sont les capacités de la technologie aujourd’hui et quelles seront-elles demain ? Où en est la recherche dans le domaine de la traduction automatique et des processus d’assistance à la traduction ? À partir de quelle approche de la traduction humaine orientera-t-elle un éventuel partenariat homme-machine, et dans quelle direction ?

D’ores et déjà, une chose est sûre : cet avenir-là s’invente et s’inventera à la rencontre entre une activité traduisante asystématique par nature (la traduction humaine) et la puissance de traitement de l’informatique, forcément systématique, elle. On ne peut donc utilement tenter de répondre à ces interrogations d’aujourd’hui sans brasser, à l’échelle internationale, les apports des principales parties prenantes : professionnels, formateurs, producteurs de technologies de traduction, chercheurs dans ces trois domaines. Cette démarche interdisciplinaire nous paraît en effet seule à même de dépasser les craintes, les caricatures et les discours en circuit fermé pour réfléchir à l’émergence de cultures professionnelles communes, à travers des questions économiques, techniques, déontologiques et organisationnelles.